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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:34

benquet 01

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Vendredi 28 janvier, à l’ouverture de la classe, des parents d’élèves se sont rassemblés pour dénoncer l ‘absence d’enseignant pour leurs enfants. Depuis le 17 janvier, l’enseignante des 27 élèves des tout-petits/petite section, en arrêt  car souffrant d’une fracture de la jambe, n’a pas été remplacée.

Déterminés à ce qu’une solution soit trouvée, les parents ont ensuite occupé la classe. Parmi eux, Caroline, Emeline, Quitterie et Cécile, 4 collègues membres du collectif « mutez nous », enseignantes formées, expérimentées, prêtes à prendre un poste dans les Landes au pied levé, et attendant leur mutation dans le département depuis plusieurs années, contraintes à l’inactivité ou à enseigner à des centaines de kilomètres de chez elles.

303235_15563377_460x306.jpgPhoto Sud ouest

  L’aberration est là, évidente !

Selon Patricia Roumegoux, directrice de cabinet de l'Inspection d'académie, la veille, 40 classes (sur 350) étaient privées d'enseignants ! Le motif annoncé : un nombre important de congés maternité couplés à une épidémie de gastro et de grippe. Qu’on se rassure donc, les enseignantes des Landes font le nécessaire pour remplir leurs écoles !!! Les fermetures devraient donc pouvoir être évitées !!! :)

 

Une délégation de parents a été reçue l’après-midi même, à l’inspection des Landes par M. Weber, IEN adjoint, Françoise Mounie, IEN sur la circonscription de Mont de marsan Sud Chalosse et Mme Merka du service du personnel. Caroline des « mutez nous » aussi maman d’élève de cette classe, a tenté d’expliquer que l’intégration d’enseignantes, attendant leur mutation depuis trop longtemps pourrait être une solution où tout le monde serait gagnant (sur étude de dossiers et sans passe-droit bien sûr) : une enseignante retrouverait son activité ou des conditions correctes de travail, les enfants auraient une enseignante, les équipes enseignantes pourraient travailler dans des conditions plus sereines, les parents seraient rassurés de laisser leurs enfants à une enseignante formée, expérimentée et motivée, l’administration dans son ensemble jouirait d’une situation plus confortable dans un climat apaisé. Mais la discussion sur le manque d’enseignants était visiblement à bannir et le grand Maître BUDGET, souverain absolu, a décidé qu’une « solution » gratuite devait être trouvée… 


La classe sera assurée par la toute nouvelle enseignante, stagiaire, bénéficiant d’un résidu de formation, assurant la décharge de la directrice dans une classe de CM1/CM2 dans laquelle elle s’est investie depuis le début d’année, mettant en place des projets avec les élèves, des progressions sur l’année, dans un souci d’être à la hauteur de sa mission, mais aussi de répondre aux exigences drastiques de l’évaluation dont elle va faire l’objet.

Et bien non  « la stagiaire » ! Tu passes du jour au lendemain du CM en petite section, t’oublie tes projets, tes mémoires pour valider ton année, tu peux jeter les 15 « fiches de prep » réalisées chaque jour jusqu’à 1h00 du mat, et tu commences direct un remplacement! Bienvenue parmi nous !

Bien sûr pour « la Directrice » plus de décharge, donc il faudra veiller à faire le travail  administratif prévu normalement sur 2 jours pleins en dehors du temps scolaire et en plus de la préparation de classe qui a maintenant doublée… La classe des petits ne sera toujours pas assurée les mardis, jour de formation pour l’enseignante stagiaire… 1/4 du temps les élèves seront donc répartis dans les autres classes…

Ouf ! Une solution trouvée… Plus que … 39… Alors que les formations continues sont déjà annulées et que beaucoup de directeurs reprennent déjà leur classe sur le temps de décharge.... Ne serait-il pas judicieux d’intégrer dans un premier temps des enseignants formés et expérimentés plutôt que de les laisser dans l’inactivité ou la détresse, alors même qu’il devraient pourtant bénéficier de la loi sur les rapprochements de conjoints?

