25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 14:51

Présents : M Lejeune, directeur adjoint de cabinet.

Mme Delarue, représentante nationale du syndicat Snudi- FO

Mme Dieda, professeur des Ecoles, 2 ans de disponibilité ( 3ème demande de mutation)

Mme Charfoulault, professeur des Ecoles, 3 ans de disponibilité ( 4ème demande de mutation)

  1. Résultats des permutations informatisées (Bilan).

Mutez Nous → Les résultats des permutations sont très inquiétants pour nous. Dans le collectif, très peu de demandes de mutation ont abouti. Même si les barèmes ont augmenté cela n’a rien changé dans les mutations pour rapprochement de conjoints bien au contraire. Nous accusons encore une fois un échec nourri de désespoir et de désillusion.

C’est pourquoi, aujourd’hui, tous les membres du collectif attendent des avancées concrètes pour la phase Exeat / Ineat.

M Lejeune n’a pu que confirmer ces mauvais résultats. Il a très bien vu que la seconde phase du mouvement informatisé concerne en majorité des enseignants internes à une même Académie ou à une Académie voisine. Il faut être chanceux pour obtenir un département quand on est très éloigné.

On est au bout d’un système qui ne fonctionne plus. Il a très bien fonctionné pour le 2nd degré pas pour le 1er.

N’y a-t-il pas un problème de calibrage ?

Pourquoi à Toulouse le solde d’entrants n’a été finalement que de 20 ?

Oui, en effet, l’Académie a eu plus de stagiaires cette année.

Ne peut-on pas moins recruter dans certaines académies et privilégier à ce moment-là la mobilité ? Pourquoi ne pas accepter davantage d’ineats pour les départements excédentaires en compensant avec moins de postes au concours ?

On ne peut pas se permettre de moins recruter vis- à- vis des personnes qui souhaitent passer le concours.

Nous avons du mal à comprendre cela quand nous sommes titulaires. Le mouvement des titulaires est bloqué avec l’arrivée de tous les stagiaires que ce soit pour le mouvement national ou départemental.

Cette année est transitoire, la formation sera mise en place en 2014.

  1. Présentation du tableau du collectif.

→M Lejeune a estimé qu’un gros travail avait été effectué. Il a pu voir que de nombreuses Académies étaient représentées et pas seulement les Académies du Sud.

Il a pu noter également que les enseignants ne viennent pas exclusivement des départements franciliens mais de la France entière.

Il a remarqué les situations totalement impossibles avec l’obtention d’un ineat mais pas l’exeat, l’exeat obtenu une année puis refusé puis réobtenu…

L’ancienneté de la demande, la situation administrative, l’ AGS, l’obtention de l’exeat et de l’ineat ou pas, a retenu son attention ; le fait que le conjoint soit dans le Privé ou le Public également.

Nous lui avons précisé que le tableau recensait les cas de 185 personnes mais pas uniquement. C’était 185 familles qui attendaient beaucoup de la phase Exeat/ Ineat pour enfin vivre et enseigner sereinement. Le rendez- vous d’aujourd’hui est très attendu par les membres du collectif mais aussi dans les Directions Académiques et les Rectorats.

En effet, le collectif a été reçu dans différentes régions ( Bretagne, Orléans, Bordeaux, Toulouse). Partout, l’annonce d’aucun ineat ne nous satisfait pas.

De plus, comment la Secrétaire Générale de Quimper peut-elle nous rétorquer qu’il faut penser à se réorienter, démissionner ou que notre conjoint revienne avec nous dans notre département de rattachement ?

M Lejeune n’a pas commenté cette réflexion.

→Il nous a dit qu’à ce jour, rien n’était décidé. Il devait travailler avec la DGRH, dès lundi 22 Avril, sur les ineats / exeats. Il lui avait d’ailleurs demandé un travail précis sur les mutations et notre tableau lui permettra de croiser ces informations.

Quelle approche allez- vous avoir pour les Exeat/ Ineat ?

Il faut régler les cas les plus lourds, regarder l’ancienneté de la demande. Il faudra que nous ayons une approche humaine. Votre tableau nous permettra cela.

  1. Propositions

Chaque département fonctionne différemment, les critères retenus ne sont jamais les mêmes, certains éditent une circulaire d’autre pas.

Il nous faut des critères justes pour traiter tous les rapprochements de conjoints et que les critères soient nationaux :

  • l’attente de la mutation ne doit pas dépasser 2 ans ; au bout de 2 exeats, accorder 1 ineat d’office
  • ne pas faire que des ineats en Intra Académique

En effet, nous voulons avoir une approche qualitative, cette phase d’Exeat/ Ineat sera un pilotage national. Nous allons établir des préconisations.

Encore une fois, dès lundi, nous travaillons avec la DGRH et votre tableau nous sera très précieux. Votre collectif nous a permis de mieux comprendre les difficultés des personnels.

En effet, nous sommes au cœur du problème et nous le vivons difficilement.

Nous avons encore répété que les 185 familles attendaient beaucoup de cette phase. On ne peut plus attendre.

Comment allons- nous connaître l’évolution de la phase Exeat/ Ineat ?

Allez- vous écrire une note aux Recteurs , aux Dasen ; réunir les syndicats ?

Comment allons-nous être informés ?

Dans une dizaine de jours, cette information sera dans l’actualité. Nous allons établir des préconisations au niveau national.

Nous attendons beaucoup du Ministère, nos familles aussi.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:20

Vendredi 19 avril, nouvelle audience au ministère. Après les différentes audiences locales, on espère beaucoup que des décisions vont être prises aujourd'hui pour améliorer de façon nette et importante les résultats catastrophiques des permutations informatisées.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:49

 

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Compte-rendu de l'audience du 3 avril au Rectorat de Bordeaux

 

Présents :

  • M. Lacombe, DASEN des Landes

  • M. Couturaud, DASEN des P.A.

  • Célia Gonzales pour SNUIPP33

  • Marc Labeyrie pour SNUDI FO

  • 5 MN : Patricia Faure, Amélie Kessler, Maud Ransinangue, Béatrice Agutte (et Chloé) et Marie Boutroy.

 

11h30 : Accueil cordial et chaleureux avec serrage de mains puis tour de table de présentation. Nous demandons pourquoi M. Legrand, DASEN de Gironde n'est pas là et l on nous répond que désormais les DASEN travaillent tous ensemble pour le Rectorat, ils ont une mission académique et ont souvent des réunions donc peu importe (il se trouvait ce jour-là à Blaye avec le Recteur).

 

Nous faisons le bilan catastrophique des permut informatisées.

Chaque DASEN prend la parole afin de faire le point sur son département :

  • Pour les Landes, il y a eu 5 intégrations (2 permut et 3 ineats)

  • Pour le 64, M. Couturaud perd des élèves (176 cette années) , n a pas de création de poste et se bat contre les fermetures, le taux d encadrement est de 1 PE pour 22 élèves ce qui est plutôt bien. Mais du coup, il est compliqué d’intégrer. Il indique qu il y a une forte pression sociale concernant le Basque et l'Occitan, il parle de 253 élèves bilingues de plus pour l année prochaine, alors pour ne pas que ces élèves partent dans le privé, l effort doit être fait dans le public ! Et il a besoin d'enseignants spécialisés pour ne pas fermer des classes.

    Il nous explique aussi que dans son département se trouvent 2 centres de formation donc on y positionne des gens, d'où le recrutement....2 concours cette année c'est compliqué pour tout le monde du coup.

    Nous l'interrogeons sur le passe-droit et là il nous répond : « Vous voulez parler de la femme de l'IEN qui est arrivé de Guadeloupe, vous ne pouvez pas parler ainsi vous n'avez pas toutes les cartes en mains, elle ne pouvait pas rester là-bas » !!! Gloups et nous ???, il évoque alors l obligation de mobilité des hauts fonctionnaires de l EN, nous rétorquons alors que pour certaines nous sommes soumises à la mobilité de nos maris militaires, mais il évoque 2 ministères différents dans ce cas...puis semble se rétracter et prendre conscience de la situation ubuesque.

    Nous pointons les langues régionales aux ineats et demandons à ce qu'il soit proposé aux PE en attente de mut, une formation langues regio et une habilitation pour être intégré mais cela semble compliqué à mettre en place, ça coûte cher, il y a des problème de statut mais il le note, c'est à reflechir !

    Nous pointons le fait que les PA bloquent tout par système d’entonnoir et il en est conscient, c'est un département dont les gens ne veulent pas en sortir, « le rêve d'une vie » selon lui, nous rebondissons alors avec le rapprochement de conjoint et non la convenance perso.... !!!! Il nous explique que c'est le ministère qui fait le calibrage des permut et qu il y a aussi une surdotation donc c'est complètement bloqué pour les mouvements (le MEN a calibré 14 départs pour 18 entrées, s'il n avait eu que 10 entrées, il aurait eu une petite marge de manœuvre pour intégrer par ineat)...Nous parlons des audiences au MEN et ils nous disent que c'est très bien que l on soient reçus par M. Lejeune car il n'y a que là haut qu ils peuvent débloquer notre situation.

 

Nous évoquons les disparités entre les permut info et les ineats et le fait que les départements limitrophes soient pris en convenace perso (ex d'Amelie qui habite dans le 40 mais dont le mari bosse dans le 33, elle est limitrophe de ces 2 departements)....Ils prennent note de cela.

 

Nous leur demandons que, par respect des personnels, la réponse du refus d'ineat soit faite systématiquement par courrier!!! (perso, nous sommes en avril et je n ai encore reçu aucun courrier!)

Nous évoquons le cas de Maria (qui a obtenu son ineat pour le 47 mais a eu un refus d exeat), et oui ils ont conscience que c est inadmissible. M. Couturaud nous raconte un soir où il a négocié de 21h à 00h avec un DASEN pour « libérer » un collègue, oui nous sommes d'accord sur le terme « libérer », nous sommes pour certains pris en otage), ils notent ce point important aussi.

 

Marc Labeyrie prend la parole, rappelle que les syndicats demandent 350 postes, que la modification des départs à la retraite nous bloque, ainsi que la très forte hausse de demande de RQTH (reconnaiss handicap) sans uniformité nationale, il évoque les conjoints de militaires qui sont soumis à mobilité (avant cela se faisait d'office avec la loi de Roustan et fluidifiait peut être les mouvements?!). Enfin, le cas de Gladys est évoqué (elle a déjà sauté un tour de mut avec une remut de son mari)et il demande la conservation du temps de séparation même s il y a un changement de département entre temps, il faut qu il y ait un suivi pour les conjoints qui sont soumis à une obligation de muter tous les 3/4 ans...Cela ne vaut pas que pour les mili, il faut juste qu il y ait conservation du temps de séparation et ne pas repartir à zéro du nombre de demandes d'ineat  lorsqu il y a obligation de muter pour le conjoint.

 

Bon, très vite, M. Couturaud évoque le besoin de mettre en place un groupe de travail avec les 5 DASEN de l'académie, il prend son agenda et nous donne d'office RDV le 25 avril à 8h30 (Gladys et moi y seront), afin de faire le point sur leur groupe de travail de la semaine prochaine et le bilan de l'audience au MEN. Ce groupe de travail a pour but de tenter d'uniformiser les critères des ineats et de réfléchir afin que l on nous trouve des solutions. Nous évoquons la perte de confiance en nous professionnellement après ces longues périodes d inactivité et, de sa propre initiative, M. Couturaud note l importance d'un travail d'accompagnement de ces personnel lors d'un retour sur le terrain, il semble bienveillant et dit que c'est à eux de prendre cela en charge.

 

Voilà, pour résumer, ils sont plein de bonne volonté mais n'ont pas les moyens....Pour l instant, peu d'espoir d'ineat, la situation semble bien bloquée cette année avec le double concours mais cela devrait se débloquer après....(sauf que nous, nous ne pouvons plus attendre!!!!), nous attendons beaucoup de leur groupe de travail....en tout cas, nous avons été écoutés, entendus et une réflexion sera fait.

 

La suite.....aux prochains épisodes....le 19 avril au MEN et le 25 avril pour l Aquitaine

 

 

 

 

 

Marie Boutroy (33)

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:10

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:37

Présents : Mr Lejeune, Directeur adjoint du Cabinet du Ministre,

Mme Delarue Catherine, Professeur des Écoles, élue du syndicat FO,

Mme Charfoulault Céline, Professeur des Écoles en disponibilité depuis 3 ans,

Mme Dieda Magalie, Professeur des écoles en disponibilité depuis 2 ans.

 

 

Présentation de chacun, remerciements de nous recevoir.

 

Mr Lejeune nous explique qu'il a reçu le dossier des MN en octobre-novembre dernier et qu'il l'a beaucoup intéressé.

Notre demande d'audience est tombée à pic pour pouvoir nous rencontrer.

 

 

Pourquoi recruter avant de jouer sur les mutations ?

 

Impossible de faire autrement (loi  de finances qui régit le nombre de postes au concours avant la Répartition Académique des Permutations Informatisées), par contre il semble tout à fait possible de fluidifier les mutations et de privilégier les RC. Pourquoi ne pas imaginer deux phases (après les priorités médicales évidemment) : les RC en premier et les autres cas après ?

