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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 10:12

Collectif « les mutez-nous »                                                                         Le 27 août 2012

http:/ /mutezmoi.overblog.org 
collectifmuteznous@gmail.com

 

 

                                                                                              A l’attention de M. Peillon

                                                                                              Ministre de l’Education Nationale

 

 

Monsieur le Ministre,

 

L’Ecole est VOTRE priorité. C’est aussi la NOTRE !!!

 

Nous sommes professeurs des écoles. Nous appartenons à un collectif «LES MUTEZ-NOUS». Nous vous avons déjà écrit, au nom du collectif ou à titre individuel, pour vous faire part de nos situations désastreuses causées par la non-obtention de notre mutation pour nous rapprocher de nos conjoints (malgré l’existence de l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984).

Nous sommes des professeurs des écoles compétents et motivés, obligés de cesser leur travail durant plusieurs années pour rester avec leur famille ou travaillant loin de leur famille et subissant l’éloignement dans l’espoir d’obtenir la mutation…

 

Vous avez, à de nombreuses reprises, annoncé des mesures pour l’Education Nationale : création de 1000 postes pour la rentrée 2012, création de milliers de postes dès 2013 (Articles parus dans Aujourd’hui des 03/08/2012 et 20/08/2012).

De même, lors de votre audition auprès de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du 10 juillet, vous réaffirmez que « la jeunesse, l’école, l’éducation et l’instruction figurent au cœur des priorités du président », que votre « action est destinée à rassembler les français et les nombreux acteurs du monde éducatif ».

Nous, les enseignants en attente de mutation pour rapprochement de conjoint, nous nous sentons complètement abandonnés par toutes ces mesures. Alors que nous sommes formés et expérimentés, vous avez choisi d’ignorer tous ces enseignants au service de l’Etat pour recruter des nouveaux professeurs non formés.

Vous dites, dans vos propos recueillis par la dépêche du 23 août 2012, avoir déjà « amélioré de nombreuses situations » « grâce aux emplois supplémentaires et aux recrutements » auxquels vous avez  procédés. « Nous pouvons réagir immédiatement si, par exemple, il manque un enseignant ici ou là ». Pourquoi recruter avant même de faire appel à des enseignants formés qui attendent, parfois depuis plusieurs années, leur mutation ?

Pourquoi se passer de personnel qualifié et expérimenté ? C’est une démarche incompréhensible.

 

Toutes nos interrogations ne sont rien au regard de nos dramatiques situations et c’est pourquoi nous vous envoyons ce courrier comme une bouteille à la mer, perdus sur notre île au milieu d’un océan d’indifférence.

Nous souhaitons de tout cœur, monsieur le Ministre, que vous prendrez enfin compte de nos compétences et de notre disponibilité pour les futurs postes à pourvoir.

 

 

Nous vous prions  de croire, Monsieur le Ministre, à notre profond dévouement pour le service public d'Education et en l’assurance de notre haute considération.

 

 

 
Collectif « Mutez-Nous"
http:/ /mutezmoi.overblog.org 
collectifmuteznous@gmail.com

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 00:00

Le 11 novembre 2012,


Depuis le début de notre lutte, de nombreux élus nous ont soutenus et nous les en remercions.

Ils ont écrit des questions au gouvernement (plus de 60 questions écrites depuis 2008), alerté les DASEN ou les recteurs. Nous continuons à les solliciter avec le changement de gouvernement sur l'iniquité du système de mutation, et la non-application de la loi pour rapprochement de conjoint.

Voici la liste de tous ceux qui nous ont soutenus :


En BRETAGNE : 

Richard FERRAND, député du Finistère, a écrit à Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, et à Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique  en 2012 pour nous soutenir dans nos doléances et demander le respect de la loi n°84-16 relative au rapprochement de conjoint pour mettre fin aux situations difficiles que nous subissons.

Annick LE LOCH (députée Finistère) a écrit une lettre à Luc Châtel dans laquelle elle demande que le système de mutation dans le premier degré soit davantage transparent et soit amélioré en ce qui concerne les rapprochements de conjoints.

Gilbert LE BRIS, Député du Finistère, a attiré l'attention du ministère en 2011 par deux questions écrites en août 2011 et septembre 2011.

Ils ont été relancés en 2012 par les Mutez Nous.

Gérard LORGEOUX, député du Morbihan, a fait une question écrite au gouvernement en août 2011.

Nathalie APPERE, députée d'Ile-et-Vilaine,  a attire l'attention de Vincent Peillon sur les difficultés de mutation des professeurs des écoles par une question écrite au gouvernement en octobre 2012.

Patricia ADAM, députée du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en juillet 2011.

Jean-Luc FICHET, sénateur du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Philippe PAUL, sénateur du Finistère, a fait une question écrite au gouvernement en mai 2011.

 

EN AQUITAINE :

Dans les LANDES, Henri EMMANUELLI a été informé des situations des collègues en novembre 2010.
En février 2011, lors de la pénurie de remplaçants dans les Landes, il a organisé une table ronde sur l'éducation dans les Landes afin de faire le point. Mais veille de cantonales, ni l'administration, ni l'opposition ne sont venues. Les "mutez-nous" étions présentes et avons informé tous les élus présents de nos situations aberrantes.
Des courriers ont été faits par Monsieur Emmanuelli au DASEN. Mais cela reste sans réponse.