 

 Le nombre d’élèves annoncé dans les Landes pour l’an prochain augmente (+27), 7 postes doivent encore être supprimés…

Les parents devront donc sans doute rester mobilisés …

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Ces derniers jours dans la presse …

http://www.humanite.fr/27_01_2011-2801-les-parents-d%C3%A9l%C3%A8ves-de-benquet-40-se-mobilisent-463421

http://www.sudouest.fr/2011/01/29/42-classes-sans-instituteur-303235-4624.php

http://www.sudouest.fr/2011/01/28/benquet-40-les-parents-d-eleves-occupent-une-classe-303165-3302.php

http://www.sudouest.fr/2011/01/28/benquet-40-les-parents-d-eleves-occupent-une-classe-303165-3302.php

http://www.sudouest.fr/2011/01/27/quand-l-ecole-bricole-301887-640.php

http://www.20minutes.fr/article/655080/bordeaux-les-instits-vont-faire-plus-rares

http://www.sudouest.fr/2011/01/18/le-primaire-perd-s-ept-postes-293152-2780.php

http://www.pyreneesinfo.fr/actu/landes-communique-du-parti-socialiste-2/

http://www.sudouest.fr/2011/01/23/la-colere-mise-en-scene-297871-4344.php


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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 14:32

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Voila un an maintenant que j’ai commencé ce blog, un an et une semaine pour être exacte…

Dans 3 jours je devrais reprendre une classe, vers Meyzieu ou par là, laissant mes deux enfants et leur papa se démerder sans moi, comme l'an passé, squattant à nouveau chez les potes, leur ramenant par la même occasion mon « carton de la loose », quoi que je crois bien l’avoir oublié sur place la dernière fois :)… Bref…

 

Il y a un an exactement c’était mon premier jour de classe, et j’étais là-haut, j’avais viré la petite Emmie de sa chambre pour m'y installer, je m’étais présentée aux élèves comme leur nouvelle maîtresse avec qui ils finiraient l’année, alors qu’ici ma petite Lili était malade, la carte vitale était à 900km et les bras de sa maman aussi. Je m’étais lancée dans « la chanson du soir » à mes enfants au téléphone, qui, à la place de les endormir leur avait fait piquer une crise… (28 janvier 2010 : http://mutezmoi.over-blog.org/article-43840974.html )

Cette année j’ai demandé un mi-temps annualisé sachant que moralement et physiquement je ne pourrais pas repartir, que faire ma valise et assurer une classe me seraient insurportables et que faire revivre ça à mes enfants sachant qu’en plus je ne tiendrais pas plus d'un jour serait une absurdité… Alors pourquoi ? Juste pour « gagner les points » indispensables à une éventuelle mutation… Voilà c’est dit ! Le système m’a eu, je suis entrée dans ce beau bordel les 2 pieds dedans pour « garder mon métier ».  Aucune morale dans cette histoire donc ?

Je ne suis pas fière de ce que je dois faire aujourd’hui parce que, alors même que j’en ai fait la demande, repartir travailler à Lyon me semble suicidaire… Mais je suis quand même fière du chemin accompli…

 

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Durant cette année le système qui permet d’arriver à de telles situations a été dénoncé jusqu’au plus au lieu…

Tout a commencé par une action « baptême », toute seule au rectorat, pour un premier repérage, puis une semaine de camping avec Elsa, Sarah et Alexandra où Céline C., Quitterie et Céline G. viennent nous rendre visite et s’associer à notre mouvement, puis c’est le début du collectif qui se développe grâce à ce blog et les relais (média, presse, radio, TV). Puis trois audiences obtenues au ministère et à l’Elysée grâce au soutien actif de 2 syndicats (SNUIDI-FO et CFE-CGC) qui se démènent pour nous, chacun à sa façon, avec ses convictions, mais tous deux réclamant que nos situations soient débloquées au plus vite. L’audience du 13 décembre à Paris à été aussi l'occasion pour 12 d’entre nous, de nous rencontrer sous « haute surveillance » , renforçant encore le groupe par un vécu commun, une grande solidarité de toutes et une action symbolique forte. Le groupe apporte à chacune de nous informations, soutien, réconfort, à tout moment du jour (et de la nuit !) grace à des rencontres, le téléphone, les mails, ainsi qu’un « groupe privé » , que vous autres, lecteurs, ne verrez jamais ( enfin j’espère :D).