 

Pourquoi ne pas intégrer les RC dans les départements excédentaires et moins recruter ?

 

Très difficile, d'autant plus qu'il est déjà compliqué de trouver suffisamment de candidats au concours notamment dans des académies comme Créteil et Versailles, donc difficile d'accorder les exéats.

 

Mais lorsque nous sommes en disponibilité et qu'on n'occupera plus aucun poste dans ces départements, pourquoi nous bloquer en nous refusant nos exeats ?

 

Mr Lejeune reconnaît qu'il devrait pouvoir jouer sur ce levier qui bloque de nombreux collègues.

 

Mr Lejeune nous explique qu'il est à l'origine de la revalorisation du barème des disponibilités et nous demande si cela a permis de réellement favoriser les barèmes des collègues en disponibilité.

 

Nous le remercions de cette mesure qui a effectivement permis aux collègues concernés d'augmenter leur barème de manière significative et nous reconnaissons qu'il s'agit d'une avancée importante dans les demandes de mutation, mais que ça n'est pas suffisant pour résoudre les situations de tous les collègues du collectif.

 

Nous en profitons pour évoquer ces barèmes qui deviennent parfois très élevés et qui, pourtant, ne suffisent toujours pas pour obtenir sa mutation. (ex : 1300 points pour certaines)

 

Nous évoquons les difficultés des collègues qui obtiennent leur exeat chaque année mais qui ne réussissent pas à obtenir leur ineat.

 

Mr Lejeune reconnaît encore une fois qu'il faut faire qqch pour aider ces ineats.

 

Nous évoquons également la diversification des difficultés à obtenir notre mutation : pas d'exeat mais ineat accordé, exeat accordé mais pas d'ineat, ...

 

Mr Lejeune attend de voir les résultats des permutations et de voir l'effet de la revalorisation du barème des dispos.

Il nous demande donc de revenir fin mars début avril afin de lui transmettre les résultats concernant les membres de notre collectif et d'apporter de nombreuses informations sur chaque membre, notamment si dispo ou pas, l'ancienneté, le nb d'enfants, le nb de demandes, le nb d'années de séparation,...

(Je pense d'ailleurs qu'il faut absolument préciser de quel département chacun d'entre nous souhaite partir et quel département nous sollicitons )

 

 

Il nous redit donc qu'il peut jouer à deux niveaux :

 

- travail de fonds pour fluidifier les mutations et donc faire évoluer le système de mutation,

 

-demande aux académies excédentaires d'intégrer plus d'enseignants en demande de mutation et aux académies déficitaires de laisser partir plus d'enseignants en attente de mutation.

 

J’en profite pour dire que nous souhaitons que la mutation de tous les membres du collectif soit résolue pour septembre 2013, puisqu'il est question de 170 personnes, ce qui est énorme, mais qui reste minime et facile à résoudre... (Nous lui avons d’ailleurs laissé la liste des membres du collectif par Académie pour qu’il ait une vision globale du collectif et quelles sont les Académies sollicitées)

 

Mr Lejeune répond que ça sera difficile de satisfaire toutes les demandes des membres du collectif, mais qu'en fluidifiant les ineats/exeats, les cas les plus compliqués seront sûrement résolus.

 

Nous le remercions encore une fois de nous avoir reçues, écoutées et de s'intéresser autant à nos situations.

Nous le saluons, nous lui disons à très bientôt et nous partons.

 

NB : une nouvelle audience est prévue le 19 avril

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:00

Deux représentantes des Mutez-nous, accompagnée de Catherine Delarue, du SNUDI-FO, ont été reçues aujourd'hui au ministère de l'Education Nationale. L'entrevue semble encourageante, nous publierons bientôt le compte-rendu qu'elles nous feront.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:28

J- 48 avant le résultat des permutations informatisées....

 

Sans se l'avouer, nous attendons cette échéance qui va dicter, encore une fois, nos vies !!!


11 Mars 2013, date fatidique à laquelle personne n'ose penser...


Quelle sera notre réaction lorsque le cruel SMS arrivera ?


"Madame xxx, mouvement interdépartemental 2013, votre demande de changement de département n'a pas pu être satisfaite. La DGRH"...  


19 mots pour anéantir cette trop longue attente,

19 mots pour anéantir tous nos espoirs,

19 mots pour séparer une famille...

 

Mais cette année, les barèmes ont augmenté.... L'administration n'a que ça à nous répondre, elle se veut optimiste.... "Vous verrez, cela changera les choses... "


Alors, écran de fumée pour nous berner (une fois de plus !!)  ou réèl espoir pour tous ces Mutez-Nous (et tous les autres qui ignorent même notre existence) !!!

 

J- 48 pour lire (ou ne pas lire) ces 19 mots si injustes...


Allez restons sur une note optimiste :

19 mots pour muter... tout simplement !!

MUTEZ NOUS !!!!

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:25

Toujours aussi déterminées, les Mutez-Nous bretonnes ont été reçues au rectorat de l'académie de Rennes le 12/12/2012. L'administration n'a que peu de solutions à proposer pour faire évoluer les situations dramatiques que subissent les professeurs des écoles en attente de mutation depuis trop longtemps... alors que des problèmes de remplacements ont lieu très tôt dans l'année !!!

Les détails de cette audience ci-dessous !!!

 

Mercredi 12 décembre 2012, 8 représentantes du collectif « Mutez Nous » accompagnées par un délégué syndical de syndicat SNUDI FO  35 ont été reçues en audience au rectorat de RENNES.

Du rectorat, ont entendu nos doléances, Mr VAULEON, Directeur des Ressources Humaines, et Mme JOHANNEL, conseillère du Recteur en formation des personnels d'encadrement.

La séance a débuté par un tour de table au cours duquel chacun d’entre nous a exposé sa situation personnelle. Mr VAULEON nous a par ailleurs tout de suite informé qu’il connaissait bien mieux le second degré…

 

Mr VAULEON a remarqué qu'il y avait une forte concentration de « Mutez-nous » demandant le Finistère, département difficile à obtenir. Il nous suggère d’entrer en Bretagne par l’Ille et Vilaine, département qui connait plus de mouvement des personnels. A cela, nous objectons qu’habitant le Finistère, nous ne pouvons bénéficier des points qui ne sont valables qu’en limitrophe. Cette solution ne peut de toute façon nous satisfaire puisqu’elle consiste à continuer à vivre séparés de nos familles… Cela ne résout pas non plus le problème des collègues qui sont « prisonnières » de leur département, puisque, bien qu’ayant le barème suffisant pour certaines, elles ne peuvent quitter leur département d’origine (le Loiret est particulièrement représenté). A cela, le DRH nous a clairement répondu qu’il fallait voir auprès des académies déficitaires concernées…

 

Mr VAULEON nous a déclaré que le nombre de postes mis au mouvement dépendait d'un arbitrage entre le Ministère, l'Académie puis enfin le département.

 

Le premier point abordé concerne l'attribution des postes, en début d'année scolaire 2012, aux personnes de la  liste complémentaire du concours (60 pour la Bretagne).

Mr VAULEON  dit que les recrutements qui ont eu lieu ne sont qu'un « coup isolé » qui ne se reproduira pas… Nous nous interrogeons donc sur le sens de ce mot « coup »… coup médiatique certainement avec l’annonce de la création de 1000 postes sur toute la France !

Nous abordons ensuite la question des recrutements massifs à venir. Mr VAULEON nous répond que cela dépendra de la situation académique, qui depuis 2 ou 3 ans est en surnombre, ainsi que des questions budgétaires. Rennes est une académie attractive qui ne peine pas à recruter. Comme cela a été le cas l’an passé, les entrées dépendront des sorties. En 2012, il y a eu 92 entrées.

Pour 2013, Mr VAULEON affirme qu'il y aura un équilibre entre le nombre d'entrées et de sorties. Comme le budget reste identique, la rentrée 2013 se fera dans les mêmes conditions que la rentrée 2012. Une note positive tout de même, les surnombres seront moins importants puisqu’ils passeraient de 150 à 60 pour la prochaine rentrée.

Mr VAULEON nous fait remarquer que le Ministère a déjà fait un effort  en prenant davantage en compte le rapprochement de conjoints, puisque les barèmes sont plus favorables à ces demandes. Ce à quoi nous rétorquons que si tous les barèmes augmentent, cela ne changera probablement pas grand-chose…

Les postes concernant les départs en retraite seront comblés par l'apport du recrutement puis par l'apport du mouvement interdépartemental. Face à notre accablement, Mr VAULEON modère ses propos en disant qu’il y aura tout de même plus d’entrées que de sorties. Nous n’obtenons pas de chiffre concernant cette répartition. Nous mettons en avant le fait que nous sommes expérimentées, que l’Education Nationale a financé notre formation et que nous ne pouvons comprendre que le recrutement passe avant nos mutations, dans le cadre du rapprochement de conjoints, mais nous n’obtiendrons pas d’autre réponse :

Dans l'Académie, il y aura 210 postes au concours et le mouvement devra équilibrer les vacances.

Le représentant du syndicat intervient en disant qu'il y a eu des problèmes de remplacement très tôt dans l'année. Par conséquent, l'hiver venant ne peut-il pas y avoir des demandes d'autorisation de recrutement par inéat. Mr VAULEON dit qu'il n'y a pas d'échanges entre départements et que dans l'Académie de Rennes il n'y a pas d'intégration en cours d'année.

La question est donc l'autorisation de recrutement.

Le délégué syndical met avant le fait que le problème n'est que budgétaire et découle des suppressions de postes de ces dernières années.

Mr VAULEON répond que cette marge de manœuvre peut exister quand nous l’informons que cela existe dans d’autres départements.

 

Le problème des inéat-exéat est soulevé. Nous souhaitons des critères lisibles et identiques dans les départements bretons ; nous souhaiterions les connaître surtout !

La réponse est que dans le département d'Ille et Vilaine tout est transparent, ce que confirme le délégué syndical.

Nous maintenons que dans d'autres départements (Finistère et Morbihan) nous n'avons pas d’informations sur l’attribution des ineat, ne connaissons pas notre classement. Nous demandons une harmonisation des critères et plus de cohérence dans l’Académie. Mr VAULEON nous renvoie devant nos IA respectives…

Il poursuit en déclarant que nous devons être devant nos élèves et que nous sommes pris en compte puisque la disponibilité existe. Il y aurait, selon lui, 20 à 25 % des profs qui ne prennent pas leur poste (en région parisienne surtout et dans le second degré particulièrement…) donc il y a un problème de répartition des ressources sur le territoire. C'est le Ministère qui décide du volume d'apport dans les Académies et privilégie le recrutement par le concours. A cela s’ajoute la faculté des bretons à passer le concours dans d'autres départements…

 

Nous abordons alors le problème de la disponibilité... qui rend difficile notre recherche d’emploi. Nous échangeons sur la quasi interdiction qui nous est faite de travailler pour l’Education Nationale. A cela il nous est rétorqué que cette situation de mise en disponibilité a été créée pour nous protéger... En conclusion,  Mr VAULEON entend que le droit en la matière peut évoluer…

 

Nous quittons la séance en déclarant que nous souhaiterions une nouvelle rencontre après les permutations informatisées.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 20:54

 

La nouvelle circulaire concernant les mutations est parue le mois dernier. Même si elle présente de nettes avancées par rapport aux autres (points plus importants pour les enfants, points pour les personnes en disponibilité pour rapprochement de conjoints ou en congé parental forcé),


CELA NE SUFFIRA PAS


Il faut que le nombre de postes réservés aux mutations soit plus important et qu'ils ne soient pas là pour simplement compléter les places au concours !!!

Les élèves méritent des enseignants compétents et formés et nous sommes là !!!

Pour cela, les Mutez Nous bretonnes feront un sit-in devant le rectorat de l'académeie de Rennes le mercredi 12 décembre... Voici le communiqué de presse

 


 

mutez-nous1

 

 

MERCREDI 12 DECEMBRE 2012

     RASSEMBLEMENT devant le rectorat de l’Académie   de rennes de 10h00 à 15h00.

Le collectif « MUTEZ NOUS » se bat CONTRE la précarisation du métier et POUR l'intérêt des élèves.

http://mutezmoi.over-blog.org/

avec l'aimable autorisation de jack-

 www.dangerecole.blogspot.com

 

Aujourd'hui, le gouvernement annonce 40 000 créations de postes sur l'ensemble du territoire pour la rentrée 2013. Le Ministre de l’Education nationale autorise le recrutement des listes complémentaires (personnes ayant échoué au  concours de professeur des écoles) comme cela s’est déjà fait en grande partie pour les 1000 postes créés pour la rentrée 2012. Il autorise ainsi que des personnes non formées fassent la classe aux élèves.

ET POURTANT, D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT.

Nous sommes professeurs des écoles, diplômés, qualifiés, en attente de mutation depuis plusieurs années  et vivons dans les départements où des recrutements de listes complémentaires ont eu  lieu.  Forts de nos années d’expérience de l’enseignement, nous sommes expérimentés, motivés, disponibles immédiatement et volontaires pour assurer un enseignement de qualité pour les élèves. Il faut que ces postes permettent :

        à vos enfants, d'être entre de bonnes mains en bénéficiant d’un enseignement digne de ce nom et non d’un enseignement au rabais dissimulé !!