Nous l'avons recontacté en 2012, il a "entrepris des démarches auprès de Vincent Peillon pour lui soumettre le dossier difficiles des mutations."

Alain VIDALIES, député nous a également reçus, il doit interpeller le gouvernement.

Sandrine DOUCET, députée de Gironde, a alerté le gouvernement par une question écrite en juillet 2012 sur le recrutement des listes complémentaires sur des postes de professeurs des écoles alors que des enseignants attendent leur mutation dans ces mêmes départements. Elle a reçu une délégation de "mutez nous" en octobre 2012 et va contacter Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale et Najat-Vallaud Belkacem ministre des droits de la femme. Elle a fait en novembre 2012 une question écrite à la ministre des droits de la femme.

Martine FAURE, députée de Gironde, a fait une question écrite au gouvernement en juillet 2011.

La députée Michèle DELAUNAY, chargée des questions éducation a été informée des problèmes de mutation.

Pascale GOT, députée du Médoc, nous a reçus également, et a posé une question au gouvernement en juin 2011.

Nous avons rencontré Jean-Jacques BENOIT, maire de Pessac et conseiller général 33.


Une rencontre avec le député Alain ROUSSET a eu lieu, il a également posé une question au gouvernement en juin 2011

Philippe MADRELLE Président du Conseil Général 33 et sénateur, a été informé des problèmes et a sollicité l'IA.

David HABIB, député des Pyrénées-Atlantiques, a posé une question écrite à l'Assemblée Nationale en avril 2010.

Martine LIGNIERES-CASSOU, députée des Pyrénées-Atlantiques, a attiré l'attention de Vincent Peillon par une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Jean GRENET, député des Pyrénées-Atlantiques, a rédigé une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Annie JARRAUD-VERGNOLLES, sénateur des Pyrénées-Atlantiques, a attiré l'attention de Vincent Peillon par une question écrite au gouvernement en juin 2011.

Lucette LOUSTEAU, députée du Lot-et-Garonne, a attiré l’attention du ministre de l’éducation nationale par une question écrite en octobre 2012.

 

DANS LE CENTRE :

En Touraine, Philippe BRIAND, député d'Indre et Loire (Maire de Saint Cyr sur Loire) a posé plusieurs questions au gouvernement, il a également contacté le DASEN d'Indre et Loire, à plusieurs reprises (par le biais de son attaché Bruno de la Villate, ancien professeur lui-même).

Jean Patrick GILLE a posé une question au gouvernement en janvier 2012.

Nous avons rencontré les personnes du cabinet du maire de Tours, Monsieur Jean GERMAIN. Il est intervenu auprès du DASEN 37.

Marie France BEAUFILS, Sénatrice-Maire de Saint Pierre des Corps, a posé également une question au sénat. Elle est elle même Professeur des écoles.

Jean-Paul CHANTEGUET, député de l'Indre, a été contacté. C'est un ancien professeur, qui comprend bien nos problèmes. Il a saisi le ministre par l’intermédiaire d'une question écrite publiée au Journal Officiel en mai 2011. Il demande une meilleure prise en compte des enfants et des distances de séparation, il demande le respect des priorités de rapprochement de conjoint et évoque les difficultés financières dues aux situations. Il rappelle que la mobilité des PE ne devrait pas être seulement une question de chiffre mais prendre davantage en considération la dimension humaine. Il demande les raisons de ce problème et des solutions.

 

EN MIDI-PYRENEES :

Dans le Gers, Gisèle BIEMOURET a posé une question écrite au gouvernement en avril 2011. Elle nous a reçus en août 2012 et va transmettre le dossier des mutez nous Martine FAURE, députée de Gironde et membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'assemblée nationale.

Philippe MARTIN, député et président du conseil général du Gers nous a apporté son soutien en septembre 2012.

Raymond VALL, sénateur du Gers, a fait une question écrite en juin 2011.

En Hautes-Pyrénées, Pierre FORGUES a posé une question écrite à l'Assemblée nationale en avril 2011 sur le système de mutation des PE.

En Haute-Garonne, nous avons rencontré l'assistante de  Christophe BORGEL, député, qui a fait un courrier à Vincent Peillon.

Kader ARIF, député, a été contacté. Il a fait un courrier à Vincent Peillon.

Monique IBORRA, Gérard BAPT, députés de Haute-Garonne, ont fait chacun une question écrite en juin 2011.

Jean-Pierre PLANCADE, sénateur de Haute-Garonne, nous apporté son soutien par une question écrite au gouvernement en septembre 2012.

Patrick LEMASLE, député de Haute-Garonne, a interpellé le gouvernement par une question écrite en août 2011.

Françoise LABORDE, sénateur de Haute-Garonne, a fait une question écrite au gouvernement en novembre 2011.

Nous avons eu audience auprès des députés: Françoise IMBERT, députée de Haute Garonne. Elle a fait une question écrite au gouvernement en mai 2011.