 

Et aujourd’hui, une nouvelle action, menée de front par Caroline, dans les Landes, accompagnée cette fois des parents d’élèves pour dénoncer l’absurdité : des dizaines de classes sans enseignant par manque de remplaçants, alors que là, devant le portail, se trouvent des enseignantes voulant travailler, mère de ces mêmes enfants et à qui on refuse leur intégration pour cause de « surnombre » et dans « l’intérêt du service ». Il y a un an, je partais seule en disant « mutez-moi », maintenant nous sommes 48 et non seulement nous voulons notre mutation, parce qu’enseigner est notre choix mais en plus parce qu’il n’est pas admissible qu’on refuse d’intégrer des enseignantes formées et expérimentées pour « l’intérêt du service » alors que la formation des enseignants est réduite à néant et que des élèves, nos propres enfants pour certaines, n’ont plus classe depuis des jours !!! Nous sommes 48, et l’indifférence de nos responsables ne feront qu’augmenter ce nombre, poussées par le soutien d’élus, de syndicats, de parents d ‘élèves et de tous ceux qui nous soutiennent. Nous avons obtenu peu pour le moment, un peu quand même (petite modification des barèmes, intégration d’une enseignante, étude de nos dossier par la DRH au Ministère), mais nous y avons beaucoup gagné.

Il y a un an, l’air de rien, un combat débutait et je suis fière de ce qu’il devient grâce à des femmes engagées, battantes et responsables. Merci les filles!!!

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 11:21

vendredi

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 21:07

Mercredi 26 janvier 2011 à 11 heures, une délégation Avenir Ecoles CFE-CGC, composée d'Isabelle LACATON (AE91), Alexandra DUPRAT (AE33 et Collectif MUTEZ-NOUS) et Franck GIRARD (Pt) sera reçu à l'Elysée par Jean-Baptiste de FROMENT (Conseiller Education du Président de la République), à la demande de Madame Carla BRUNI-SARKOZY.

 

Nous espérons que cette 3ème audience (en un peu plus d'un1mois) permettra de trouver enfin une issue pour nos situations actuellement dans l'impasse. Pour certaines d'entre nous, qui avons choisi un mi -temps annualisé (pour juste garder la possibilité d'une mutation un jour), il s'agit encore d'un ultime espoir, quelques jours à peine avant de laisser nos familles pour repartir travailler à des centaines de kilomètres...

 

Jusqu'à présent les audiences obtenues se sont passées cordialement, les interlocuteurs ont admis à chaque fois que ces situations étaient extrêmes et qu'elles devaient être débloquées, et se sont engagés à ce que chaque dossier soit étudié. Le système mécanique et aveugle des permutations informatiques n'ayant pas été modifié malgré les demandes de tous les syndicats, et à la vue des suppressions de postes considérables annoncées,  peu d'espoir nous est laissé quant à une issue favorable pour la rentrée prochaine.

 

Durant ces dernières semaines, nous avons constaté que par manque de remplaçants, nos enfants n'avaient pas classe lorsque leur enseignant était malade, et que dans des départements que nous demandons, les formations continues sont annulées.  Alors que les besoins dans les écoles sont criants, nous demandons juste - une nouvelle fois - la possibilité d'exercer notre métier sans avoir besoin de vivre loin de nos propres enfants.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 22:16

MyriamFaut il vivre séparés pour être heureux? C'était le titre de l'émission de TF1 où Myriam (de notre collectif) a eu le courage de témoigner.