        à des enseignants de retrouver le chemin de l'école, de régler des situations dramatiques.

 

Professeurs des écoles, nous voulons simplement travailler ET vivre avec notre famille. Nous n’acceptons  pas :

       qu’il ait été fait appel à des personnels non formés pour assurer l’enseignement alors que des enseignants compétents attendent leur mutation.

       que la priorité pour rapprochement de conjoint dont nous devrions bénéficier selon l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984, ne soit pas appliquée pour nous tous. En effet, des personnels sans priorité légale obtiennent  satisfaction !

       que nos situations familiales, professionnelles et financièressoient méprisées par l’administration depuis 2, 3 ans, voire  plus.

       que « le bon fonctionnement du service » nous soit opposé alors que celui-ci ne nous est pas démontré. En effet, de nombreux remplacements ne sont plus assurés dans les écoles ces dernières années.

Nous nous rassemblerons devant le Rectorat de Rennes, le mercredi 12 décembre afin de dénoncer un système de mutation injuste, discriminant et totalement inhumain. Mais aussi pour DENONCER la précarisation de notre métier.

Nous sommes soutenus par de nombreux députés et nous vous interpellons vous : parents, presse...

                                                                                                                                   COLLECTIF MUTEZ-NOUS ! 

Professeurs des écoles pris au piège dans la toile des mutations

 toileMN1-copie-1.JPG 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:58

mutez-nous1

LE 3 OCTOBRE DERNIER, LES MUTEZ NOUS ONT FAIT UN SIT-IN DEVANT LES RECTORATS DE BORDEAUX, NANTES ET TOULOUSE

 

 

Trois délégations ont été reçues en audience à Bordeaux, Nantes et Toulouse.

On nous demande d'attendre la circulaire du 8 novembre... qui doit modifier notre barème et nous permettre de muter.....


Mais à quoi bon augmenter nos barèmes si on n'augmente pas le nombre de postes dans les départements demandés ????

 


 

ATTENDRE !!!! : ce mot qui résume nos trop nombreuses années de renouvellement de demande de mutation !!!!

  

A ttendre, c’est le mot le plus entendu quand on est un( e ) « Mutez-Nous ».

T ravail oui, mais à des centaines de kilomètres.

T itulaires de l’Education Nationale, c’est ce que nous sommes.

E mploi, c’est ce que l’on cherche quand on est en disponibilité forcée.

N ote de Service : celle de cette année va-t-elle faire évoluer nos situations ?

D éterminés pour faire changer le système de mutation.

R ésignés ? sûrement pas !! 

E lus, ce sont eux qui devront faire respecter la priorité légale aux droits de mutation pour rapprochement de conjoints en continuant à nous soutenir et à agir.

 

 

De plus en plus de collègues en attente de mutation nous rejoignent.

 

Nous ne sommes pas qu’un problème de ressources humaines !!

 

La loi doit être respectée et nous, ne plus être méprisés.



Liens vers les compte-rendus des audiences :

Bordeaux : http://mutezmoi.over-blog.org/article-compte-rendu-de-l-audience-au-rectorat-de-bordeaux-le-03-10-12-111479746.html

Nantes : http://mutezmoi.over-blog.org/article-compte-rendu-de-l-audience-au-rectorat-de-nantes-le-03-10-12-111479820.html

Toulouse : http://mutezmoi.over-blog.org/article-compte-rendu-de-l-audience-au-rectorat-de-toulouse-le-03-10-12-111257884.html

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Le Collectif MUTEZ NOUS
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:32

Personnes présentes : Madame Coster, DRH, Monsieur Coindet, directeur du cabinet de Monsieur le  Recteur, Isabelle, Gwenaëlle, Christine et Anne-Sophie, membres du collectif Mutez-nous, monsieur Valin représentant le SNUIPP44, et monsieur Kermovant, représentant le SE-UNSA44

 

Après un tour de table des participants, chaque membre du collectif s’est présenté en expliquant sa situation professionnelle et familiale. Ecoute attentive des membres du Rectorat. Nous avions préparé un argumentaire qui se composait de 3 parties :

- les points sur lesquels nous étions en désaccord (le droit à la mutation pour rapprochement de conjoint non respecté, l’attribution de postes uniquement à des nouveaux PE …)

- ce que nous souhaitions (l’équilibrage entre nouvelles recrues et PE en attente de mutation, une prise en charge réelle de notre situation par l’EN …)

- des suggestions

 

 Les membres du rectorat nous ont confirmé que le droit à la mutation pour rapprochement de conjoint était bien appliqué. Chaque enseignant a en effet le droit de demander sa mutation, mais celle-ci n’est pas forcément EFFECTIVE. Ils ont ajouté que le système de mutation dans le premier degré est très compliqué (beaucoup plus que dans le second degré), puisque géré académie par académie (et que le Ministère gère au niveau national). 

Concernant notre demande d’équilibrage entre nouveaux PE, et demandeurs de mutation dans les 40 000 postes de M. Peillon, pas de réponse claire. Nous avons bien compris que nous n’étions pas prévus sur ces postes !!


Le gros problème pour l’académie de Nantes est la situation excédentaire du département de la Loire-Atlantique (département que nous demandons), et ce depuis des années … Nos chances sont quasi-nulles, dans l’immédiat, gros sentiment d’impuissance ressenti par tous les participants de l’audience. La préférence académique a été évoquée : plus de chance d’avoir sa mutation en intra-académique ? Il semblerait que oui, mais pas de réponse vraiment claire de la part de la DRH. Les syndicats se sont joints à nous pour demander plus de clarté et de visibilité sur les résultats des ineats/exeats.

Le représentant du Snuipp a évoqué et dénoncé les passe-droits accordé par la Dasen pour certains inéats accordés à des personnes ayant un conjoint travaillant dans l’Education Nationale et ayant un petit barème. La DRH a répondu qu’elle n’était pas au courant.


La DRH nous fait sous-entendre que 2 ans d’attente pour une mutation, ce n’était pas catastrophique (!!!), ce à quoi nous lui avons répondu que nous nous sentions abandonnés, et dans une situation grave et sans issue. Nous l’avons interrogée sur la possibilité d’obtenir un congé de formation ou un détachement, puisque l’Education Nationale ne nous propose pas de « voie de secours ». Pas de réponse. Nous avons exposé notre volonté de contacter le pôle emploi : cri du cœur de la DRH : « Vous ne pouvez pas faire ça ! » Nos interrogations concernant un délai, ou une échéance par rapport à notre situation, qui nous permettrait de nous projeter, sont, elles aussi, restées en suspens.

 

Madame Coster et Monsieur Coindet  nous ont cependant assuré qu’ils feraient part au recteur de nos différentes questions.

Nous avons de notre côté, émis le souhait de demander une nouvelle audience au rectorat en Mars, après les résultats des permutations informatisées, pour faire le point sur les avancées de nos revendications.


En résumé, dans une ambiance plutôt cordiale , nos questions sont restées sans réponse…

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:30

 

Audience du 03/10/2012

Rectorat de Bordeaux

 

Présents :

Rectorat : Mme Michèle JOLIAT (Secrétaire Générale) ; Mme Claude GAUDY (Secrétaire générale adjointe Déléguée aux relations et ressources humaines); M Jean-Jacques LACOMBE  (DASEN des Landes)

Mutez-Nous : Béatrice AGUTTE (Gironde) ; Marie BOUTROY (Gironde) ; Maud RANSINANGUE (Landes) . Magali TONNEAU (Landes)

Représentants syndicaux : SNUDI-FO 33 (Marc), SE-UNSA 33 (Céline) et SNUIPP 33 (Célia)

 

 

Tour de table de présentation


Mutez-nous : récapitulatif des audiences des audiences des 13 et 18 juin 2012 :

Remerciement pour l’établissement des critères de classement des inéats (qui devraient perdurer dans "un souci de continuité" selon la secrétaire générale) : rapprochement de conjoint, ancienneté de la demande du 1° voeu aux inéats, nombre d'enfants à charge et barême des permuts.

Evocation des passe-droits des Landes et de Gironde.

Rappel de la situation du Lot-et-Garonne avec des échanges mais pas d’ineat : manque d’enseignants

Les Pyrénées Atlantiques qui ont donné la priorité aux langues régionales.

 

Mutez-nous : une annonce faite la veille nous apprend que des points seraient attribués aux personnes en disponibilité ou congé parental forcé du fait d’un rapprochement de conjoint mais, avoir beaucoup de points de barème, ne nous servira à rien s’il n’y a pas plus de postes pour entrer dans les départements

 

 

Mme Joliat : Cette année 50% de postes supplémentaires tous concours confondus, 349 pour l'Académie. C’est le ministère qui gère les calibrages pour réguler sur toutes les académies et donc les académies, dans un souci d'équité sur le territoire, doivent répartir les ressources humaines

"L'académie doit faire face à un problème d'attraction" il y a beaucoup de demandes donc le solde du mouvement est plus important.

 

Mutez-nous : nous faisons remarquer que la plupart d'entre nous ont "atterri" en Aquitaine suite à des mutations de leurs conjoints et que par conséquent ce n'était pas le côté attractif du coin qui nous intéressait mais bien être auprès de nos familles ... de plus les académies du sud ne sont pas les  seules académies à avoir des demandes…

 

Mme Joliat : Le rectorat attend la circulaire nationale pour mi-novembre et nous confirme sa volonté de travail dans la continuité par rapport aux permutations et notamment par rapport aux critères de classement des ineats.

 

Mutez-nous : Nous soulignons le fait que malheureusement les MN (et les autres) qui sont bloquées ne passent pas aux permutations et fondent donc leurs espoirs sur les ineat

 

Mme Joliat : Les ineats dépendent des recteurs par rapport au secteur du travail et sur l'académie entière. L’académie de bordeaux est globalement excédentaire même si le Lot-et-Garonne est déficitaire (Gironde excédentaire).

 

Mutez-nous : Pourquoi les 65 postes de la rentrée ont-ils été tous pourvus par des listes complémentaires (LC) ?

 

Mme Joliat : C’est une "Demande du ministre" donc impossible, comme nous le proposons, de "garder" des places pour des ineat. Si certains départements y ont eu recours c'est par rapport aux calendriers des concours tombant à différentes dates et qui étaient donc juste en LC ... il faut croiser tous les paramètres au niveau rectoral sur des départements différemment pourvus. Le nombre de 349 places au concours a été revu à la baisse pour favoriser les permutations.

 

Mutez-nous : Nous souhaitons que ce genre d'action soient annoncées et plus larges pour désengorger des situations anciennes.

 

Mme Joliat : Le CTN aura lieu le 20 décembre.

 

Le SNUIPP souligne la baisse constante ces dernières années des possibilités de mutations et des situations de blocage inacceptables. Il y a tout de même de l'espoir quant aux points de séparation pour les dispo et les congés. 


Mme Joliat se déclare comme quelqu'un de "très légaliste" et explique qu'étant en surnombre il n'y a rien à faire et qu'il faut travailler dans un souci d'équité dans la totalité et donc sur les 5 départements même s'ils présentent des spécificités et des besoins différents.

Le recteur est "responsable de 2.6 milliards d'euros de masse salariale" et "arriver par la forme la plus légale possible" (... à impulser des changements) est " la première priorité" de la secrétaire générale.

Elle nous propose de refaire le point à l'issue des phases de permutations avec les 5 DASEN (nous avons proposé de prendre immédiatement RV ...!).

Selon elle l'allongement des retraites joue également sur le calibrage et le surnombre (nous arguons du fait que si des besoins se faisaient sentir en cours d'année nous serions prêtes à combler les manques ...)

Elle craint que nos actions ne soient "perçues comme des passe-droits".

 

Mutez-nous : Nous dénonçons cela. Ce ne peut pas être le cas car nous nous battons pour des changements en profondeur et sur la durée des règles de mutation, nous voulons trouver des solutions pour tous !

Nous rappelons la loi de 84 et l'interrogeons sur le recours à des contractuels envisagé (voire acté dans certains départements...)

 

Mme Joliat : Il ne sera jamais fait appel à des contractuels tant que l'académie est en surnombre ! Le recteur s’y opposera.

 

Mutez-nous : Il y a cependant déjà des problèmes de remplacement et nous y voyons des motifs d'espoir ...! Nous évoquons la loi de finances 2013 et son organisation en 2 concours où nous pourrions de nouveau en jouant sur les "quotas" espérer quelques places pour les ineat ...

 

Mme Joliat nous rappelle que cette loi doit d'abord être votée par les députés et qu'une communication devrait être faite dans les prochains jours, c'est une "question d'arbitrage ministériel".

 

Mutez-nous : nous abordons les problèmes de détachement dans le 2nd degré.

 

Mme Joliat : C'est "un problème d'approche disciplinaire et nationale (car mutation au niveau national )". De plus les enseignants absents n'étant remplacés qu'au delà de 15 jours certains cumulent des arrêts consécutifs et donc non prévisibles ... Elle nous propose de nouveau de nous rencontrer "si" après les permutations nous avons encore des soucis à évoquer (ce qui nous paraît inévitable !!!)

