Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 23:48

Extrait du Bureau National du SNUDI-FORCE OUVRIERE

des 8 et 9 décembre 2011

 

Respect du droit à mutation

 

Le BN décide, dans le cadre de l’application de la résolution adoptée par le Xème congrès, de poursuivre ses interventions en direction du ministère pour faire prévaloir les droits des personnels dans le mouvement interdépartemental et dans les mouvements départementaux et pour exiger le respect du droit à mutation, en particulier pour les situations prioritaires définies par l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée : rapprochement de conjoints, dossiers médicaux au titre du handicap, enseignement en milieu urbain difficile.

 

Concernant les collègues qui relèvent du rapprochement de conjoints et qui sont contraints de se mettre en disponibilité ou en congé parental pour suivre leur conjoint, le BN mandate le SN pour prendre une initiative du même type que celle engagée l’an dernier avec les « Mutez-nous » (réunion, délégation au ministère…).

 

Le BN rappelle son exigence de retrait de la note de service ministérielle 2011 qui est à la base de la remise en cause des règles et barèmes départementaux et du paritarisme.

 

Le BN mandate le SN pour exiger, dans le cadre de cette audience ministérielle, des réponses aux dossiers individuels d’exeat-ineat qui lui ont été confiés dans le but de les faire aboutir.

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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 21:33

Bonjour à tous,
Je viens de lire de nombreux messages et je constate malheureusement que je ne suis pas la seule dans cette situation. Je vous avoue que ça fait un bien fou de ne pas se sentir seule! Je commence à craquer nerveusement là!!
Je vous explique ma situation (je vous préviens c'est long!!!)
Je suis professeur des écoles depuis 2002, maman de deux petites filles (3 et 6 ans), titulaire en Seine et Marne depuis deux ans. Avant j'étais dans la Marne et j'ai obtenu ma mutation pour suivre mon mari il y a deux ans pour la Seine et Marne au mois de juillet 2009. (au passage, la première année en Seine et Marne ils m'ont enlevé tous mes points et je me suis retrouvée en SEGPA en poste composé à 1h de chez moi le lundi et le mardi et le vendredi à 1h30 de chez moi!!)
Bref, nous savions avec mon mari qu'il serait muté en aout 2011, par contre nous ne savions absolument pas où. A la mi-juin de cette année, mon mari obtient une liste de postes en France, immédiatement j'appelle les IA des départements concernés et leur demande s'il y a de la place dans leur département et si je peux l'intégrer. Certains me répondent par la négative directement et d'autres me disent que c'est bon, ils intègrent pour la rentrée 2011. Donc évidemment mon mari choisit sa mutation en fonction des réponses positives des IA. Nous optons donc pour le territoire de Belfort et moi je téléphone immédiatement à l'IA concerné pour lui annoncer que j'arrivais pour la rentrée 2011. En gros, une semaine après mon premier coup de fil (avec réponse favorable). Et là, au téléphone, ils me répondent que finalement, ils n'ont plus de places et que je n'aurai peut-être pas de poste! Vous imaginez mon état!!!
J'ai parlé de ma situation aux syndicats, qui ont essayé de défendre mon cas, sachant que je suis première pour rentrer dans le département, s'ils ouvrent les vannes évidemment.
J'ai harcelé l'IA fin aout et tout le mois de septembre (parce qu'en fait, si je n'appelle pas, je n'ai pas de nouvelles! très courtois n'est-ce pas!). A la mi-septembre, on me fait comprendre que ce n'est pas la peine d'appeler toutes les 5 minutes et qu'ils sont en train de recompter pour me trouver un poste. Ils me tiendront informés de la situation. Finalement après leur avoir laissé le temps de recompter les effectifs, je craque et je rappelle début octobre, pour m'entendre dire "nous allons vous rappeler dans la journée"! Au bout de trois jours sans nouvelles, je rappelle pour la énième fois à l'IA et là, bingo, "il n'y a plus de places, peut-être en janvier"!!
Je suis folle!!
Je suis donc en dispo, l'IA m'a conseillé d'appeler le privé! Vous connaissez la réponse, on ne prend que des personnes ayant une licence mais n'étant pas titulaire de l'éducation nationale!! Ben là, je ne vous raconte pas ma rage!! En fait, à l'IA, ils ne savaient même pas qu'un enseignant en dispo ne pouvait pas faire de remplacements dans le privé sous contrat!!