Une belle illustration de ce que peut être la vie d'un couple séparé de centaines de kilomètres, avec trois enfants...

http://videos.tf1.fr/pres-de-chez-vous/couples-faut-il-vivre-separes-pour-vivre-heureux-pres-de-chez-6192474.html

 

Vous me direz... Certains le choisissent et vivent très bien comme ça, la preuve!...

Oui mais d'autres pas, et quand c'est un choix, il est bien vécu... Quand il est subi, c'est autre chose et les enfants en sont les premiers touchés.

 

Vous me direz.... C'est eux qui ont demandé à changer...

Ce couple a en effet fait le choix de demander une mutation sans être sûr de l'obtenir en même temps... Mais ce qu'il était  difficile à concevoir, voir même inimaginable sans avoir fait une étude très approfondie, c'est qu'il n'y a aucune échéance à cette situation... Le système ne permet pas d'avoir un "rang" et de savoir quand est-ce que c'est "son tour"... C'est chaque année la loterie et le fameux "barème" sous ses faux airs d'équité, n'est pas un gage de priorité. Des enseignants non prioritaires ou avec moins de points peuvent passer devant (s'ils ne viennent pas du même département). Dans la société actuelle où l'on nous rabat les oreilles avec la mobilité, où sur toute la France, les besoins  en enseignants formés sont évidents, on voudrait nous faire croire que demander de changer de département est irresponsable! Et puis certaines familles n'ont pas eu le choix... Quand une enseignante, femme de militaire muté d'office, obtient sa mutation, son mari a déjà été envoyé dans un autre département!

 

Vous me direz.... Elle n'a qu'à travailler dans le privé en attendant...

Cela pourra faire bondir les défenseurs de l'école laïque et gratuite pour tous... Allez, un effort, mettons dans la poche nos valeurs... En effet elle peut demander une disponibilité... Mais alors il lui sera très certainement refusé de travailler dans des établissements privés car "on ne peut pas être en dispo ET travailler pour l'Education Nationale", il faut d'abord démissionner!!! Aucun poste de l'Education Nationale ne lui sera accordé, même en remplacement, même un pour lequel elle serait la plus compétente, même pour être juste auxiliaire de vie.Et oui, quand on est enseignante de l'Education Nationale, et que l'on veut travailler ailleurs, même avec 12 ans d'ancienneté, il faut d'abord démissionner puis repasser les examens... Aucun accès aux concours internes possible... Ensuite on nous parlera de mobilité...

 

Vous me direz.... Elle n'a qu'à faire autre chose en attendant...

Et oui, elle peut faire un petit job en attendant, et bien sûr, après 12 ans dans l'enseignement élémentaire, il ne faudra pas être trop exigeante! Et puis surtout le cumul des fameux points s'arrête , donc la mutation sera de moins en moins possible... Alors allons-y pour des petits contrats en attendant, mais quand ils s'arrêtent, il n'y a bien évidemment pas de chômage, plus de couverture sociale, il n'y a qu'à repartir loin de sa famille et recommencer à zéro!!!

 

Vous me direz peut être encore d'autres choses... mais là, il y a une enseignante qui aime son métier, qui l'a choisi, qui le fait avec passion pour donner le maximum à nos enfants, une femme qui aspire à un foyer uni avec son mari, il y a aussi 3 enfants qui vivent sans leur papa dans une interminable attente,

Et puis là bas il y a un père qui vit seul des semaines entières en attendant l'arrivée de sa famille, privé du partage du quotidien avec sa femme et ses enfants et puis aussi des enfants dans des classes qui aimeraient ne pas être entassés, qui ont besoin d'enseignants compétents et de remplaçants tout aussi compétents quand ces derniers sont malades.

Et puis entre, un système qui néglige les individus, coincé dans des logiques comptables qui n'ont plus aucun sens et aucune humanité, et qui gère pourtant les hommes et les femmes qui transmettent à nos enfants les valeurs qu'ils auront demain.