 

Les Mutez-nous évoquent toutes les démarches auprès des députés et des élus (dont Mme Joliat semble avoir connaissance). Nous dénonçons notre incompréhension et notre colère du fait des "renvois de balle" constants entre le rectorat et le ministère...

 

Les Mutez-nous  remercient leur trois interlocuteurs pour leur écoute et les avancées au niveau du classement des ineat et nous leur donnons RV après les résultats des permutations.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 21:58

Audience du 03/10/2012

Rectorat de Toulouse

 

Présents :

Rectorat : M. PIERRE (Secrétaire Général) ; Mme MAMIC ;

Mutez-Nous : Sophie Théobald (Ariège) ; Céline Charfoulaut (Gers) ; Stéphanie Lescop (Haute-Garonne)

Représentants syndicaux SNUDI-FO 31 et SNUIPP31

 

 

Mutez-Nous : Serons-nous affectés par le recrutement de 40 000 postes pour la rentrée prochaine ?

Rectorat : Sur toute la France cela représente 9 000 postes dans le premier degré répartis sur toute la France par le ministère suivant les besoins. Les recrutements se feront donc sur concours.

La demande d'une baisse du nombre de recrutements par concours (« de 230 à une centaine, donc plus d’entrants, et moins de stagiaires») a été demandée à l’administration centrale, qui a refusé, afin de ne pas créer de fuites de professeurs des écoles expérimentés provenant en particulier de la région parisienne et du nord en général.

 

Mutez-Nous : Le Ministère de l’Education Nationale a répondu à l’un de nos courriers en disant que ces situations « relevaient de la compétence des recteurs »…

 

Rectorat : Pour les prochaines permutations : 60 postes en solde positif seront à pourvoir sur l'académie (par exemple pour 100 permutations, 160 entrées seront accordées). La moitié des points pour séparation devrait être accordés pour le personnel en disponibilité.

Rappel : lors des permutations informatiques, les 63 intégrations étaient des priorités médicales. Il faut se demander si c'est la meilleure des solutions.

 

 

SNUIPP 31 : Pourquoi pas d'intégration d'inéats lorsque les départements passent en déficit ?

Rectorat : A l'heure actuelle, il reste encore environ 200 surnombres sur toute l'Académie. Le calcul d'une moyenne se fait de janvier à décembre.

SNUIPP 31 : La Haute-Garonne devrait pourtant être en « sousnombre » assez rapidement.

Rectorat : Pas avant Janvier/Février.

 

 

SNUIPP 31 : Y aura-t-il des inéats en cours d'année ?

Rectorat : Non, seulement à la rentrée prochaine et nous ne savons pas dans quelle mesure. Rappel : depuis deux rentrées, le recteur a pris des mesures de bienveillance permettant de régler 65 situations au niveau académique. De nouvelles mesures de bienveillance devraient être prises pour la rentrée 2013. Ne précise pas combien.

 

 

SNUDI-FO : En juillet nous avons exigé que les organisations syndicales aient la communication des documents permettant de vérifier l’équité des traitements des personnels. Il a fallu batailler pour obtenir en septembre le listing des 261 personnels demandant leur rapprochement de conjoints. Les critères de classement nous ont alors paru complètement incompréhensibles.

SNUIPP 31 : Concernant les inéats, peut-il y avoir une harmonisation des critères de classement?

Rectorat : Ce n'est pas possible. Nous regardons les premiers vœux, le nombre d'années de demandes en rapprochement de conjoints, puis les situations particulières (en particulier l'âge et le nombre d'enfants). Un rang ne doit pas être attribué. On ne peut pas créer de barème.

SNUDI-FO 31 : C’est un grave problème.

Mutez-Nous : Pourquoi les critères ne sont-ils pas harmonisés ?

Rectorat : Parce que nous n’y sommes pas arrivés. Les directeurs académiques et le recteur ne se sont pas mis d’accord. C’est du cas par cas.

Nous accordons plus d’importance aux personnels en disponibilité pour rapprochement de conjoints qu’aux autres.

Mutez-Nous : Et les personnels en poste éloignés de leur conjoints, parfois de 1000 km avec des enfants ?

Rectorat : Je suis touché par les professeurs en disponibilité car eux sont victimes d’une interruption de leur carrière. 

 

Mutez-Nous : comment se fait-il que PAR EXEMPLE, dans un petit département comme l’Ariège qui est excédentaire (20 surnombres), 17 stagiaires soient intégrés, au détriment des inéats pour rapprochement de conjoints, malgré l’article 60 du décret de 1984 qui les donne pourtant prioritaires ?

Rectorat : Les stagiaires sont programmés, nous avons une gestion prévisionnelle, par rapport aux départs en retraite etc.

Mutez-Nous : Qu’envisagez-vous pour réduire les surnombres ?

Rectorat : Les surnombres se réduisent tout seuls.

Mutez-Nous : L’an dernier ils ont augmenté en Ariège.

Rectorat : Il faut les considérer au niveau académique.

 

SNUDI-FO 31/SNUIPP31 : Les temps partiels pour convenance personnelle ont tous été refusés en Haute-Garonne, pourtant ils permettraient d'intégrer un certain nombre de collègues. Idem pour les temps partiels de droit à 80%.

Rectorat : pas de réponse apportée.

 

SNUDI-FO : En Haute-Garonne, il y a eu 10 inéats accordés pour 261 demandes de rapprochements de conjoints, c’est ridiculement faible, surtout par rapport à il y a 2 ans.

Rectorat : « On pourrait ne rien faire, ce serait tout à fait possible aussi. » Il y a eu 1240 demandes d'inéats sur le plan académique. On ne peut pas intégrer 1240 personnels.

 

A la question de savoir combien de ces 1200 demandes étaient des demandes d’inéats pour rapprochements de conjoints, le rectorat a dit ne pas avoir les chiffres.

 

Mutez-Nous : Concernant le respect de l’article 60 du décret de 1984 donnant les rapprochements de conjoints prioritaires, que comptez-vous faire ?

Rectorat : Cet article sera toujours soumis aux enveloppes budgétaires. Si on appliquait cette règle on serait obligé d’intégrer 1200 personnes d’un coup dans l’académie.

Mutez-Nous :  ça ne concerne pas 1200 inéats, seulement les rapprochement de conjoints, et vous pourriez ne pas le faire d’un coup. La plupart des demandes datent de plusieurs années.

Rectorat : Nous n'avons pas de solution immédiate. Il faut attendre.

 

 

SNUDI-FO : pour conclure, nous avons des pistes :

Accepter les temps partiels, ce qui ne coûtera rien.

Augmenter le nombre de postes, pour alléger le nombre d’élèves dans les classes.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:06

CHARTE DU COLLECTIF MUTEZ NOUS

Nous sommes professeurs des écoles et attendons une mutation auprès de nos conjoints et quelquefois enfants, depuis plusieurs années. Quand nos conjoints furent mutés, certains l'ont suivi, se mettant en disponibilité ou en demandant un congé parental pour ne pas séparer la famille. N'accumulant alors plus de points, l'espoir de pouvoir à nouveau enseigner s'éteint.
D'autres, se sont vues contraints de reprendre leur activité à des centaines de kilomètres pour "gagner des points" et avoir une chance, un jour peut être, de récupérer leur métier. Cette situation est pourtant insupportable pour eux et leur conjoint, d'autant plus que l'issue n'est jamais certaine.
Cette situation a des conséquences négatives qui s’aggravent d’année en année sur nos familles, nos finances, notre santé.
Or, nous avons constaté à l’issue de l’échec de nos de demandes d’intégration, que des mutations sans caractère prioritaire étaient accordées dans les départements demandés.

Objectifs du collectif :
Nous nous sommes fédérés en collectif afin de défendre l’application systématique de l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984, qui décrit le caractère prioritaire des mutations pour rapprochement de conjoint.
Nous dénonçons également que « le bon fonctionnement du service » nous est opposé alors que celui-ci ne nous est pas démontré : reprise de service de retraités, recrutement d’étudiants sans formation professionnelle et sans expérience avec la suppression des IUFM, nombreux enseignants non remplacés…
Nous voulons interpeller l’administration sur ce système de mutation afin de faciliter le respect de la priorité pour rapprochement de conjoint. Cette priorité étant d’autant moins respectée que le professeur est originaire d’un département non attractif et demande à intégrer un département attractif.

Fonctionnement du groupe :
- Adhérer au collectif « Mutez-Nous » c’est s’engager à :
- Participer à la vie du collectif en communiquant avec les membres du collectif par l’intermédiaire de ce groupe.
Il s’agira de prendre connaissance des actions entreprises et des informations échangées par les membres du groupe, mais également de répondre aux sollicitations, de participer aux discussions visant à faire évoluer l’action du collectif (proposition d’actions, demandes d’audiences, sollicitation de partenariat avec les syndicats, rédaction de courrier…;
- Solliciter l’avis du groupe avant les contacts ou communications avec les syndicats, médias et services administratifs ;
- Travailler en partenariat avec les syndicats, sans exclusivité ;
- Communiquer ses coordonnées aux membres du groupe.

Modalités et conditions d’adhésion au groupe :
- Apporter son témoignage sur le blog du collectif (collectifmuteznous@gmail.com) comme le modèle :http://mutezmoi.over-blog.org/pages/les-mutez-nous-3651788.html et lui faire parvenir une synthèse de sa situation ;
- Adhérer à la charte des « Mutez-Nous »

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 20:57

LES MUTEZ NOUS SONT PLUS MOTIVES QUE JAMAIS !!!


Une action nationale est prévue mercredi 3 octobre 2012 devant les rectorats pour dénoncer le recrutement des listes complémentaires (personnes ayant échoués au concours), contractuels ou vacataires alors que nous, enseignants diplômés, formés, expérimentés, disponibles et compétents attendons dans les mêmes départements notre mutation.

 

NON A UN ENSEIGNEMENT AU RABAIS POUR LES ELEVES !!!

 

Voici le communiqué de Presse pour le rectorat de Bordeaux...

 

mutez-nous1

 

 

 

 

 

 

 

avec l'aimable autorisation de jack-

 www.dangerecole.blogspot.com

MOUVEMENT NATIONAL DEVANT TOUS LES RECTORATS DE FRANCE LE 03 OCTOBRE

Mercredi 03 Octobre 2012, Sit-in devant le rectorat de l’Académie de Bordeaux à partir de 10h00.

Le collectif « MUTEZ NOUS » se bat CONTRE la précarisation du métier et POUR l'intérêt des élèves.

http://mutezmoi.over-blog.org/

 

     

Aujourd'hui, le gouvernement annonce 40 000 créations de postes sur l'ensemble du territoire pour la rentrée 2013. Le Ministre de l’Education nationale autorise le recrutement des listes complémentaires (personnes ayant echoué au  concours de professeur des écoles) comme cela s’est déjà fait en grande partie pour les 1000 postes créés pour la rentrée 2012. Il autorise ainsi que des personnes non formées fassent la classe aux élèves.

 

ET POURTANT, D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT.

Nous sommes professeurs des écoles, diplômés, qualifiés, en attente de mutation depuis plusieurs années, dans les départements même où des recrutements de listes complémentaires, vacataires ou contractuels ont lieu.  Fort de nos années d’expérience de l’enseignement, nous sommes formés, expérimentés, motivés, disponibles tout de suite et volontaires pour assurer un enseignement de qualité pour les élèves. Il faut que ces postes permettent :

à vos enfants, d'être entre de bonnes mains en bénéficiant d’un enseignement digne de ce nom et non d’un enseignement au rabais dissimulé !!

à des enseignants de retrouver le chemin de l'école, de régler des situations dramatiques

 

Professeurs des écoles, nous voulons simplement travailler ET vivre avec notre famille. Nous n’acceptons pas :

qu’il soit fait appel à des personnes non formées pour assurer l’enseignement alors que des enseignants compétents attendent leur mutation

que la priorité pour rapprochement de conjoint dont nous devrions bénéficier selon l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984, ne soit pas appliquée pour nous tous. En effet des personnes sans priorité légale obtiennent satisfaction !

que nos situations familiales, professionnelles et financières soient méprisées par l’administration depuis 2, 3, voire 4 ans et plus.

que « le bon fonctionnement du service » nous soit opposé alors que celui-ci ne nous est pas démontré : recrutement d’étudiants directement à la sortie du concours, nombreux enseignants non remplacés ou remplacés par des personnes recrutées auprès de Pôle Emploi n'ayant pas forcément de formation professionnelle adaptée ni d'expérience.

Nous nous rassemblerons devant le Rectorat de Bordeaux le mercredi 3 octobre afin de dénoncer un système de mutation injuste, discriminant et totalement inhumain. Mais surtout pour DENONCER les recrutements qui ont lieu dans tous les départements de personnels non formés qui vont se retrouver devant des classes, c'est la précarisation de notre métier et c'est CONTRE l’intérêt des élèves.

Nous sommes soutenus par de nombreux députés et nous vous interpellons vous : parents, presse...

                       COLLECTIF MUTEZ-NOUS !                                                                                             toileMN1-copie-1.JPG
 
Professeurs des écoles pris au piège dans la toile des mutations

Contacts : Pour la Gironde : Marie Boutroy nonomarie79@hotmail.fr ou 0610010871

Pour les Landes : Magali Tonneau magali.tonneau@voila.fr 

Pour les Pyrénées Atlantiques :Catherine Balut balutcath@yahoo.fr



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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:00

20 septembre 2012,

 

Le recrutement de listes complémentaires dans les académies demandées depuis des années par certains d'entre nous continue tandis que nous restons sur le carreau à nouveau !