En plus, aujourd’hui, pour remuer encore un peu plus le couteau dans la plaie, je reçois ma fiche de paye de septembre!!
Dire à mes filles que je pleure parce que j'ai mal au ventre me fend le cœur.
Ma pupuce de trois ans qui me dit qu'il faut pas que je sois triste et qu'elle, elle va me trouver une école avec des enfants, ça me bouleverse!
Bref, j'ai vraiment besoin de vous!
Merci encore de m'avoir lu, ça fait du bien de savoir qu'il y a des gens qui nous écoutent VRAIMENT!

Julie

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 20:59

je suis professeure des écoles Stagiaire (Ceux dont on a parlé aux infos récemment). Je suis affectée dans le Loiret. Cette rentrée est très éprouvante pour tous les professeurs des écoles  stagiaires.  Mais moi, en plus de ces difficultés, je suis contrainte à vivre à 185 km de mon  conjoint et de mon bébé de 12 mois. Le travail pour un débutant sans formation est énorme, tellement énorme que lorsque je rentre les week-ends, j’ai à peine une heure à consacrer à mon fils. Et lui il ne comprend pas ce qui se passe.  Je suis pourtant courageuse. Mais là, ma situation  me met en souffrance, tout ça parce que c’est un ordinateur qui a décidé de mon sort. Lors de mon premier message en avril, j’avais l’illusion que je réussirais à me dégager un peu de temps libre les week-ends pour ma famille. Dans les faits, je bosse 7 jours sur 7 de 7h30 à plus de 23 h pour faire mes preps. J’ai connu mon affectation à la dernière minute. Je n’ai pas un jour d’avance sur mes préparations. A cela s’ajoute une phobie de la route liée à un traumatisme, et la fatigue.  

J’ai envie d’hurler que je suis humaine moi, que je ne suis pas une machine dénuée de sentiments et de limites, comme cet ordinateur qui a décidé de tout. Je rêve qu’on me laisse faire mes preuves dans des conditions acceptables.

 

Merci de publier également mon premier message que voici :

Message envoyé le 20/04/11

Bonjour Valérie,
Merci de ton initiative et de nous permettre de témoigner de nos situations délicates. Je suis professeur des écoles stagiaire. J'ai obtenu mon concours tout récemment, en juillet 2010, alors que j'étais enceinte. Ce concours c'était l'aboutissement d'une reconversion professionnelle qui a duré 3 ans. J'ai d'abord terminé une licence puis j'ai obtenu ce concours du premier coup, alors que j'étais EVS le jour et à l'IUFM en cours du soir. Bref, j'étais motivée! Mon ambition était  d'accéder à ce métier qui me plait vraiment, mais aussi de  pouvoir vivre auprès de mon conjoint dans l'Indre, car ma première profession m'en empêchait déjà. Nous souhaitions un enfant, il est arrivé cette année et aujourd'hui je découvre cette galère! Je suis affectée dans le Loiret (au mieux 177 km, au pire je ne sais pas). Mon conjoint ne peut pas me suivre pour des raisons professionnelles (un poste à responsabilité mieux rémunéré que le mien) et parce qu'il vient d'acheter une maison. Je n'ai pas le droit de prétendre aux mutations car je ne suis pas titulaire. Il va falloir attendre et faire ses preuves! J'ai pris un congé parental, qui se termine bientôt. Voilà maintenant, je dois entamer ma nouvelle carrière, sans formation. Mon bébé va rester avec son papa car il y a la famille autour de lui, alors que moi je ne connais personne dans le Loiret et je ne sais même pas où je serai affectée (pratique pour chercher une nounou!). J'essaye de  préparer tranquillement mon fils, de lui construire un cadre sécurisant, en le mettant chez une nourrice extra depuis ses 4 mois. Je fais de mon mieux pour gérer cette situation. Pour se rassurer, on se dit qu'on fait ça aussi pour son avenir, on se dit que ça va durer deux, trois ans, mais en fait on ne sait pas! On ne sait pas si ça va être si simple, on ne sait pas si le couple sera assez fort...dur, dur! 