Nous avons parlé de nos difficultés avec Monsieur Thierry CARCENAC, député du Tarn.

Dominique ORLIAC, députée du Lot, a fait une question écrite en septembre 2009.

 

DANS LE LANGUEDOC ROUSSILLON :

Raymond COUDERC, sénateur de l’Hérault, a écrit au ministre afin de demander une remise en question du système de permutation.

Robert NAVARRO, Robert TROPEANO, sénateurs de l’Hérault, ont interpellé, chacun, le ministre de l’éducation nationale par une question écrite en juin 2011.

Kléber MESQUIDA, a, par deux fois attiré l’attention du gouvernement par deux questions écrites en avril 2009 et en juin 2011.

André VEZINHET, députés de l’Hérault, a fait une question écrite en juin 2011.

Yvan LACHAUD, député du Gard, a posé deux questions écrites au gouvernement en juin 2011.

 

EN RHÔNE-ALPES :

Thierry BRAILLARD a fait une question écrite en novembre 2012.

André VALLINI, député de l’Isère, a, par deux fois, attiré l’attention du ministre de l’éducation nationale par des questions écrites en avril 2012 et en juillet 2011.

Bernard PERRUT, député du Rhône, a fait une question écrite en mai 2011.

Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche a fait une question écrite en avril 2009.

Jean-François CHOSSY, député de la Loire, a fait une question écrite au gouvernement en avril 2010.

 

DANS LE LIMOUSIN :

En Corrèze, Philippe NAUCHE, député, a fait une question écrite en  octobre 2012.

Bernard COMBES, conseiller technique des relations avec les élus au gouvernement, a écrit à Vincent Peillon en juillet 2012.

Dans la Creuse, département-prison, Michel VERGNIER, député, a été sollicité par les collègues qui ne peuvent sortir de la Creuse depuis des années. Nous avons été reçus par Mr VERGNIER Député Maire de Guéret qui va faire une lettre écrite.

Nous avons également contacté Mr LOZACH, Sénateur (Creuse).

Deux sénateurs de la Haute Vienne et  le Maire de Limoges (demande d'audience) ont été contactés ainsi que  le médiateur de l'académie de Limoges (via un syndicat).

Daniel BOISSERIE, député de Haute-Vienne, a fait une question écrite en mai 2011.

 

EN FRANCHE-COMTE : 

Michel RAISON, député de Haute-Saône, a fait une question écrite en mai 2011.

 

EN AUVERGNE :

Dans le Puy-de-Dôme, Jean-Paul BACQUET, député, nous a reçus et a transmis nos doléances à Monsieur Peillon.

Alain NERI, député du Puy-de-Dôme,  a fait une question écrite au gouvernement en août 2011.

  

EN POITOU-CHARENTES :

En Charente Maritime, Dominique BUSSEREAU, député, a interpellé Vincent PEILLON dans une question écrite en septembre 2012.

 

EN HAUTE-NORMANDIE :

Catherine MORIN-DESAILLY, sénateur  de Seine-Maritime et vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du sénat, nous a assurés de son soutien par une question écrite au gouvernement en septembre 2012. 

 

EN PICARDIE :

Barbara POMPILI, députée de la Somme a soutenu nos demandes par une question écrite en octobre 2012.

 

EN MARTINIQUE :

Maurice ANTISTE, sénateur de Martinique, a soutenu nos demandes par deux questions écrites en mars 2012 et en juillet 2012.

 

EN LORRAINE :

Jean-Yves LE DEAULT, député de Meurthe et Moselle, a fait une question écrite en juin 2012.

Dominique POTIER, député de Meurthe et Moselle, a fait une question écrite en novembre 2012.

 

DANS LE NORD :

Marie-Christine BLANDIN, sénatrice du Nord et présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, a fait un courrier à Vincent Peillon en octobre 2012.

 

Si nous nous tournons vers les élus, c'est que notre ministère reste sourd à nos requêtes malgré l'évidence de l'iniquité du système reconnu par certains de nos interlocuteurs, et par les syndicats.
Nos audiences parisiennes sont restées sans réponse malgré des promesses de rendez-vous individuels, et des promesses de changements.

Nous sommes allées à Paris par deux fois pour rencontrer notre DRH (fait pour certaines 900 km en 2010 et à nouveau en 2012, nous restons dans une incertitude insupportable pour notre vie future).

Les quelques changements apportés par le BO n°8 du 8 novembre 2012 relatif à la mobilité des perosnnels enseignants du premier degré - rentrée scolaire 2013 sont insuffisants pour faire évoluer de ssituations enkystées depuis des années.
Les projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années, nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations.

Les 1000 postes créés par le gouvernement n'ont pas entraîné des mutations plus importantes. On a préféré ouvrir ces postes à des listes complémentaires (personnes ayant échoué au concours), alors que certains d'entre nous ne travaillent pas et sont formés et expérimentés.

Nous ne pouvons attendre à nouveau que les postes supplémentaires promis soient pourvus par des places supplémentaires aux concours alors que nous attendons juste de pouvoir travailler près de notre domicile.

Nous continuons à dénoncer cette situation. La circulaire du 8 novembre 2012 amène une évolution dans l’attribution des points de barème notamment par l’augmentation des points pour enfants et des périodes de séparation en congé parental forcé et périodes de disponibilité.