 

Le Ministre malgré nos appels répétés ne répond pas à nos demandes : pouvoir travailler au plus près de nos conjoints et famille. L'exemple de l'une d'entre qui a rejoint son poste en septembre à 800 kilomètres de chez elle après un an sans salaire en disponibilité, et de petits boulots, est un exemple parmi tant d'autres : elle vit loin de son mari et de ses enfants toute la semaine et rentre le week-end chez elle après 8h de route.

Où est l'intérêt des personnels enseignants et des enfants qu'elle a dans sa classe ? Sans compter la vie de famille très compliquée à gérer.

 

On va encore recruter de nouveaux professeurs des écoles stagiaires, sans formation pour enseigner et pendant ce temps, les Mutez Nous attendent une hypothétique mutation.  Les listes complémentaires ont été recrutées partout, y compris dans des départements inaccessibles pour les Mutez Nous. Elles sont formées, expérimentées et sont en disponibilité ou en congé parental pour rester près de leur conjoint ou elles effectuent des trajets inhumains.

 

Nous demandons la REINTEGRATION DES PERSONNELS EN ATTENTE DE MUTATION AVANT DE PRENDRE DES LISTES COMPLEMENTAIRES. Nous nous ferons à nouveau entendre pour que l'on comprenne enfin l'absurdité de cette situation.

 

Nous interpellerons les syndicats, les rectorats, les Dasen, le ministère de l'Education nationale pour que cela change.

Pour l'intérêt des élèves, le "mieux-être" des personnels....

 

POUR QUE LE SYSTEME DE MUTATION CHANGE, QU'ON NOUS CONSIDERE COMME DES ETRES HUMAINS ET PAS COMME DES PIONS.

POUR QUE NOUS RETROUVIONS LE DROIT A MUTATION QUI FAIT PARTIE DE NOTRE STATUT.

POUR QUE LE DROIT A MUTATION SOIT APPLIQUE DE LA MEME FACON POUR TOUS LES PERSONNELS.

POUR QUE LA DISCRIMINATION DU DEPARTEMENT DE DEPART CESSE.

POUR QUE LES INSUPPORTABLES PASSES-DROITS CESSENT.

POUR QUE NOUS PUISSONS EXERCER NOTRE METIER DANS DES CONDITIONS CORRECTES.

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:00

 

2012-06-06-Rectorat-Toulouse 0050Collectif « Mutez-nous »

 

http://mutezmoi.over-blog.org/

collectifmuteznous@gmail.com 

 

  

 

 2012-06-06-Rectorat-Toulouse 0037-1 

  Rectorat de Toulouse – mercredi 6 juin 2012

 

Qui sommes-nous ?

Un collectif fondé par des collègues en attente de mutation depuis des années (5 ans pour l’une) et devant être séparés par des centaines de kilomètres de leur famille (jusqu’à 6000 kms). Des professeurs des écoles qui, face à l’impasse de la situation due au système des mutations et au pessimisme affiché des syndicats, gardent l’espoir qu’une issue favorable sera trouvée devant l’évidence des aberrations.

 

Nous souhaitons pouvoir continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles, sans pour autant être contraints d’abandonner nos familles.

 

En effet, lorsque nos conjoints ont été mutés ou ont obtenu un emploi dans un autre département, n’obtenant pas nous même notre affectation dans ce même département, nous avons été contraints de faire un choix cornélien :

 

- demander une disponibilité de droit ou un congé parental afin de ne pas briser nos familles. Choix qui nous « relègue » dans le no man’s land de l’Education Nationale car, n'accumulant alors plus aucun point, notre espoir de pouvoir à nouveau enseigner ou même travailler un jour dans la fonction publique s'éteint.


- continuer ou reprendre notre activité à des kilomètres pour "gagner des points" et avoir une chance, un jour peut être, de récupérer notre métier.

 

Nos situations sont humainement insupportables :

Sur un plan financier :

- aucun revenu pour les collègues en disponibilité pour qui il est très difficile de retrouver un emploi. De nombreux départements nous interdisent les suppléances dans le privé. Nous devons, dès la deuxième année de disponibilité,  devenir ayant droit de la sécurité sociale de notre conjoint. Cela ne fait qu’aggraver notre dépendance financière. Lorsque nous parvenons à contracter un CDD dans les rares établissements autorisés à nous embaucher, notre rémunération est celle d’un vacataire, soit le SMIC, quelle que soit notre ancienneté, ce qui peut représenter la moitié de notre salaire initial, pour un emploi équivalent. Cela concourt à la précarisation de notre statut d’enseignant.

- énormément de frais pour ceux qui continuent de travailler à temps plein, 

- des frais et un salaire réduit pour ceux qui sont contraints de travailler à mi-temps.

 

Sur un plan psychologique :

- pour ceux en disponibilité, le sentiment de ne plus exister et d’être trahis, abandonnés par l’administration,

- une grande culpabilité pour ceux qui laissent leurs enfants et leur conjoint en allant travailler à des centaines de kilomètres,

- une grande détresse pour les enfants qui voient papa ou maman partir chaque semaine, des conséquences graves sur la santé psychologique de ces enfants.

 

Sur le plan de la santé : des risques de dépression et d’accident très élevés.

 

Sur un plan professionnel :

- un sentiment de frustration énorme pour tous ceux qui ne peuvent pas donner autant qu’ils le voudraient à leurs élèves, leurs collègues….

- des répercussions sur le travail du conjoint.

- des sacrifices car cela ne sera pas sans répercussion au moment du calcul des retraites. Nos pensions seront diminuées, nos départs différés.

 

 

Aujourd’hui, face à cette détresse, les "mutez-nous" ont pris de l'ampleur et se battent pour dénoncer le système de mutation.

 

 

Que dénonçons-nous ?

    1 – Nous dénonçons les dysfonctionnements du nouveau système de mutation, mis en place dans l’Education Nationale en 2007/2008.

 

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée

« Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service, les affectations prononcées doivent tenir compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. Priorité est donnée aux fonctionnaires séparés de leur conjoint pour des raisons professionnelles, aux fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelle du partenaire avec lequel ils sont liés par un pacte civil de solidarité lorsqu'ils produisent la preuve qu'ils se soumettent à l'obligation d'imposition commune prévue par le code général des impôts, aux fonctionnaires handicapés relevant de l'une des catégories mentionnées aux 1°,2°,3°,4°,9°,10° et 11° de l'article L. 323-3 du code du travail et aux fonctionnaires qui exercent leurs fonctions, pendant une durée et selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat, dans un quartier urbain où se posent des problèmes sociaux et de sécurité particulièrement difficiles. Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d'évolution professionnelle. Dans le cas où il s'agit de remplir une vacance d'emploi compromettant le fonctionnement du service et à laquelle il n'est pas possible de pourvoir par un autre moyen, même provisoirement, la mutation peut être prononcée sous réserve d'examen ultérieur par la commission compétente. »

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. Comment expliquer que certains collègues obtiennent le département demandé en premier vœu avec moins de points au barème ?.....

 

 

VOICI LE DETAIL DES MUTATIONS DU GERS OBTENUES EN 2012

* En jaune, les personnes entrant dans le département sans rapprochement de conjoint.

 

Analyse globale des entrants du département GERS Annee 2012

 

Pour les résultats 2012, les barèmes minimum d'entrée ou de sortie présentés sont le résultat d'une mutation suivie parfois d'une amélioration par permutation.

Candidats désirants entrer

Candidats entrants satisfaits

Mutations

Permutations

Nombre de 1er voeu

Candidats satisfaits sur 1er voeu

 

 

460

15

3 % de tous les candidats

5

1 % de tous les candidats

10

2 % de tous les candidats

56

13

23 % des candidats en voeu 1

 

 

BARRES DES ENTRANTS du DEPARTEMENT GERS academie de TOULOUSE ANNEE 2012

Provenance

Academie

Min Mutations

Nb Mutations

Min Permutations

Nb Permutations

Nombre total de voeux

Nombre total d'entrants

Nombre de 1er voeu

Entrants sur 1er voeu

GIRONDE

BORDEAUX

 

 

489.00

1

5

1

20%

 

 

 

MARTINIQUE

MARTINIQUE

 

 

696.00

1

2

1

50%

1

1

100%

AUDE

MONTPELLIER

731.00

2

 

 

4

2

50%

2

2

100%

ARIEGE

TOULOUSE

 

 

264.00

1

1

1

100%

 

 

 

HAUTE GARONNE

TOULOUSE

 

 

29.00

3

3

3

100%

3

3

100%

HAUTES PYRENEES

TOULOUSE

 

 

63.00

1

1

1

100%

1

1

100%

LOT

TOULOUSE

931.00

1

 

 

5

1

20%

2

1

50%

TARN ET GARONNE

TOULOUSE

731.00

1

577.00

2

10

3

30%

9

3

33%

ESSONNE

VERSAILLES

881.00

1

706.00

1

34

2

6%

3

2

67%

TOTAL

 

5

 

10

460

15

3%

56

13

23%

 

Analyse globale des entrants du département LANDES Annee 2012

 

Pour les résultats 2012, les barèmes minimum d'entrée ou de sortie présentés sont le résultat d'une mutation suivie parfois d'une amélioration par permutation.

 

Candidats désirants entrer

Candidats entrants satisfaits

Mutations

Permutations

Nombre de 1er voeu

Candidats satisfaits sur 1er voeu

 

 

847

35

4 % de tous les candidats

5

1 % de tous les candidats

30

4 % de tous les candidats

236

25

11 % des candidats en voeu 1

 

 

BARRES DES ENTRANTS du DEPARTEMENT LANDES academie de BORDEAUX ANNEE 2012

 

Academie

Min Mutations

Nb Mutations

Min Permutations

Nb Permutations

Nombre total de voeux

Nombre total d'entrants

Nombre de 1er voeu

Entrants sur 1er voeu

DORDOGNE

BORDEAUX

 

 

531.00

1

19

1

5%

7

 

0%

GIRONDE

BORDEAUX

 

 

448.00

2

49

2

4%

32

1

3%

LOT ET GARONNE

BORDEAUX

 

 

526.00

4

55

4

7%

19

1

5%

PYRENEES ATLANTIQUES

BORDEAUX

 

 

38.00

4

4

4

100%

4

4

100%

SEINE ET MARNE

CRETEIL

821.00

1

 

 

53

1

2%

9

1

11%

VAL DE MARNE

CRETEIL

590.00

1

400.00

1

69

2

3%

12

2

17%

ISERE

GRENOBLE

578.00

1

 

 

4

1

25%

 

 

 

VIENNE

POITIERS

805.00

1

 

 

5

1

20%

4

1

25%

MARNE

REIMS

814.00

1

456.00

1

7

2

29%

4

2

50%

FINISTERE

RENNES

 

 

57.00

1

1

1

100%

 

 

 

LA REUNION

REUNION (LA)

 

 

61.00

4

5

4

80%

4

4

100%

GERS

TOULOUSE

 

 

255.00

2

5

2

40%

3

1

33%

HAUTE GARONNE

TOULOUSE

 

 

33.00

4

5

4

80%

3

3

100%

HAUTES PYRENEES

TOULOUSE

 

 

39.00

2

2

2

100%

2

2

100%

LOT

TOULOUSE

 

 

 

 

2

0

0%

 

 

 

TARN

TOULOUSE

 

 

529.00

1

1

1

100%

 

 

 

TARN ET GARONNE

TOULOUSE

 

 

451.00

1

4

1

25%

2

1

50%

HAUTS DE SEINE

VERSAILLES

 

 

408.00

1

68

1

1%

7

1

14%

YVELINES

VERSAILLES

 

 

415.00

1

69

1

1%

20

1

5%

 

 

 

5

 

30

847

35

4%

236

25

11%

 

Source : site du SGEN (http://premier.sgen-cfdt-plus.org/compte/barremutation.php)

 

Ces tableaux ne sont que des exemples. Cette situation se produit actuellement dans de nombreux départements.

    permut.jpg

  

Taux de satisfaction aux demandes de mutations inter-départementales du 1er degré (Source : site internet du SNUipp-FSU : http://snuipp.fr/3-enseignants-sur-4-prives-de)

 

A niveau national, pour les mutations au titre du rapprochement de conjoint, moins de 50% des collègues obtiennent satisfaction contre 53.20% en 2011.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car la donne change chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés.

 

 

2 - Les barèmes en vigueur pour les mutations interdépartementales

 

Ci-dessous calcul des éléments pris en compte dans le barème actuel (BO) :

 

A - Échelon

Des points sont attribués en fonction de l'échelon acquis au 31/08/11… par promotion et au 01/09/11… par classement ou reclassement selon la grille ci-dessous :

 

ECHELONS                 Instituteurs                          P.E.                   P.E. HC

1er                                          18                               -                                  36

2e                                           18                               -                                  39

3e                                            22                               22                               39

4e                                           22                               26                               39

5e                                           26                               29                               39

6e                                           29                               33                               39

7e                                            31                               36                               39

8e                                           33                               39                               -

9e                                           33                               39                               -

10e                                         36                               39                               -

11e                                         39                               39                               -

 

B - ancienneté totale

Au-delà de 3 ans dans le département actuel en tant que titulaire, compter 2 points par année complète et 2/12e de points pour chaque mois entier jusqu’au 31/08/2012, à l'exception des durées de disponibilité ou de congé de non activité pour études.