 

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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 20:05

Je suis une Mutez nous "historique" (sympathisante depuis le mois d'août du sit-in au rectorat de Bordeaux par Valérie and Co), coincée pour la 3ème année en rapprochement avec enfants (et pour la 8ème, en vrai) dans le 28, département déficitaire. Aujourd'hui, je baisse les bras, lasse de tout ce combat... Pourquoi ?

-parce que nous ne sommes pas entendues par notre administration, qui reconnaît très souvent, malgré tout l'absurdité du système de mutation. Dans le secondaire, j'aurais eu ma mutation depuis un moment.

-parce que nous sommes discréditées par les syndicats majoritaires, qui ne veulent pas entendre critiquer ce système qu'ils ont choisi.
-parce que les acteurs sociaux de l'éducation nationale sont sourds également : médecin (celle qui s'occupe des conditions de travail, si si, et qui vous engueule parce que vraiment, vous demandez la lune), assistante sociale (qui recommande de s'endetter, de filer une maladie à mes gosses ou de m'en trouver une, ou même les 3 en même temps, ça ira plus vite pour muter)
-par l'entourage qui ne comprend pas mon mécontentement de "privilégiée", protégée du chômage. Parce que je devrais être contente d'habiter là où je le souhaite, et puis, "faire la route, c'est pas si dur à mi-temps", non, sûrement (je défie quiconque de se taper ça en hiver), et c'est aussi une moitié de salaire amputée de 6 à 9 h de route hebdomadaire.

-parce que ça me fatigue et que la route suffit amplement à le faire.

-parce que j'ai vu mes copines être mutées une par une, et que ça fait plaisir pour elles, mais que nous on reste, et que franchement, on préfère oublier.

- parce que la belle solidarité du groupe me semble être compromise par le départ des plus actives, même si j'espère que les filles qui arrivent vont recréer ce mouvement soudé et qui vraiment a crée de belles amitiés et un soutien indéniable.


Le système reste pourri, les "pistons" sont légions. Nous sommes dans l'impasse devant ce système rouillé, inefficace qui ne respecte rien et surtout pas les fameuses priorités de la loi.

Des personnels rentrés dans mon département ne bénéficiaient même pas des priorités auxquelles je prétends, comme la plupart des Mutez Nous.

L'an dernier, 21 personnes avec un barème inférieur au mien sont entrées dans le département où j'habite, la même chose cette année.


Quand aux départements déficitaires, ils nous retiennent contre notre gré, pour garder un poste à mi-temps qui "emmerde" tout le monde : mes collègues, mon complément de temps partiel (que je ne vois pas beaucoup, je ne viens pas mes jours non travaillés, évidemment), l'inspecteur qui trouve très ennuyeux une personne qui passe sa vie sur la route et peut rester coincée les jours d'intempéries (comme je le comprends,  le manque de remplaçant crée aussi ce genre de problème) et surtout les élèves qui ont deux maîtresses, dont une pas très étanche quand la route a été plus dure que d'habitude.

Que ces départements soient déficitaires ne me regarde pas, je ne suis pas décideuse (enfin, je suis syndiquée et je vote pour le syndicat le plus efficace malgré tout). Qu'on trouve des solutions me semble urgent.