Mais nous restons sceptiques quant au réel impact de ces mesures….

A QUOI BON AUGMENTER LES POINTS SI LE NOMBRES DE POSTES ATTRIBUES AUX MUTATIONS N’AUGMENTENT PAS ET SI ON CONTINUE D’ATTRIBUER LES POSTES PAR CONCOURS AUX LISTES PRINCIPALES ET AUX LISTES COMPLEMENTAIRES !!!

Le Collectif Mutez Nous continue et nous sommes de plus en plus nombreux.

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:08

Je vous mets quelques informations données par une collègue et qu'on n'avait jamais réussi à obtenir, si ça peut aides certaines personnes.

 

Je vois que certaines sont en pleine interrogation, et je les comprends, c'était mon cas il y a encore une semaine... Partir loin ou rester en dispo. J'ai quelques infos qui pourront peut-être aider certaines à y voir plus clair, notamment dans le cadre de la dispo. Je m'explique:
J'avais, avant d'avoir mon ineat pour le 22, postulé pour des CDI dans des établissements type IME et ITEP. Je ne savais pas à quel niveau de rémunération m'attendre, on m'avait plutôt parlé du SMIC, ce que je refusais. J'ai donc questionné les services du privé (SAGEPP) et voici la réponse que j'ai obtenue:

Bonjour Madame,

voici les éléments de réponse concernant vos interrogations sur votre situation administrative.
Un enseignant titulaire de l'enseignement public en disponibilité peut obtenir un agrément définitif (sous réserve d'être affecté sur un support vacant). Les maîtres agrées exerçant leurs fonctions dans des classes où des établissements privés sous contrat simple sont des personnels de droit privé, qui, bien que rémunérés par l'administration, sont liés à l'établissement, employeur privé, qui les emploi par un contrat de travail, et ne sont pas, à la différence des maîtres contractuels, considérés comme des agents publics.
Dans ces conditions, un enseignant titulaire de l'enseignement public bénéficiant d'un agrément pour enseigner dans un établissement privé sous contrat simple, ne peut être regardé comme étant recruté par l'administration dont il relève.
Ace titre, l'enseignant conserve, dans l'enseignement privé, l'indice qu'il détenait précédemment dans l'enseignement public, et continue à avancer normalement, En revanche, si l'enseignant choisit de reprendre ses fonctions dans l'enseignement public, à l'issue de sa période de disponibilité, il ne sera pas tenu compte de l'avancement effectué dans l'enseignement privé.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Bien cordialement
R.

Voilà une première info, que j'ai eu beaucoup de mal à obtenir car, en dispo, on ne rentre dans aucune case... Cela aidera peut-être certaines à faire leur choix, car cela peut permettre de continuer à exercer notre métier avec un salaire correct. Bien sûr, il faut être prêt à bosser dans l'ASH.

Deuxième info:

Pendant ma dispo j'ai bossé une partie de l'année en IME et en ITEP, dans des établissements sous contrat simple avec l'EN. J'ai effectué des suppléances assez nombreuses et remplacé des collègues en stage. Je ne suis pas enseignante spé... J'ai juste ma longue expérience... J'ai donc été rémunérée au SMIC puisqu'il s'agissait de CDD. Or, en juin, COUP DE THEATRE, j'apprends, par hasard, grâce à un directeur d'ITEP concerné qui me proposait un CDD pour l'an prochain, que, je pouvais PEUT-ETRE, percevoir une rémunération à mon échelon. Je me renseigne donc, toujours au SAGEPP. Et, là, j'apprends que oui, peut-être, c'est possible... Je transmets donc les pièces justificatives. ET, ça a marché. Je viens de percevoir rétroactivement la différence de salaire non perçu... Cela est possible pendant un an (un an seulement mais c'est mieux que rien) dans le département du Finistère, et donc, peut-être ailleurs!

Je tenais à vous en faire part car malheureusement personne ou presque n'a les infos, puisque dans les établissements où j'ai bossé cela ne m'a pas été indiqué.

Donc, pour celles qui opteront pour la dispo, renseignez vous bien, vous pouvez peut-être bosser, même en CDD, avec une rémunération décente !

 

Dernière info pour celles et ceux qui veulent continuer à enseigner pendant la dispo.

Vous pouvez bosser au GRETA, pour des centres de formation pour adultes, dans des MFR... Après ça dépend des diplômes et des compétences que vous aviez avant d'être enseignant. C'est mieux payé. Il existe aussi le SAPAD qui recrute des enseignants qui vont à domicile auprès d'enfants malades. Je viens d'apprendre cette dernière possibilité. Je ne connaissais pas cette solution, mais elle est à creuser aussi.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:37

Le Snudi FO a été reçu au ministère concernant les mutations le 19 juin.

Comme en 2010, nous avons pu exposer nos difficultés et nos interrogations.

Nous attendons toujours des améliorations du système de mutation.Voici le compte-rendu de l'audience.