 

 

 

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 22:11

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Nous étions douze "Mutez-Nous" venant de six régions différentes (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Centre, Midi-Pyrénées, Bretagne et Auvergne) à avoir fait le déplacement jusqu'à Paris pour faire connaître nos situations et faire entendre nos revendications sur le système de mutation dans l'enseignement du premier degré.

 

 

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Deux représentants SNUDI-FO et et moi (Valérie) avons été reçus au ministère de l'Education Nationale par le conseiller social du cabinet du Ministre, Serge Fuster. Les échanges ont été cordiaux, notre interlocuteur très à l'écoute et étonné par certaines aberrations notamment la suppression de formation continue par manque de remplaçants, l'existence de postes encore vacants dans certains départements demandés.

 

Aucune réponse concrète et immédiate n'a été apportée mais les 35 dossiers seront examinés par la DGRH du ministère de l'Education Nationale (Compte rendu du SNUDI FO en fin d'article).

 

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Nous nous sommes rassemblées près du Ministère. Après l'audience, nous avons traversé Paris, dans une tenue représentant le refus que nos situations professionnelles, familiales soient réduites à un simple nombre sur un papier, rappelant que nous avons aussi des enfants qui ont besoin de leur mère et que nous voulons toutes travailler.

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  Sur le trajet, nous avons distribué des tracts aux passants intéressés par notre action.

 

 

 

 

 

Aucun délai ne nous a encore été donné, mais une échéance est certaine, celle du 14 mars, résultat des permutations informatiques où nous saurons alors quel sort nous réserve notre administration et donc aussi la tournure que prendra notre action.paris-le-13 6102

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Même si l'attente est toujours de mise, le bilan est très positif, nous avons pu porter nos dossiers et démontrer ainsi l'aberrationdu système jusqu'au plus haut lieu, le Ministère. Notre rencontre a été un vrai plaisir, le courage et la volonté de chacune renforçant celle des autres. Nous rentrons donc chez nous encore un peu plus fortes.

 

Communiqué du SNUDI FO

Audience au ministère pour exiger le respect du droit à mutation

Devant la multiplication des refus d’inéat dans les départements, le SNUDI- FO a été reçu le 13 janvier en audience au ministère pour exiger le respect du droit à mutation en particulier pour les situations prioritaires de rapprochements de conjoints définies par l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984.

Dès la rentrée, le SNUDI-FO s’est adressé au ministre de l’Education nationale pour lui demander d’apporter des solutions au blocage quasiment systématique des demandes d’inéat sollicitées par nos collègues dans le cadre du mouvement des enseignants du premier degré.

Ce blocage, sans précédent, entraîne des situations préoccupantes, voire dramatiques pour de nombreux collègues.

La note de service n°2009-155 du 28-10-2009 (parue au BOEN spécial n° 10 du 10.11. 2009) stipule que ces situations considérées comme prioritaires doivent être traitées de manière exceptionnelle, y compris en dehors du barème, si nécessaire.

La délégation, reçue par le conseiller social du ministère, a exposé les difficultés familiales et professionnelles dans lesquelles se trouvent ces collègues ; la plupart ayant été contrainte de se mettre en disponibilité pour suivre le conjoint muté d’office pour raison de service ou se trouvant dans l’obligation de rejoindre un poste situé à des centaines ou milliers de kms de leur domicile.

Plusieurs collègues qui manifestaient devant le rectorat de Bordeaux dès le 26 août et qui ont alerté le ministère en ces termes : «

Mamans et professeurs des écoles, nous voulons simplement travailler et vivre avec notre famille » étaient venues soutenir la délégation.

Une de ses collègues expliquait «

(…) mon conjoint fonctionnaire a obtenu sa mutation le 1er septembre 2008. Avec un enfant de 3 ans et une petite fille de quelques mois, seul le congé parental me semblait envisageable pour ne pas éclater la famille…en attendant ma mutation. Mais celle-ci ne vient toujours pas, même après deux ans, même après avoir fait le sacrifice de reprendre mon activité à 900 km de mes enfants pour « gagner des points » (…), même en ayant cette année encore mon exeat et maintenant en plus une majoration pour raison médicale car en effet cette situation sans échéance m’anéantit ».