Les syndicats nous ont qualifiées de "personnes qui voulaient des passe-droits". Nous voulions simplement montrer l'absurdité de ce système. Nous vivons toutes des situations difficiles et nous n'avons pas le temps d'attendre 1 an de plus, tous les ans. Les syndicats, je les ai sollicités, ils ont juste dit que le système était comme ça. Soit, mais, ne pouvons nous pas l'améliorer ? Alors, nous nous sommes regroupées, pensant les faire réagir.
Ils trouvent sans doute qu'il est normal de retenir les gens, de faire entrer des prioritaires plus que douteux (que vous soyez faibles ou puissants...). Et surtout de laisser les autres sur le carreau sous prétexte de "manque de place".

Bref, je pensais que nos voix seraient au moins entendues par les syndicats qui nous représentent (je suis syndiquée depuis toujours), ils sont là aussi pour ça, je pense, relayer les difficultés des personnels. Certains nous suivent, nous aident, admettent l'absurdité, je les en remercie.
Les autres ne comprennent pas notre détresse, je leur souhaite une mutation de leur conjoint et de subir la merde dans laquelle nous vivons pendant des années.

Voilà, je reste une Mutez Nous solidaire, mais lasse, qui demande juste LA REGULARISATION IMMEDIATE DES RAPPROCHEMENTS DE CONJOINT POUR TOUS LES PERSONNELS CONCERNES (et pas seulement les Mutez Nous). Ceci étant tout à fait possible et n'entraînera aucunement des engorgements ou autre départements dépeuplés.



Je vous souhaite bien du courage.

Karine


Voilà à ce sujet mon échange avec le médiateur, si certaines ont l'idée de le saisir, sachez qu'il ne répond pas aux questions précises. La dernière réponse apportée laisse un goût bien amer…



MOI :
Madame la Médiatrice,

Suite à de nombreux courriers à mon administration restés sans réponse, je me permets de vous alerter sur le problème des mutations des professeurs des écoles qui laisse de nombreux professeurs dans des situations dramatiques.

Je suis en attente de rapprochement de conjoint avec enfants depuis 3 ans.
J'ai contesté le résultats des permutations informatiques (mouvement de mars) qui laissait, à nouveau, entrer dans le département où j'habite avec ma famille, des personnels sans priorité (conformément aux barèmes).
A ce jour, et malgré un deuxième envoi en recommandé, aucune réponse ne m'a été donnée.

J'ai participé à la deuxième phase des ineats exeats en juin. On m'a, à nouveau, opposé un refus, le 3ème.

Je vous saisis donc afin que l'administration prenne en compte les situations familiales difficiles durant depuis plusieurs années et que l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984, pour rapprochement de conjoint, soit enfin appliqué.

Pour ce faire, je vous joins en pièce jointes le recours que j'ai envoyé à l'administration, à monsieur le Ministre de l'Education Nationale, sous couvert de l'Inspecteur d'Académie de l'Eure et Loir où je suis en poste. en recommandé après le résultat des permutations le 14 mars 2011.

Espérant avoir une réponse de votre part, je vous prie d'agréer, madame la Médiatrice, mes salutations distinguées.

LUI :
Madame,

Je donne suite à votre message du 21/06/11 dans lequel vous me dites souhaiter mon intervention afin que vous puissiez obtenir une mutation dans le département d'Indre-et-Loire. Professeure des écoles en poste en Eure-et-Loir depuis 7 ans, vous demandez un rapprochement de conjoint depuis 2009.

Je suis au regret de ne pouvoir vous apporter un appui.

La DGRH m'a indiqué qu'aucune sortie du département d'Eure-et-Loir n'a pu être opérée dans le cadre des mutations, ce département étant fortement déficitaire. L'inspection académique (IA) d'Eure-et-Loire vient de me faire savoir pour sa part que trois personnes avaient été autorisées à quitter l'Eure-et-Loire pour l'Indre-et-Loire dans le cadre des permutations : ces personnes disposent d'un barème supérieur au vôtre.