Karine et Marina

 

 

 

EXEAT – INEAT :

« le taux de satisfaction aux mutations est condamné à chuter »
- (Pdt de la CAPN)

 

FO demande des mesures d’urgences

Les demandes d’exeat-ineat doivent être satisfaites
pour que soit  respecté le droit à mutation interdépartementale.

 

 

Une délégation du  SNUDI-FO composée des élues à la CAPN et de deux représentantes du SNUDI de l’académie d’Orléans-Tours a été reçue par le président de la CAPN au ministère de l’Education Nationale le 19 juin sur les demandes d’exat-ineat non satisfaites pour la rentrée 2012.

 

FO a demandé la réécriture de la note de service

Après avoir rappelé que pour la troisième année consécutive, le système des mutations interdépartementales est totalement bloqué au détriment de milliers de PE en attente de mutation, le SNUDI-FO a demandé la réécriture de la note de service qui préside au système des mutations. Il  a insisté auprès des représentants du ministère pour que les règles légales de priorité liées au rapprochement de conjoints, à la reconnaissance du handicap,  prévues dans l’article 60 de la loi n°84-16du 11 janvier 1984, s’appliquent  totalement dans les mutations.

 

Le SNUDI-FO a réclamé, que lors du réexamen de la note de service annoncée par le ministère, les points de séparation de conjoints soient attribués aux collègues en disponibilité, en congé parental etc. même s’ils ne sont pas en séparation effective et que les bonifications de points du barème national soient hiérarchisés différemment pour que les collègues en attente de mutation pour rapprochement de conjoints ne soient pas pénalisés par une mise en disponibilité contrainte.

 

FO a demandé qu’une impulsion forte soit donnée par le ministère en direction des DASEN pour que les exeat-ineat soient débloqués en commençant par accorder les ineat et qu’en particulier tous les collègues bénéficiant d’un Ineat obtiennent automatiquement un exeat du département d’origine.

Il a fait remarquer que certains DASEN commencent à accorder des ineat pour intégrer leur département en échange de promesses d’exeat pour commencer à débloquer la situation. 

 

Le président de la CAPN a évoqué le contexte budgétaire pour légitimer les refus de mutation expliquant : « que le taux de satisfaction aux mutations est condamné à chuter » au vu du nombre de postes supprimés et en raison d’une plus grande mobilité des conjoints contraints de muter pour raison professionnelle. « La gestion départementale des mutations n’a plus rien à voir avec l’ancien  temps et devient incompatible avec les attentes sociales », a t’il ajouté reconnaissant par ailleurs que les refus d’accorder les exeat-ineat provoquent des situations de détresse humaine souvent très graves.

 

La délégation a donné des exemples concrets de situationsde séparation de conjoints dramatiques pour  les enfants comme pour les adultes et pour lesquels l’INEAT -EXEAT est l’unique moyen de retrouver des conditions de travail décentes, parfois même leur métier, souvent leur survie financière :

- Une PE en disponibilité, car déjà domiciliée avec sa famille en Bretagne, est contrainte de revenir travailler deux jours par semaine dans l’Eure, à 500 km de son domicile, pour pouvoir payer des études à ses enfants.

- Des collègues, privés de traitement, se voient au mieux proposer un emploi de contractuel dans l’éventuelle école privée locale

- Des PE, dont le conjoint est muté dans un département éloigné, sont contraints à une mise en disponibilité sans traitement, parfois depuis plusieurs années. Certains se demandent même s’ils vont pouvoir réintégrer un jour dans l’Education Nationale.

 

Pour ces collègues, chaque poste fermé représente une mutation ou un ineat rendu impossible et la continuation de la précarité alors qu’ils ont été formés pour enseigner… et non pour dépenser leur traitement sur les routes.

 

Exagération ? Laissons parler nos collègues :

« Il est difficile de trouver les mots pour décrire l’état de détresse dans le quel je me trouve et je mets tous mes derniers espoirs dans l’obtention d’une promesse d’exeat car tous les cas de figures ayant été évoqués, je ne peux en aucun cas m’arrêter de travailler ». (Une PE, mère de 2 enfants)

« Mon mari étant muté depuis un an, je me retrouve dans l’obligation financière de revenir dans mon département d’origine, après une année de disponibilité, et de devoir loger chez mes parents avec ma petite fille de 2 ans et demi dans un appartement de 40 m2 ! »

« Il va sans dire que sur mon mi-temps, il ne reste plus rien : je gagne simplement ces fameux points indispensables à la mutation. Je suis enceinte de mon 3ème enfant, comment vais-je pouvoir supporter les 900 km qui me séparent de ma famille ? »

 

Le SNUDI FO demande une intervention du pdt de la CAPN

- auprès du recteur de l’académie  d’Orléans -Tours où les échanges intra-académiques sont également bloqués (ex : mutation de l’Eure et Loir pour l’Indre et Loire) et dans lesquelles les échanges nombre à nombre de PE  ne peuvent être  satisfaits.

 

 

-  des DASEN qui ont annoncé  aux collègues qu’ils avaient obtenu leur exeat pour ensuite se rétracter et transformer l’exeat en promesse d’exeat. Procédé tout à fait inadmissible qui atteste de  l’absence totale de respect pour les personnels dont témoignent certains DASEN !