Dix points supplémentaires sont accordés par tranche de cinq ans d'ancienneté dans le département après le décompte des trois ans.

 

C – mutation pour garde d’enfant alternée et droit de visite : 20 points sont accordés pour une demande de mutation suite à une décision judiciaire de garde alternée ou de droit de visite et d'hébergement d'au moins un enfant de moins de 18 ans au 01/09/2012 et ne résidant pas au domicile de l'enseignant. La situation doit être établie au 01/09/2012. 

 

D - rapprochement des conjoints : 150 points sont accordés sur le 1er voeu qui doit être le département d'exercice du conjoint et sur les vœux portant sur les départements limitrophes. 

Cette notion s'applique:

-aux couples mariés au 01/09/2011,

-aux partenaires liés par un PACS conclu avant le 01/09/2011 qui justifient d’un avis commun d’imposition en 2010 (si pacsés avant le 1/01/2011) ou de l’attestation de PACS ainsi qu’une déclaration sur l’honneur signée par les deux partenaires de se soumettre à une imposition commune (si pacsés entre le 1/01/2011 et le 1/09/2011),

-aux couples vivant maritalement avec reconnaissance commune d’au moins un enfant né ou ayant reconnu par anticipation au plus tard au 01/01/2012 un enfant à naître.

 

Pour bénéficier de ces points, il faut être :

- en activité,

- en disponibilité de droit,

- en congé parental ou de présence parentale,

- en congé de longue maladie ou de longue durée.

 

E - enfants à charge de moins de 20 ans :

25 points sont accordés pour chacun des trois premiers enfants puis 30 points pour chaque enfant supplémentaire.

Ces points sont accordés sur les voeux qui doivent permettre le rapprochement de conjoint.

 

F - Durée de séparation : 50 points par année scolaire entière de séparation, sont accordés pour les 2 premières années. En outre, 100 points de bonification supplémentaires sont accordés pour la 2ème année. A partir de la 3ème année, la bonification forfaitaire est de 100 points. 

􀅶1 année de séparation : 50 points ;

􀅶 2 années de séparation : 200 points ;

􀅶 3 années ou plus de séparation : 350 points.

L’année scolaire en cours compte comme année de séparation si la séparation est effective au 01/09/2011. La séparation ne peut être antérieure à la date de titularisation.

 

La notion de séparation est reconnue pour une demande de rapprochement de conjoint lorsque les conjoints sont l'un et l'autre en activité dans des départements distincts professionnellement.

Ne comptent pas pour ces points : les durées où un des conjoints est en disponibilité, congé longue durée ou longue maladie, congé parental ou de présence parentale, non activité pour étude, mise à disposition, détachement, inscrit Pôle emploi.

 

G - Capitalisation pour renouvellement du 1er vœu :

5 points pour chaque renouvellement annuel sans interruption du même 1er vœu. L’annulation d’une mutation ou l’interruption de participation remettent le compteur à zéro.

 

H – Exercice en zone violence :

45 points sont accordés pour les collègues affectés au 1er septembre 2011 dans une école située en zone violence et justifiant de 5 années de services continus dans une ou plusieurs de ces écoles (liste des écoles et établissements figurant dans l’arrêté du 13/01/2001, BO n°10 du 08/03/2001). Les périodes à temps partiel comptent comme temps plein.

Le décompte est interrompu par le CLD, le congé parental, la disponibilité, le détachement ou la position hors cadre.

 

I - Majoration exceptionnelle de 500 points :

Cette majoration peut être accordée pour des enseignants bénéficiaires de l’obligation d’emploi qui justifieront de cette qualité par la reconnaissance de travailleur handicapé en cours de validité (reconnaissance par la MDPH, anciennement COTOREP) ou atteints d’une incapacité permanente d’au moins 10% à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle et titulaires d’une rente d’invalidité. Cette procédure concerne l’enseignant titulaire, son conjoint bénéficiaire de l’obligation d’emploi ou un enfant reconnu handicapé ou malade.

Pour justifier du cas exceptionnel, il faut déposer un dossier auprès du médecin de prévention départemental comportant : la pièce attestant l’obligation d’emploi de l’enseignant ou de son conjoint; la justification du fait que le département demandé améliorera les conditions de vie de la personne handicapée; les pièces concernant le suivi médical, notamment en milieu hospitalier spécialisé, si la demande est faite au titre d’un enfant handicapé ou atteint d’une maladie grave.

 

 

Ce barème ne prend pas en compte la situation réelle des personnels. Il fait peu de place aux enfants (25 points contre 100 points dans le secondaire), prend peu en compte l’ancienneté de service, pénalise les enseignants mariés ou pacsés avec des salariés fonctionnaires (ou autres) qui mutent très régulièrement. Il ne tient pas compte des diplômes obtenus au sein même de l’Education Nationale, incite à demander de faux  « passe-droits » (faux-pacs, faux certificats médicaux, ….).

Il crée ainsi un sentiment d’injustice profond !

 

   

Exemple :

COMPARAISON DE 2  FICHES DE VŒUX

de 2 P.E. ayant demandé le même département en novembre 2012

Professeur des Ecoles - 3ème ECHELON

Mariée sans enfant

Sans spécialité

Ecole élémentaire

 

Professeur des Ecoles – 9ème ECHELON

Mariée avec 2 enfants → disponibilité

CAPA-SH Option F

Affectée en ZEP et en REP

Mutation pour la rentrée de septembre 2012….

Rapprochement de conjoint

150 pts

 

150 pts

Enfants

0 pts

 

50 pts

Echelon

22 pts

 

39 pts

Ancienneté dans le département

2 pts

 

2 pts

Séparation

50 pts

 

0 pts

TOTAL 2012

224 pts

 

241 pts

 

Mutation pour la rentrée de septembre 2013….

Les variables qui changent tout pour les années suivantes…

Ancienneté dans le département

+ 2 pts

 

+ 0 pt

Séparation 2ème année

+ 150 pts

 

+ 0 pt

Renouvellement 1er voeu

+ 5 pts

 

+ 5 pts

TOTAL 2013

381 pts

 

246 pts

 

En deux années, cette jeune enseignante sans enfant a un barème plus élevé qu’une maman (avec 18 années d’ancienneté) !!!...

C’est une double peine que d’être contrainte de laisser son travail et voir ainsi bafouer plusieurs années de « bons et loyaux services ».

 

 

3- La suppression massive de postes dans l’Education Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales

 

 

4- Le manque « d’humanité » du système

 

 

5- Le maintien d’un recrutement local     

Des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années, et que nos mutations nous sont refusées !

Des personnes sont envoyées en formation alors que certaines collègues demandent le département avec le  « diplôme en poche ». Où sont les économies ?

 

Répartition académique des postes à pourvoir aux concours externes et aux concours externes spéciaux de recrutement de professeurs des écoles au titre de l'année 2012 

ACADÉMIES

POSTES
mis au concours externe

POSTES
mis au concours externe spécial

Aix-Marseille

170

 

Amiens

85

 

Besançon

62

 

Bordeaux

160

10

CAEN

48

 

Clermont-Ferrand

43

 

Corse

9

9

Créteil

810

 

Dijon

76

 

Grenoble

272

 

Guadeloupe

13

 

Guyane

65

5

Lille

184

 

Limoges

25

 

Lyon

270

 

Martinique

20

2

Montpellier

135

18

Nancy-Metz

67

1

Nantes

186

4

Nice

94

 

Orléans - Tours

141

 

Paris

117

 

Poitiers

88

 

Reims

83

 

Rennes

107

18

La Réunion

88

1

Rouen

108

 

Strasbourg

62

23

Toulouse

108

10

Versailles

906

 

 

Source : arrêté du 6 septembre 2011 (BO septembre 2011)

 

 

Les 1000 postes créés par le gouvernement pour la rentrée 2012 n'ont pas entraîné des mutations plus importantes. On a préféré ouvrir ces postes à des listes complémentaires, alors que certains d'entre nous ne travaillent pas et sont formés et expérimentés.

Nous ne pouvons attendre à nouveau que les postes supplémentaires promis soient pourvus par des places supplémentaires aux concours alors que nous attendons juste de pouvoir travailler près de notre domicile.

Nous continuons à dénoncer cette situation. Nous réclamons la prise en compte des points de séparation en congé parental, en disponibilité. Il faut réellement favoriser les rapprochements de conjoint (les permutations restent très inégalitaires selon du département d'où l'on vient, et s'il est déficitaire, on y est retenu des années).

Le Collectif Mutez Nous poursuit son action et nous sommes de plus en plus nombreux.

 

 

Que proposons-nous ?…

1) Nos propositions s’appuient sur :

-          les différents articles de la Loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, notamment l’Article 60,

-          les revendications de nos élus du personnel,

-          Les  rapports 2010 puis 2011 établis par le médiateur de l’Education Nationale.

Extrait d’une des conclusions :

« Le médiateur recommande que dans les cas où la disponibilité est directement liée à la non-obtention d’une mutation demandée au titre du rapprochement de conjoint, la période de disponibilité conduise à l’attribution de points de barème au même titre qu’une période d’activité. »

ReMEDIA 10-13 (rapport 2010)

    

 

2) Chaque année, début novembre paraît un Bulletin Officiel spécial qui établit les règles pour la Mobilité des personnels enseignants du premier degré.

Pour améliorer les règles et les barèmes du système de mutation et pour mieux tenir compte de la dimension humaine et familiale de chaque cas, nous proposons de remettre à plat, dès maintenant, les règles de mutation, afin de les rendre plus justes, plus équitables et plus transparentes :

  • Augmenter le nombre de points par enfant(s) (100 points dans le secondaire).
  • Cumuler des points de séparation en situation de congé parental ou de mise en disponibilité de droit. Dans le cas d’une modification du Bulletin Officiel, il serait souhaitable que ce cumul soit rétroactif pour ne pas léser les collègues qui attendent leur mutation depuis des années.
  • Compter le temps de séparation non en années, mais en mois de manière à éviter certaines aberrations.
  • Augmenter les points de renouvellement du premier vœu.  
  • Continuer à cumuler des points de séparation après 3 années,
  • Bénéficier d’un mi-temps de droit en cas de demande de rapprochement de conjoint refusée.
  • Inéat / Exéat :   → Etablir des règles claires et identiques  pour toutes les Académies : prise en compte du nombre d’années de la demande dans le département souhaité, rapprochement de conjoints, nombre d’enfants.

                            → Editer une liste avec un classement pour nous permettre d’avoir une échéance et ne plus rester dans le flou.

 

3) Certains départements étant très difficilement accessibles aux permutations et les demandes d’ineat/exeat étant systématiquement refusées, nous nous appuyons sur les articles 61 et 62 pour demander que des solutions alternatives nous soient proposées.

Article 61

Les autorités compétentes sont tenues de faire connaître au personnel, dès qu'elles ont lieu, les vacances de tous emplois, sans préjudice des obligations spéciales imposées en matière de publicité par la législation sur les emplois réservés.

A l’heure actuelle, aucun d’entre nous n’est informé d’une éventuelle vacance de postes dans les départements qu’elle demande. Ou plus grave encore, certains ayant trouvé un poste dans le secondaire ou l’enseignement privé se sont vus refuser le droit d’exercer compte-tenu de leur situation administrative.

Article 62

Si les possibilités de mutation sont insuffisantes dans leurs corps, les fonctionnaires séparés de leur conjoint pour des raisons professionnelles, les fonctionnaires séparés pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel ils sont liés par un pacte civil de solidarité et les fonctionnaires handicapés relevant de l'une des catégories visées aux 1°,2°,3°,4°,9°,10° et 11° de l'article L. 323-3 du code du travail peuvent, dans toute la mesure compatible avec les nécessités de fonctionnement du service, compte tenu de leur situation particulière, bénéficier, en priorité, du détachement défini à l'article 45 et de l'intégration directe définie à l'article 63 bis du présent titre et, le cas échéant, de la mise à disposition définie à l'article 41 de ce même titre.

A l’heure actuelle, nos demandes de détachement que ce soit dans le corps des enseignants du second degré ou dans des corps administratifs ne sont pas étudiées si nous n’avons pas au préalable eu une mutation dans l’académie demandée.

Nos demandes de congé de formation sont refusées sous de fallacieux prétextes : crédits insuffisants ou demandes non prioritaires.

Nous demandons qu’un accompagnement réel nous soit proposé. Nous souhaiterions  bénéficier d’une indemnité lorsqu’aucune solution ne nous est donnée.

 

 

4) Nous demandons également que l’article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant soit respecté.

Article 9

1. Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant.

 

 

 

   

Ces élus qui nous écoutent et nous soutiennent.... dans toute la France  

Face à l'inertie de l'administration, devant les problèmes que nous rencontrons, nous avons décidé de rencontrer les élus afin qu'ils puissent alerter le ministre de ces problèmes, et de l'iniquité du système de mutation des professeurs des écoles.