L'IA me signale par ailleurs que votre conjoint étant lui-même fonctionnaire, il lui est loisible de présenter de son côté une demande de mutation en Eure-et-Loire, laquelle lui serait très probablement accordée, afin de faire cesser la situation de séparation de conjoint dont vous déplorez les conséquences.

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.




L'adjoint de la médiatrice de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur

MOI


Monsieur,

Je me permets de répondre au courriel que vous m'avez adressé, Monsieur l'Inspecteur d'Académie s'étant permis de se renseigner sur mon métier et mes choix de vie, je me dois de justifier cette réclamation à nouveau.
Je ne souhaitais pas de "conseils" concernant mes choix ou mes contraintes de vie. Cela concerne ma vie privée et familiale dont monsieur l'Inspecteur d'Académie de l'Eure et Loir ne s'est jamais soucié, et sur lesquelles il n'a pas, il me semble, à intervenir. Et je suis assez grande pour prendre les décisions qui doivent être prises dans ma vie personnelle.

D'ailleurs à ce sujet, Monsieur l'Inspecteur d'Académie du 28 a des renseignements très précis sur la fonction publique en général, mais me semble mal renseigné sur les possibilités de mutation des fonctionnaires en général.

Votre message, en outre, comporte des énormités que je devais corriger :
- vous expliquez qu'aucune sortie d'Eure-Et-Loir n'a été accordée dans le cadre des mutations, pour ajouter ensuite que 3 personnes en sont sorties. Je ne comprends pas votre phrase. De plus des personnes avec un barème moindre que le mien sont sorties lors des permutations 2011. Comment expliquez vous cela ?

- Ensuite, vous ne répondez pas sur le fait que des professeurs des écoles aux barèmes moindre que le mien (32 points, donc AUCUNE PRIORITE) ont pu entrer en Indre-Et-Loire aux permutations car venant de départements autres que l'Eure-Et-Loir. Quelles explications pouvez-vous avancez sur l'iniquité du système ?

Le département d'où je viens laisse sortir des personnes avec un barème moindre que le mien, et la Touraine où je veux rentrer laisse rentrer des personnes avec des barèmes moindres, et c'est cela que je conteste. La loi pour rapprochement de conjoint n'est pas respectée (article 60 de la loi du 11 janvier 1984, pour rapprochement de conjoint).

Vous précisez que sa situation étant bloquée, je peux demander à être muté en Eure-Et-Loir afin que notre foyer ne soit plus séparé. Je constate que votre solution est donc que nous renoncions à vivre dans ce département que nous avons choisi pour diverses raisons (qui me semblent légitimes), et que vous ne connaissez pas. De plus, j'ai passé et obtenu le concours de PE dans le département d'Indre-Et-Loire  où je résidais depuis quelques années (j'ai beaucoup déménagé dans ma vie et ne suis pas allergique aux changements).
Mon affectation en Eure-Et-Loir m'a été imposée par le rectorat. J'ai accepté cette affectation pensant peut-être savoir une mutation un jour. Vous confirmez donc que je n'en ai pas le droit, malgré les textes en vigueur.

De plus, vous écrivez que mon conjoint devrait demander sa mutation vers l'Eure-Et-Loir car il l'aurait sûrement. Visiblement, vous méconnaissez la situation des autres ministères car la suppression massive d'emploi, dont le ministère des finances dont il fait partie, est le fer de lance, complique voire anéantie toute velléité de mutation. Au cas particulier, son ancienneté administrative ne lui permet pas forcément d'obtenir l'Eure-Et-Loir.

Enfin, je tiens à vous préciser que l'orthographe de l'Eure-Et-Loire est Eure-Et-Loir. Le Loir est une rivière alors que la Loire est un fleuve. Je tiens à vous le préciser car il est important de comprendre que ces deux cours d'eau sont distants d'une centaine de kilomètres. Si, vous faisiez la route chaque jour comme moi, vous le sauriez.