 

- pour que dans les départements, les dates auxquelles se tiennent les CAPD exeat-ineat soient harmonisées, pour éviter qu’un collègue pouvant bénéficier d’un ineat pour intégrer un département ne l’obtienne pas en définitive car la CAPD de son département ne s’étant pas encore réunie, l’exat conditionnant l’ineat ne peut être prononcé.

 

Le SNUDI-FO a ensuite présenté au ministère les dossiers collectés dans les départements qui lui avaient été transmis pour intervention immédiate.

La représentante du ministère s’est engagée à étudier l’ensemble des dossiers, à intervenir en conséquence auprès des DASEN et à  tenir informés  FO des réponses obtenues.

 

 

 

Montreuil le 20 juin 2012

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:34

Collectif « les Mutez-nous »                             
http://mutezmoi.over-blog.org                                      A l’attention de Madame Najat VALLAUD-BELKACEM
collectifmuteznous@gmail.com                                    Ministre des droits des femmes

 

            Madame la Ministre,


            Vous venez d'entrer au gouvernement en tant que Ministre aux Droits des Femmes, et c’est à ce titre que nous avons l'honneur de vous solliciter. Nous sommes professeurs des écoles et subissons des situations insupportables. En effet, le collectif « Mutez Nous » auquel nous appartenons a été fondé par des collègues en attente de mutation depuis de nombreuses années, jusqu’à 10 ans pour certaines.

Nos conjoints ont été mutés et nous ne pouvons les rejoindre dans les départements où ils travaillent désormais. Cette année encore, nous avons reçu une réponse négative lors du mouvement annuel des permutations informatisées. 88% des refus concernent des femmes.

Bientôt, les Directeurs Académiques délivreront des autorisations d’entrée et de sortie des départements, lors de la phase du mouvement manuel, celui des exeat / ineat.  Nous sommes, une nouvelle fois, dans l’espoir qu’une issue soit trouvée durant ce dernier mois de l’année scolaire pour que nous puissions rejoindre nos conjoints pour la rentrée 2012.

            Le système de mutation des enseignants du premier degré (réformé en 2007/2008) présente des dysfonctionnements car il  ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée, relative aux statuts de la fonction publique d’état, qui donne la priorité :

o    Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

o    Aux situations relevant du handicap

o    Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles


      Nous vous écrivons pour vous interpeller sur les situations insupportables causées par la non-obtention
de la mutation. Cela dure,  pour la plupart d'entre nous, depuis plusieurs années. Nous ne supportons plus de vivre ainsi car face à ces échecs répétés de nos demandes,nous avons été contraintes de faire un choix:


-  Demander une disponibilité ou un congé parental, car il nous est IMPOSSIBLE de travailler à plusieurs centaines de kilomètres de nos conjoints et enfants. Dans cette situation nous sommes  relégués  dans le « No Man’s Land » de l’Education Nationale car nous n'accumulons pas de points supplémentaires et notre espoir de pouvoir à nouveau exercer notre métier s'éloigne.


- Continuer ou reprendre notre activité  pour «
gagner des points ». Dans ce cas nous devons parcourir des centaines de  kilomètres chaque jour, chaque semaine, ou chaque mois. Nos charges s’alourdissent d’un deuxième loyer et de frais de transport supplémentaires. Nous vivons souvent  seules, loin de notre conjoint et/ou de nos enfants, pour réduire ces dépenses au minimum possible.


            Dans ces deux cas, nos situations sont devenues humainement insupportables :


Sur un plan financier :

 - Aucun revenu pour les collègues en disponibilité. Il nous est difficile de retrouver un emploi. De nombreux départements nous interdisent les suppléances dans le privé. Nous devons, dès la deuxième année de disponibilité  devenir ayant droit de la sécurité sociale de notre conjoint. Cela ne fait qu’aggraver notre dépendance financière. Lorsque nous parvenons à contracter un CDD dans les rares établissements autorisés à nous embaucher, notre rémunération est celle d’un vacataire, soit le SMIC, quelle que soit notre ancienneté, ce qui peut représenter la moitié de notre salaire initial, pour un emploi équivalent. Cela concourt à la précarisation de notre statut d’enseignant.

- Énormément de frais pour celles qui continuent à travailler. Cela engendre un double loyer, des frais d’essence exorbitants et  donc un salaire très réduit, notamment pour celles qui optent pour le mi-temps car elles ne peuvent se résoudre à quitter leur famille pendant plusieurs semaines.

 

Sur un plan psychologique : Nous sommes amputés, lorsque nous ne travaillons plus, d’une partie de notre vie sociale. Nous n’existons plus professionnellement et sommes totalement dépendantes de nos conjoints.

Lorsque nous travaillons, si loin de nos proches, nous ne pouvons le faire sereinement et correctement. Nos conditions de vie ne nous le permettent plus. Nous éprouvons un mal être au travail. Ne plus pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle est vécu douloureusement.

 

Sur le plan de la santé : Les risques de dépression, de stress et d’accident sont évidemment très élevés. Les troubles musculo-squelettiques qui sont recensés chez les enseignants sont augmentés par la longueur des trajets.