Bien d’autres cas de collègues, actuellement dans cette situation « sans échéance » ont pu être évoqués pendant la délégation.

Séparés de leur conjoint et de leur famille, les collègues concernés sont aujourd’hui en plein désarroi. Comment comprendre ces refus systématiques ? Comment admettre que la seule « justification » de ces refus soit l’ « équilibre postes-personnels », que les vies de famille de nos collègues dépendent des excédents en personnels dans les départements ?

La délégation a exigé que des solutions soient trouvées en urgence

Des solutions doivent être trouvées en urgence permettant de respecter le droit à mutation pour les situations prioritaires définies par l’article 60 de la loi du 11 janvier 1984.

Les besoins en postes sont partout considérables. Il est indispensable de rétablir les postes supprimés, en particulier les postes de titulaires-remplaçants en nombre notoirement insuffisant dans de nombreux départements.

L’argument un moment évoqué des surnombres ne tient plus : les postes devenant vacants ont le plus souvent résorbé les surnombres. La délégation a demandé au ministère de donner instruction aux recteurs et aux IA d’accorder dès maintenant et en urgence les ineats, ce qui permettrait d’intégrer immédiatement les collègues concernés « en surnombre » dans les départements qu’ils sollicitent.

Il suffirait qu’un ou quelques départements commencent à intégrer des inéats pour débloquer l’ensemble de la situation

.

Le ministère s’est engagé à s’adresser aux recteurs et aux IA pour qu’un examen attentif et bienveillant de tous les dossiers présentés (53 dossiers) soit réalisé.

Le SNUDI-FO suivra avec la plus grande attention le devenir de ces dossiers individuels et continuera à mettre tout en oeuvre pour que le respect du droit à mutation devienne réalité.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 14:00



Nous avons bien été reçus au ministère de l'Education Nationale par le conseiller social du cabinet du Ministre. Les échanges ont été cordiaux, notre interlocuteur très à l'écoute et étonné par certaines aberrations. Aucune réponse concrète et immédiate n'a été apportée mais tous les dossiers seront examinés.
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 00:23

Parce l’important n’est pas la couleur du drapeau mais le combat mené..., voici une phrase du SNUIPP 36 qui fait chaud au coeur en cette période hivernale.

 

10 décembre 2010

 Les mutez nous reçues au ministère !!

Nous vous avons déjà parlé dans le bulletin des "mutez nous", collectif monté par des enseignantes contraintes à la mise en disponibilité parce qu’elles ont été affectées loin de leur familles. Le collectif prend de l’ampleur et elles seront reçues au ministère cette semaine ! Nous choisissons de publier cette info même si ce n’est pas le SNUipp qui les accompagne au ministère, parce l’important n’est pas la couleur du drapeau mais le combat mené...

Communiqué des mutez nous du 6 décembre 2010 :

Mercredi 8 décembre, le syndicat "Avenir Ecoles CFE-CGC" avec une représentante des "mutez-nous" seront reçus par Mme Théophile, directrice des ressources humaines, au ministère de l’Education Nationale.

Lundi 13 décembre, le SNUDI-FO et des représentantes du collectif des "Mutez-Nous" seront reçus en audience au ministère de l’Education Nationale par le directeur de cabinet du ministre. Aussi, plusieurs d’entre nous feront le déplacement à Paris pour faire connaitre nos situations personnelles et professionnelles et faire entendre nos propositions afin d’améliorer le système de mutation.

Nous rappelons que nous sommes un collectif qui ne demande pas de "passe-droit" mais bien des améliorations du système de mutation afin qu’il soit plus juste et ne pénalise plus les mères de famille.

Comme pour chacune de nos actions, chacun de nos communiqués, nous tenons à informer tous les syndicats et les associations de parents d’élèves.