En espérant vous avoir éclairci sur ma demande et en attendant votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


LUI
Madame,


Je vous confirme les indications données dans mon précédent message et vous informe que je procède à la clôture de votre dossier dans mon service.


Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.

L'adjoint de la médiatrice de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur

                                                                                                                           Karine

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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 01:03

 Lors de la CAPD du 30 juin dans les Landes, traitant en autres des inéats, les syndicats se sont indignés face à une administration bafouant toutes les règles : création de critères injustes (critère n°1 personnels conjoints de cadres supérieurs de la fonction publique, critère n°2 personnels conjoints de fonctionnaires soumis à mobilité, critère n°3 personnel conjoints de personnes travaillant dans le privé soumis à mobilité et enfin critère n°4 rapprochement de conjoints « classique », et à l'intérieur des ces critères un souhait d'intégrer sans aucune logique une liste de personnes définie par avance par l'Inspecteur.

 

A l'issue de cette commission, rien n'est finalement ressorti, l'administration faisant le choix de repousser au 6 septembre les intégrations.

 

Le SNUDI-FO propose alors un recours commun, afin de dénoncer ces agissements inconcevables de la part de l'administration. Dans ce recours le SNUDI évoque l'intégration en février de deux membres du collectif. Il s'en sert pour rappeler les actions désespérées de certains agents luttant pour dénoncer les absurdités des permutations. Le SNUDI pointe ainsi l'urgence de certaines situations et montre par là-même une administration prenant des décisions de façon unilatérale bafouant une première fois les instances paritaires.

Sur le fond, le SNUIpp 40 et le SE-UNSA s'unissent à ce recours.

Hélas, c'était sans compter sur les hautes valeurs syndicalistes du syndicat majoritaire ! (C'est son représentant qui le dit). Celui-ci dans une lettre adressée au secrétaire du SNUDI-FO refuse d'écrire le passage sur les « Mutez-nous » en les taxant « d'individualistes » allant même jusqu'à remettre en question les valeurs syndicales du SNUDI. Pour eux, le fait de se servir de cas isolés et de les défendre ne fait pas partie du syndicalisme.

 

Alors aujourd'hui devant tant de mépris de la part de ces collègues, il faut peut-être se poser les bonnes questions :

-        L'administration se serait-elle soucié des situations désespérées de certains agents sans les actions menées au rectorat ?

-        Les syndicats se seraient-ils remis en question sur le calcul des barèmes aux permutations d'eux-mêmes ?

-        Le collectif se serait-il créé si des personnes avaient reçu l'écoute et l'empathie nécessaire dans leur situation difficile de la part de leur syndicat ?

-        Est-ce individualiste de se battre pour des critères équitables et transparents, applicables à tous ?

 

Sûrement le SNUipp 40 est amer et jaloux du bruit que les «Mutez-nous » provoque. Il serait temps qu'ils comprennent que leur incompétence et/ou leur indifférence est à l'origine du collectif.

Dommage! Ils se trompent de combat. Il est sûrement plus facile de s'attaquer à des collègues ou à des syndicats concurrents qu'à une administration qui pratique le Fait du Prince.

 

Ce qui est sûr, c'est que ces querelles font le jeu de l'Administration qui de gré ou de force intègrera ces huit personnes sorties du chapeau !

 

Le SNUDI-FO l'a compris et lutte pour que ces aberrations des mutations cesse.

Nous luttons aussi.

 

 

                                                                                                                 Quitterie

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Enseignantes en précarité

Des enseignantes contraintes d'abandonner leur métier ou bien de quitter leur famille pour récupérer leur travail et cela sans aucune échéance.

Signez la pétition!

Lettre ouverte des "mutez-moi" pétition à l'attention du Recteur de l'Académie

 

 

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