 

Depuis le début de notre lutte, de nombreux élus nous ont soutenus. Ils ont écrit des questions au gouvernement, alerté les DASEN ou les recteurs. Nous continuons à les solliciter avec le changement de gouvernement sur l'iniquité du système de mutation, et la non-application de la loi pour rapprochement de conjoint.


En BRETAGNE, Annick LE LOCH (députée Finistère) a écrit une lettre à Luc Châtel dans laquelle elle demande que le système de mutation dans le premier degré soit davantage transparent et soit amélioré en ce qui concerne les rapprochements de conjoints.

Gilbert LE BRIS, Député du Finistère, a attiré l'attention du ministère en 2011 par une question écrite.

Ils ont été relancés en 2012 par les Mutez Nous.


En TOURAINE, Philippe BRIAND, député d'Indre et Loire (Maire de Saint Cyr sur Loire) a posé plusieurs questions au gouvernement, il a également contacté le DASEN d'Indre et Loire, à plusieurs reprises (par le biais de son attaché Bruno de la Villate, ancien professeur lui-même).

M Jean Patrick GILLE a posé une question au gouvernement.

Nous avons rencontré les personnes du cabinet du maire de Tours, Monsieur Jean GERMAIN. Il est intervenu auprès du DASEN 37.

Marie France BEAUFILS, Sénatrice-Maire de Saint Pierre des Corps, a posé également une question au sénat. Elle est elle même Professeur des écoles.


Dans le LANGUEDOC ROUSSILLON, le sénateur Raymond COUDERC a écrit au ministre afin de demander une remise en question du système de permutation.


Dans les LANDES, Henri EMMANUELLI a été informé des situations des collègues en novembre 2010.

En février, lors de la pénurie de remplaçants dans les Landes, il a organisé une table ronde sur l'éducation dans les Landes afin de faire le point. Mais veille de cantonales, ni l'administration, ni l'opposition ne sont venues. Les "mutez-nous" étions présentes et avons informé tous les élus présents de nos situations aberrantes.

Des courriers ont été faits par Monsieur Emmanuelli au DASEN. Mais cela reste sans réponse.

Nous l'avons recontacté en 2012, il a "entrepris des démarches auprès de Vincent Peillon pour lui soumettre le dossier difficiles des mutations."

M. Alain VIDALIES, député et son attaché parlementaire nous a également reçus, il va faire une question au gouvernement. Il a fait part à M. Peillon des propositions.


En HAUTES PYRENEES, Monsieur Pierre FORGUES a posé une question écrite à l'Assemblée nationale sur le système de mutation des PE.


Dans les PYRENEES ATLANTIQUES, Monsieur David HABIB a posé une question écrite à l'Assemblée Nationale.


En GIRONDE, la députée Michèle DELAUNAY, chargée des questions éducation a été informée des problèmes de mutation. La députée Martine FAURE nous a soutenus.

Pascale GOT, députée du Médoc, nous a reçus également, et a posé une question au gouvernement.
Nous avons rencontré Jean Jacques BENOIT, maire de Pessac et conseiller général 33.
Une rencontre avec le député Alain ROUSSET a eu lieu, il a également posé une question au gouvernement.
Philippe MADRELLE Président du Conseil général 33 et sénateur, a été informé des problèmes et a sollicité l'IA.

 

Dans le TARN, nous avons eu audience auprès des députés: Françoise IMBERT, députée de Haute Garonne. Elle a fait une question écrite au gouvernement.

Nous avons parlé de nos difficultés avec Monsieur Thierry CARCENAC, député du Tarn.

 

En EURE ET LOIR, nous avons eu des questions écrites de Monsieur JEAN-PIERRE GORGE, député-Maire de Chartres, de Laure de LA RAUDIERE, députée.

 

Dans la CREUSE, département-prison également, Michel VERGNIER, député a été sollicité par les collègues qui ne peuvent sortir de la Creuse depuis des années.

 

En LIMOUSIN: nous avons contacté Mr LOZACH, Sénateur (Creuse) et été reçus par Mr VERGNIER Député Maire de Guéret qui va faire une lettre écrite. Deux sénateurs de la Haute Vienne et  le Maire de Limoges (demande d'audience) ont été contactés ainsi que  le médiateur de l'académie de Limoges (via un syndicat).

 

Dans le GERS, Gisèle BIEMOURET a posé une question écrite au gouvernement et nous a déjà reçus à plusieurs reprises. Elle a fait des courriers aux ministres de l’Education Nationale, aux DASEN pour informer de la situation et soutenir nos demandes. Elle a proposé de transmettre le dossier des « mutez-nous » à la commission « Education »

Philippe MARTIN, député et président du conseil général nous a apporté son soutien. 

 

Dans le PUY DE DOME, Monsieur Jean-Paul BACQUET, député nous a reçus et a transmis nos doléances à Monsieur Peillon.

 

A TOULOUSE, nous avons rencontré l'assistante de Monsieur Christophe BORGEL, Député, qui a fait un courrier à Vincent Peillon.

Kader ARIF, député, a été contacté. Il a fait un courrier à Vincent Peillon.

 

En CHARENTE MARITIME, Dominique BUSSEREAU, député, a interpellé Vincent PEILLON.

 

Dans l'INDRE, Monsieur CHANTEGUET, député, avait été contacté. C'est un ancien professeur, qui comprend bien nos problèmes. Il a saisi le ministre par l’intermédiaire d'une question écrite publiée au Journal Officiel. Il demande une meilleure prise en compte des enfants et des distances de séparation, il demande le respect des priorités de rapprochement de conjoint et évoque les difficultés financières dues aux situations. Il rappelle que la mobilité des PE ne devrait pas être seulement une question de chiffre mais prendre davantage en considération la dimension humaine. Il demande les raisons de ce problème et des solutions. Il nous tient au courant des réponses.

 

 

 

 

 

 

Si nous nous tournons vers les élus, c'est que notre ministère reste sourd à nos requêtes malgré l'évidence de l'iniquité du système reconnu par certains de nos interlocuteurs, et par les syndicats.


Nos audiences parisiennes sont restées sans réponse malgré des promesses de rendez-vous individuels, et des promesses de changements.


Nous sommes allés à Paris par deux fois pour rencontrer notre DRH (fait pour certains 900 km) en 2010 et à nouveau en 2012, nous restons dans une incertitude insupportable pour notre vie future.

Les projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années, nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations.

Au niveau des DASEN, le discours reste extrêmement pessimiste. Cette situation va encore perdurer des années. Que doit-on faire ? Attendre ? Nous continuerons à faire connaitre ces situations, parce que nous n'avons pas le choix, parce que nos revendications sont justifiées.

 

 

 

 

 

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collectifmuteznous@gmail.com

 

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Le Collectif MUTEZ NOUS
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 10:12

Collectif « les mutez-nous »                                                                         Le 27 août 2012

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                                                                                              A l’attention de M. Peillon

                                                                                              Ministre de l’Education Nationale

 

 

Monsieur le Ministre,

 

L’Ecole est VOTRE priorité. C’est aussi la NOTRE !!!

 

Nous sommes professeurs des écoles. Nous appartenons à un collectif «LES MUTEZ-NOUS». Nous vous avons déjà écrit, au nom du collectif ou à titre individuel, pour vous faire part de nos situations désastreuses causées par la non-obtention de notre mutation pour nous rapprocher de nos conjoints (malgré l’existence de l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984).

Nous sommes des professeurs des écoles compétents et motivés, obligés de cesser leur travail durant plusieurs années pour rester avec leur famille ou travaillant loin de leur famille et subissant l’éloignement dans l’espoir d’obtenir la mutation…

 

Vous avez, à de nombreuses reprises, annoncé des mesures pour l’Education Nationale : création de 1000 postes pour la rentrée 2012, création de milliers de postes dès 2013 (Articles parus dans Aujourd’hui des 03/08/2012 et 20/08/2012).

De même, lors de votre audition auprès de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du 10 juillet, vous réaffirmez que « la jeunesse, l’école, l’éducation et l’instruction figurent au cœur des priorités du président », que votre « action est destinée à rassembler les français et les nombreux acteurs du monde éducatif ».

Nous, les enseignants en attente de mutation pour rapprochement de conjoint, nous nous sentons complètement abandonnés par toutes ces mesures. Alors que nous sommes formés et expérimentés, vous avez choisi d’ignorer tous ces enseignants au service de l’Etat pour recruter des nouveaux professeurs non formés.

Vous dites, dans vos propos recueillis par la dépêche du 23 août 2012, avoir déjà « amélioré de nombreuses situations » « grâce aux emplois supplémentaires et aux recrutements » auxquels vous avez  procédés. « Nous pouvons réagir immédiatement si, par exemple, il manque un enseignant ici ou là ». Pourquoi recruter avant même de faire appel à des enseignants formés qui attendent, parfois depuis plusieurs années, leur mutation ?

Pourquoi se passer de personnel qualifié et expérimenté ? C’est une démarche incompréhensible.

 

Toutes nos interrogations ne sont rien au regard de nos dramatiques situations et c’est pourquoi nous vous envoyons ce courrier comme une bouteille à la mer, perdus sur notre île au milieu d’un océan d’indifférence.

Nous souhaitons de tout cœur, monsieur le Ministre, que vous prendrez enfin compte de nos compétences et de notre disponibilité pour les futurs postes à pourvoir.

 

 

Nous vous prions  de croire, Monsieur le Ministre, à notre profond dévouement pour le service public d'Education et en l’assurance de notre haute considération.

 

 

 
Collectif « Mutez-Nous"
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Le Collectif MUTEZ NOUS
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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 00:00

Le 11 novembre 2012,


Depuis le début de notre lutte, de nombreux élus nous ont soutenus et nous les en remercions.

Ils ont écrit des questions au gouvernement (plus de 60 questions écrites depuis 2008), alerté les DASEN ou les recteurs. Nous continuons à les solliciter avec le changement de gouvernement sur l'iniquité du système de mutation, et la non-application de la loi pour rapprochement de conjoint.

Voici la liste de tous ceux qui nous ont soutenus :


En BRETAGNE : 

Richard FERRAND, député du Finistère, a écrit à Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, et à Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique  en 2012 pour nous soutenir dans nos doléances et demander le respect de la loi n°84-16 relative au rapprochement de conjoint pour mettre fin aux situations difficiles que nous subissons.

Annick LE LOCH (députée Finistère) a écrit une lettre à Luc Châtel dans laquelle elle demande que le système de mutation dans le premier degré soit davantage transparent et soit amélioré en ce qui concerne les rapprochements de conjoints.

Gilbert LE BRIS, Député du Finistère, a attiré l'attention du ministère en 2011 par deux questions écrites en août 2011 et septembre 2011.

Ils ont été relancés en 2012 par les Mutez Nous.

Gérard LORGEOUX, député du Morbihan, a fait une question écrite au gouvernement en août 2011.

Nathalie APPERE, députée d'Ile-et-Vilaine,  a attire l'attention de Vincent Peillon sur les difficultés de mutation des professeurs des écoles par une question écrite au gouvernement en octobre 2012.

Patricia ADAM, députée du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en juillet 2011.

Jean-Luc FICHET, sénateur du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Philippe PAUL, sénateur du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en mai 2011.

 

EN AQUITAINE :

Dans les LANDES, Henri EMMANUELLI a été informé des situations des collègues en novembre 2010.
En février 2011, lors de la pénurie de remplaçants dans les Landes, il a organisé une table ronde sur l'éducation dans les Landes afin de faire le point. Mais veille de cantonales, ni l'administration, ni l'opposition ne sont venues. Les "mutez-nous" étions présentes et avons informé tous les élus présents de nos situations aberrantes.
Des courriers ont été faits par Monsieur Emmanuelli au DASEN. Mais cela reste sans réponse.

Nous l'avons recontacté en 2012, il a "entrepris des démarches auprès de Vincent Peillon pour lui soumettre le dossier difficiles des mutations."

Alain VIDALIES, député nous a également reçus, il doit interpeller le gouvernement.

Sandrine DOUCET, députée de Gironde, a alerté le gouvernement par une question écrite en juillet 2012 sur le recrutement des listes complémentaires sur des postes de professeurs des écoles alors que des enseignants attendent leur mutation dans ces mêmes départements. Elle a reçu une délégation de "mutez nous" en octobre 2012 et va contacter Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale et Najat-Vallaud Belkacem ministre des droits de la femme. Elle a fait en novembre 2012 une question écrite à la ministre des droits de la femme.

Martine FAURE, députée de Gironde, a fait une question écrite au gouvernement en juillet 2011.

La députée Michèle DELAUNAY, chargée des questions éducation a été informée des problèmes de mutation.

Pascale GOT, députée du Médoc, nous a reçus également, et a posé une question au gouvernement en juin 2011.

Nous avons rencontré Jean-Jacques BENOIT, maire de Pessac et conseiller général 33.


Une rencontre avec le député Alain ROUSSET a eu lieu, il a également posé une question au gouvernement en juin 2011

Philippe MADRELLE Président du Conseil Général 33 et sénateur, a été informé des problèmes et a sollicité l'IA.