 

Sur un plan professionnel :

- Nous éprouvons un sentiment de frustration énorme car nous ne pouvons plus exercer notre métier. Certaines d’entre nous sont contraintes d’accepter des missions d’employées de maison, de faire des ménages. C’est une véritable régression de notre statut social. Quand nous exerçons encore notre profession, dans les conditions décrites ci-dessus, nous  doutons de notre engagement, tellement les contraintes l’emportent sur les satisfactions.

- Cela peut avoir  des répercussions sur le travail du conjoint

- Nous paierons doublement ces sacrifices car cela ne sera pas sans répercussion au moment du calcul des retraites. Nos pensions seront diminuées, nos départs différés.

 

            Aujourd’hui, face à cette détresse, les "mutez-nous" ont pris de l'ampleur et se battent pour dénoncer le système de mutation. Nous ne sommes plus en mesure d’attendre encore des années, comme nous le demande l’administration. Cette lettre n'est pas la première dans ce sens. Notre collectif et les syndicats ont déjà été reçus plusieurs fois ces dernières années, sur ce sujet, que ce soit dans les Inspections Académiques de nos départements, dans les Rectorats d'Académie et au Ministère, par Madame Josette Théophile et Serge Fuster. Nous rencontrons également régulièrement les députés de nos circonscriptions. Mais nos situations de femmes contraintes de renoncer à une vie professionnelle et familiale épanouie n’ont toujours pas évolué !


            Nous attendons la prise en compte de nos situations dramatiques pour certaines d’entre nous, et l’évolution du système actuel de mutations par la mise en place rapide d’un groupe de travail pour :
 - Expliquer en toute transparence les raisons du piètre résultat des permutations
en 2012 (25,12% des participants ont obtenu satisfaction alors qu’ils étaient 37,08% en 2010).

- Faire des propositions pour le mouvement complémentaire d’exeat-ineat de juin afin d’améliorer le bilan des mutations 2012.

- Faire évoluer les règles du système de mutation afin de les rendre plus justes, plus équitables et plus transparentes et respecter, dès le mouvement de mutation 2013, l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée.

 

            Dans le programme de Monsieur François Hollande, nouveau Président de la République, une volonté a été formulée : celle de créer, dès la rentrée 2012, 1000 postes de professeurs des écoles. Nous venons d’apprendre que ces postes seront pourvus par un recrutement sur les listes complémentaires. Ces personnes  n’ont pas bénéficié d’une formation et sont inexpérimentées alors que nous sommes opérationnelles immédiatement. Nous ne pouvons le comprendre et l’accepter, alors, nous espérons vivement que ce sera l'occasion pour nous d'avoir enfin notre mutation dans les départements où résident nos familles. Nous ne comprendrions pas qu’on fasse appel aux listes complémentaires dans nos départements alors que nos dossiers sont en souffrance depuis des années.

            En 2010, dans son rapport annuel fait au ministre, la médiatrice de l’Education Nationale, Mme Monique Sassier, fait état des dysfonctionnements dans le système de mutation et préconise la nécessaire priorité du rapprochement de conjoint en faisant des recommandations sur ce sujet. A ce jour, le ministère n’a pas tenu compte de ce rapport concernant les mutations dans le premier degré.


            Nous souhaitons pouvoir continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles.
Nos projets professionnels et personnels sont au point mort et nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations. Un nouveau gouvernement nous redonne un espoir de voir évoluer nos situations. NOUS COMPTONS SUR VOUS et, nous restons à
votre disposition pour un entretien éventuel ou tout complément d’information.
           

            Nous vous prions, de croire, Madame la Ministre, à notre profond dévouement pour le service public d'Éducation et vous prions de croire en l’assurance de notre haute considération.

 


                                                                                                         

                                                                                                          Collectif des « Mutez-Nous »

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:29

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:04

AUDIENCE DU 18 JUIN EN GIRONDE


Audience (n°2) au Rectorat de Bordeaux du 18 juin 2012

 

Cette audience fait suite à celle du 13 juin au cours de laquelle nous avions fait des propositions et les DASEN s'étaient engagés à travailler dessus.

 

Nos interlocuteurs sont les mêmes, les DASEN de la Gironde et des Landes.

Béatrice Agutte et Marie Boutroy représentent les Mutez-Nous, Marie Hervieu nous attend dehors avec son petit Oscar.

Les 3 syndicats sont présents : Marc Labeyrie pour SNUDI FO, Célia Gonzales pour le SNUIPP et le SE UNSA.

 

André Mercier (DASEN Gironde) prend la parole : « Bon, nous avons regardé, mon collègue et moi, ce qui été possible de faire comme avancée pour vous montrer que l on vous entend . Nous sommes limités au niveau académique car le système est régit par un système national de permutations et mutations informatisé ». « Avec le Recteur, nous avons la volonté de marquer des avancées ! »

 

Les accords d'ineat étant des dispositions départementales décidées en CAPD donc, les avancées qui vont nous être proposées seront soumises à l avis du Recteur, qui les fera redescendre aux IA et qui seront enfin discutées en CAPD avec les syndicats.

 

Voici les propositions qu'ils sont en mesure de nous faire :

Ils introduisent des critères de classement des ineats, bien évidemment, seules les demandes de rapprochement de conjoints seront étudiées.