 

http://36.snuipp.fr/spip.php?article640

 

 

http://36.snuipp.fr/

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 23:38

Vu sur le café pédagogique, seconde carrière... http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2010/117_Secondecarriere.aspx

 

"Que signifie en fait l’expression « gestion des ressources humaines » ?

 

Ces trois mots sont bien compréhensibles en apparence : il s’agit de gérer les personnels d’une organisation. Cette expression a fait couler beaucoup d’encre depuis plus d’une dizaine d’années, par d’éminents spécialistes.

 

Le collectif des « mutez-nous ! » aimerait bien en comprendre la signification. Aide aux Profs a rejoint la liste de leurs nombreux soutiens syndicaux. L’un de nos futurs partenaires, la CFE-CGC Avenir Ecoles, vient d’obtenir le 8 décembre 2010 un entretien avec Josette Théophile, DGRH, pour dénouer ces situations difficiles de professeurs des écoles qui aiment encore leur métier :

http://mutezmoi.over-blog.org/pages/les-mutez-nous-3651788.html



Récemment, Aide aux Profs a déniché sur le web le « livret de la GRH » de l’académie de Bordeaux. Il a le mérite d’être très clair, très documenté, et de montrer réellement ce que l’on entend administrativement sous le jargon de « gestion des ressources humaines ».

 

En dehors des aspects statutaires que sont le « suivi » des échelons et indices qui jalonnent la carrière de chacun en fonction de son avancement à l’ancienneté, au petit choix ou au grand choix, et des primes afférentes à ses fonctions, la gestion des ressources humaines va s’occuper de l’affectation, des opérations de mutation, de « mobilité ».

Le livret de GRH de l’académie de Bordeaux nous a beaucoup interpellés car il y est question de « signalement » et « d’accompagnement ». : signaler les dérives de comportement des personnels, et trouver la bonne réponse pour les sanctionner. Voilà ce qu’est, en fait, la GRH :

 

http://www.ac-bordeaux.fr/fileadmin/Fichiers/Emploi[...]"

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 08:55

Le syndicat Snudi FO pour les Mutez nous a obtenu une audience au Ministère de l'Education Nationale le

LUNDI 13 DECEMBRE à 9h00.

 

Il s'agira là de dénoncer un système de gestion des ressources humaines qui met à mal de nombreuses familles et maltraite des enseignantes expérimentées et compétentes.

Depuis des semaines, voir des mois pour certaines, grace à internet, nous échangeons, nous nous soutenons, nous nous organisons pour faire entendre notre détresse mais surtout notre détermination.

 

Le 13 décembre nous monterons nombreuses afin de nous rencontrer et de démontrer une nouvelle fois notre volonté à exercer notre métier, défendre l'école publique, mais sans sacrifier notre famille.

 

-  Parce ce que nous n’acceptons pas que la priorité pour rapprochement de conjoint dont nous bénéficions, prévue par l'article 60 de la loi n•84-16 du 11 janvier 1984, ne soit pas appliquée pour nous toutes;

 - Parce que nous n’acceptons pas que nos situations familiales, professionnelles, et souvent financières, soient méprisées par l’Administration depuis 2, 3, voire 4 ans et plus ;

 -  Parce que nous n’acceptons pas que, tant nos demandes que celles des syndicats, n’aient pas été prises en compte dans la nouvelle note de service ministérielle relative à la « Mobilité des personnels enseignants du premier degré - rentrée 2011» (BO spécial n°10 du 4 novembre 2010) ;

-  Parce que nous n’acceptons pas que« le bon fonctionnement du service » nous soit opposé alors que les besoins dans tous les départements (ASH-remplacement, formation…) sont évidents,

 

Nous monterons à Paris, au ministère, là où les décisions sont prises, pour porter notre exigence en haut lieu : notre intégration dans nos départements de résidence au plus vite.

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  • : Enseignants en galère de mutation...
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  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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