David HABIB, député des Pyrénées-Atlantiques, a posé une question écrite à l'Assemblée Nationale en avril 2010.

Martine LIGNIERES-CASSOU, députée des Pyrénées-Atlantiques, a attiré l'attention de Vincent Peillon par une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Jean GRENET, député des Pyrénées-Atlantiques, a rédigé une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Annie JARRAUD-VERGNOLLES, sénateur des Pyrénées-Atlantiques, a attiré l'attention de Vincent Peillon par une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Lucette LOUSTEAU, députée du Lot-et-Garonne, a attiré l’attention du ministre de l’éducation nationale par une question écrite en octobre 2012.

 

DANS LE CENTRE :

En Touraine, Philippe BRIAND, député d'Indre et Loire (Maire de Saint Cyr sur Loire) a posé plusieurs questions au gouvernement, il a également contacté le DASEN d'Indre et Loire, à plusieurs reprises (par le biais de son attaché Bruno de la Villate, ancien professeur lui-même).

Jean Patrick GILLE a posé une question au gouvernement en janvier 2012.

Nous avons rencontré les personnes du cabinet du maire de Tours, Monsieur Jean GERMAIN. Il est intervenu auprès du DASEN 37.

Marie France BEAUFILS, Sénatrice-Maire de Saint Pierre des Corps, a posé également une question au sénat. Elle est elle même Professeur des écoles.

Jean-Paul CHANTEGUET, député de l'Indre, a été contacté. C'est un ancien professeur, qui comprend bien nos problèmes. Il a saisi le ministre par l’intermédiaire d'une question écrite publiée au Journal Officiel en mai 2011. Il demande une meilleure prise en compte des enfants et des distances de séparation, il demande le respect des priorités de rapprochement de conjoint et évoque les difficultés financières dues aux situations. Il rappelle que la mobilité des PE ne devrait pas être seulement une question de chiffre mais prendre davantage en considération la dimension humaine. Il demande les raisons de ce problème et des solutions.

 

EN MIDI-PYRENEES :

Dans le Gers, Gisèle BIEMOURET a posé une question écrite au gouvernement en avril 2011. Elle nous a reçus en août 2012 et va transmettre le dossier des mutez nous Martine FAURE, députée de Gironde et membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'assemblée nationale.

Philippe MARTIN, député et président du conseil général du Gers nous a apporté son soutien en septembre 2012.

Raymond VALL, sénateur du Gers, a fait une question écrite en juin 2011.

En Hautes-Pyrénées, Pierre FORGUES a posé une question écrite à l'Assemblée nationale en avril 2011 sur le système de mutation des PE.

En Haute-Garonne, nous avons rencontré l'assistante de  Christophe BORGEL, député, qui a fait un courrier à Vincent Peillon.

Kader ARIF, député, a été contacté. Il a fait un courrier à Vincent Peillon.

Monique IBORRA, Gérard BAPT, députés de Haute-Garonne, ont fait chacun une question écrite en juin 2011.

Jean-Pierre PLANCADE, sénateur de Haute-Garonne, nous apporté son soutien par une question écrite au gouvernement en septembre 2012.

Patrick LEMASLE, député de Haute-Garonne, a interpellé le gouvernement par une question écrite en août 2011.

Françoise LABORDE, sénateur de Haute-Garonne, a fait une question écrite au gouvernement en novembre 2011.

Nous avons eu audience auprès des députés: Françoise IMBERT, députée de Haute Garonne. Elle a fait une question écrite au gouvernement en mai 2011.

Nous avons parlé de nos difficultés avec Monsieur Thierry CARCENAC, député du Tarn.

Dominique ORLIAC, députée du Lot, a fait une question écrite en septembre 2009.

 

DANS LE LANGUEDOC ROUSSILLON :

Raymond COUDERC, sénateur de l’Hérault, a écrit au ministre afin de demander une remise en question du système de permutation.

Robert NAVARRO, Robert TROPEANO, sénateurs de l’Hérault, ont interpellé, chacun, le ministre de l’éducation nationale par une question écrite en juin 2011.

Kléber MESQUIDA, a, par deux fois attiré l’attention du gouvernement par deux questions écrites en avril 2009 et en juin 2011.

André VEZINHET, députés de l’Hérault, a fait une question écrite en juin 2011.

Yvan LACHAUD, député du Gard, a posé deux questions écrites au gouvernement en juin 2011.

 

EN RHÔNE-ALPES :

Thierry BRAILLARD a fait une question écrite en novembre 2012.

André VALLINI, député de l’Isère, a, par deux fois, attiré l’attention du ministre de l’éducation nationale par des questions écrites en avril 2012 et en juillet 2011.

Bernard PERRUT, député du Rhône, a fait une question écrite en mai 2011.

Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche a fait une question écrite en avril 2009.

Jean-François CHOSSY, député de la Loire, a fait une question écrite au gouvernement en avril 2010.

 

DANS LE LIMOUSIN :

En Corrèze, Philippe NAUCHE, député, a fait une question écrite en  octobre 2012.

Bernard COMBES, conseiller technique des relations avec les élus au gouvernement, a écrit à Vincent Peillon en juillet 2012.

Dans la Creuse, département-prison, Michel VERGNIER, député, a été sollicité par les collègues qui ne peuvent sortir de la Creuse depuis des années. Nous avons été reçus par Mr VERGNIER Député Maire de Guéret qui va faire une lettre écrite.

Nous avons également contacté Mr LOZACH, Sénateur (Creuse).

Deux sénateurs de la Haute Vienne et  le Maire de Limoges (demande d'audience) ont été contactés ainsi que  le médiateur de l'académie de Limoges (via un syndicat).

Daniel BOISSERIE, député de Haute-Vienne, a fait une question écrite en mai 2011.

 

EN FRANCHE-COMTE : 

Michel RAISON, député de Haute-Saône, a fait une question écrite en mai 2011.

 

EN AUVERGNE :

Dans le Puy-de-Dôme, Jean-Paul BACQUET, député, nous a reçus et a transmis nos doléances à Monsieur Peillon.

Alain NERI, député du Puy-de-Dôme,  a fait une question écrite au gouvernement en août 2011.

  

EN POITOU-CHARENTES :

En Charente Maritime, Dominique BUSSEREAU, député, a interpellé Vincent PEILLON dans une question écrite en septembre 2012.

 

EN HAUTE-NORMANDIE :

Catherine MORIN-DESAILLY, sénateur  de Seine-Maritime et vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du sénat, nous a assurés de son soutien par une question écrite au gouvernement en septembre 2012. 

 

EN PICARDIE :

Barbara POMPILI, députée de la Somme a soutenu nos demandes par une question écrite en octobre 2012.

 

EN MARTINIQUE :

Maurice ANTISTE, sénateur de Martinique, a soutenu nos demandes par deux questions écrites en mars 2012 et en juillet 2012.

 

EN LORRAINE :

Jean-Yves LE DEAULT, député de Meurthe et Moselle, a fait une question écrite en juin 2012.

Dominique POTIER, député de Meurthe et Moselle, a fait une question écrite en novembre 2012.

 

DANS LE NORD :

Marie-Christine BLANDIN, sénatrice du Nord et présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, a fait un courrier à Vincent Peillon en octobre 2012.

 

Si nous nous tournons vers les élus, c'est que notre ministère reste sourd à nos requêtes malgré l'évidence de l'iniquité du système reconnu par certains de nos interlocuteurs, et par les syndicats.
Nos audiences parisiennes sont restées sans réponse malgré des promesses de rendez-vous individuels, et des promesses de changements.

Nous sommes allées à Paris par deux fois pour rencontrer notre DRH (fait pour certaines 900 km en 2010 et à nouveau en 2012, nous restons dans une incertitude insupportable pour notre vie future).

Les quelques changements apportés par le BO n°8 du 8 novembre 2012 relatif à la mobilité des perosnnels enseignants du premier degré - rentrée scolaire 2013 sont insuffisants pour faire évoluer de ssituations enkystées depuis des années.
Les projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années, nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations.

Les 1000 postes créés par le gouvernement n'ont pas entraîné des mutations plus importantes. On a préféré ouvrir ces postes à des listes complémentaires (personnes ayant échoué au concours), alors que certains d'entre nous ne travaillent pas et sont formés et expérimentés.

Nous ne pouvons attendre à nouveau que les postes supplémentaires promis soient pourvus par des places supplémentaires aux concours alors que nous attendons juste de pouvoir travailler près de notre domicile.

Nous continuons à dénoncer cette situation. La circulaire du 8 novembre 2012 amène une évolution dans l’attribution des points de barème notamment par l’augmentation des points pour enfants et des périodes de séparation en congé parental forcé et périodes de disponibilité.

Mais nous restons sceptiques quant au réel impact de ces mesures….

A QUOI BON AUGMENTER LES POINTS SI LE NOMBRES DE POSTES ATTRIBUES AUX MUTATIONS N’AUGMENTENT PAS ET SI ON CONTINUE D’ATTRIBUER LES POSTES PAR CONCOURS AUX LISTES PRINCIPALES ET AUX LISTES COMPLEMENTAIRES !!!

Le Collectif Mutez Nous continue et nous sommes de plus en plus nombreux.

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:08

Je vous mets quelques informations données par une collègue et qu'on n'avait jamais réussi à obtenir, si ça peut aides certaines personnes.

 

Je vois que certaines sont en pleine interrogation, et je les comprends, c'était mon cas il y a encore une semaine... Partir loin ou rester en dispo. J'ai quelques infos qui pourront peut-être aider certaines à y voir plus clair, notamment dans le cadre de la dispo. Je m'explique:
J'avais, avant d'avoir mon ineat pour le 22, postulé pour des CDI dans des établissements type IME et ITEP. Je ne savais pas à quel niveau de rémunération m'attendre, on m'avait plutôt parlé du SMIC, ce que je refusais. J'ai donc questionné les services du privé (SAGEPP) et voici la réponse que j'ai obtenue:

Bonjour Madame,

voici les éléments de réponse concernant vos interrogations sur votre situation administrative.
Un enseignant titulaire de l'enseignement public en disponibilité peut obtenir un agrément définitif (sous réserve d'être affecté sur un support vacant). Les maîtres agrées exerçant leurs fonctions dans des classes où des établissements privés sous contrat simple sont des personnels de droit privé, qui, bien que rémunérés par l'administration, sont liés à l'établissement, employeur privé, qui les emploi par un contrat de travail, et ne sont pas, à la différence des maîtres contractuels, considérés comme des agents publics.
Dans ces conditions, un enseignant titulaire de l'enseignement public bénéficiant d'un agrément pour enseigner dans un établissement privé sous contrat simple, ne peut être regardé comme étant recruté par l'administration dont il relève.
Ace titre, l'enseignant conserve, dans l'enseignement privé, l'indice qu'il détenait précédemment dans l'enseignement public, et continue à avancer normalement, En revanche, si l'enseignant choisit de reprendre ses fonctions dans l'enseignement public, à l'issue de sa période de disponibilité, il ne sera pas tenu compte de l'avancement effectué dans l'enseignement privé.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Bien cordialement
R.

Voilà une première info, que j'ai eu beaucoup de mal à obtenir car, en dispo, on ne rentre dans aucune case... Cela aidera peut-être certaines à faire leur choix, car cela peut permettre de continuer à exercer notre métier avec un salaire correct. Bien sûr, il faut être prêt à bosser dans l'ASH.

Deuxième info:

Pendant ma dispo j'ai bossé une partie de l'année en IME et en ITEP, dans des établissements sous contrat simple avec l'EN. J'ai effectué des suppléances assez nombreuses et remplacé des collègues en stage. Je ne suis pas enseignante spé... J'ai juste ma longue expérience... J'ai donc été rémunérée au SMIC puisqu'il s'agissait de CDD. Or, en juin, COUP DE THEATRE, j'apprends, par hasard, grâce à un directeur d'ITEP concerné qui me proposait un CDD pour l'an prochain, que, je pouvais PEUT-ETRE, percevoir une rémunération à mon échelon. Je me renseigne donc, toujours au SAGEPP. Et, là, j'apprends que oui, peut-être, c'est possible... Je transmets donc les pièces justificatives. ET, ça a marché. Je viens de percevoir rétroactivement la différence de salaire non perçu... Cela est possible pendant un an (un an seulement mais c'est mieux que rien) dans le département du Finistère, et donc, peut-être ailleurs!

Je tenais à vous en faire part car malheureusement personne ou presque n'a les infos, puisque dans les établissements où j'ai bossé cela ne m'a pas été indiqué.

Donc, pour celles qui opteront pour la dispo, renseignez vous bien, vous pouvez peut-être bosser, même en CDD, avec une rémunération décente !

 

Dernière info pour celles et ceux qui veulent continuer à enseigner pendant la dispo.

Vous pouvez bosser au GRETA, pour des centres de formation pour adultes, dans des MFR... Après ça dépend des diplômes et des compétences que vous aviez avant d'être enseignant. C'est mieux payé. Il existe aussi le SAPAD qui recrute des enseignants qui vont à domicile auprès d'enfants malades. Je viens d'apprendre cette dernière possibilité. Je ne connaissais pas cette solution, mais elle est à creuser aussi.

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Le Collectif MUTEZ NOUS
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Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
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  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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