 

                    Ancienneté de la demande, renouvellement de la demande du 1er vœu (ineat déjà demandé pour le même département). Ils ont une traçabilité sûre jusqu'à 2 ans ce qui est exhaustif et équitable. Au delà, il pourrait y avoir des iniquités donc pour cette année, comme nous sommes dans l urgence (CAPD le 26 juin), ils valoriseront donc le renouvellement de la demande du vœu 1 des 2 dernières années consécutives.

                    Valorisation du nombre d'enfants à charge dans le foyer (même plus de 20ans et conçus en disponibilité).

                    Prise en compte du barème national des permutations informatisées.

 

A l issue de la commission du 26 juin, un classement sera donc fait selon ces critères et il faudra donc attendre la CAPD du 29 août pour connaître les accords d'ineat. Je précise alors que le délai nous paraît trop long, que certaines d entres nous doivent anticiper une demande de mise en disponibilité ou un temps partiel annualisé ou encore une reprise dans leur département d'origine.. ! Et que cela s'organise, que nous avons des familles et qu'il faudrait que ce classement soit porté à notre connaissance début juillet afin de pouvoir un peu se positionner !!! Monsieur Mercier n'y voit pas d inconvénients, il veut que ce soit transparent et donc cela sera possible.

 

Les DASEN nous proposent que l'on se revoit en septembre pour préparer la rentrée 2013 et nous précisent bien que là nous sommes dans l urgence de la rentrée 2012.

 

Concernant les 1000 postes, Monsieur Mercier nous dit qu'il n est pas en mesure de nous répondre, que le contingent n'est pas encore notifié mais qu'à priori l'académie de Bordeaux fait partie de la dotation. A ce jour, la réponse officielle est tombée, 65 postes nous seront attribués. Mais rien n'est encore officiel quant à qui en profitera...Listes complémentaires du concours ou nous, diplômées, expérimentées et motivées... En tout cas, Ils nous précisent que s'il y a un recours au concours, cela sera imposé au niveau ministériel !!!!

 

Les dossiers médicaux et sociaux seront laissées à l'appréciation de chaque CAPD.

 

Nous ressortons satisfaits de l'effort fait et de l'écoute portée mais n'avons aucun chiffre concernant le nombre d intégrations possibles !!!

Tout le monde est dans l attente des nouvelles directives ministérielles...On attend, encore et toujours...

 

 

TOULOUSE 6 JUIN

Mutez-nous.jpg

Les Mutez Nous étaient réunies devant le rectorat. Le Snudi FO31 également.

Elles ont été reçues par le recteur.

Il est bien conscient de notre délai long pour obtenir son académie. Mais n'a pas de solution à nous proposer. Il nous a rappelé qu'il a déjà fait un GROS effort l'année dernière en intégrant en surnombre une trentaine de personnes sur l'académie. Cette année il maintient cet énorme effort budgétaire de sa part et propose la même chose pour la rentrée prochaine. Soit pour les nombreuses personnes en attente de la Haute-Garonne, une dizaine, comme l'année dernière.

  (Voir le lien vers France 3 ci-dessous)

 

Stéphanie.

 

 

 

 

 

 

 A CLERMONT FERRAND

J’ai vu mardi matin qu’un rassemblement était organisé devant l’IA par le SNUIPP. J’ai donc contacté toutes les filles du collectif pour proposer de nous joindre à ce rassemblement. La demande étant fort tardive j’en conviens (car certaines travaillent loin), nous ne nous sommes finalement retrouvées qu’à deux. Le rassemblement du SNUIPP n’a pas déplacé les foules. Nous devions être une douzaine ou une quinzaine de personnes seulement. Du coup, le délégué du SNUIPP m’a proposé de faire partie de la délégation reçue par l’IA; j'ai présenté notre situation de manière générale. J’ai parlé au nom du collectif en demandant trois choses :

- La remise à plat du système des mutations qui nous parait opaque et assez injuste (pour illustrer j’ai cité mon cas : des personnes quittent l’Yonne ou intègrent le Puy-de-Dôme avec des barèmes inférieurs au mien).

- Que les 1000 postes créés pour la rentrée 2012 permettent de favoriser les mutations avant de faire appel aux listes complémentaires.

- Et au niveau départemental, que contrairement à ce qui s’est passé il y a deux ans, des ineats hors-académie soient accordés.

 

Les réponses de l’IA :

- D’après lui le système des mutations informatiques est sans doute le plus performant de la fonction publique, même si à force d’y apporter des modifications, personne n’y comprend plus rien ( ! ) Il a été mis en place de façon négociée avec les partenaires sociaux. Donc il ne semble pas pour une remise à plat.

- Pour les 1000 postes, d’abord il n’a aucune info de sa hiérarchie et ensuite, il ne comprend pas en quoi il serait plus logique de privilégier les mutations plutôt que le recours aux listes complémentaires. Dans sa tête cela signifie privilégier les gens en disponibilité par rapport à ceux qui demandent des mutations tout en restant en poste. Et pour lui si on se met en disponibilité c’est que financièrement on peut se le permettre et que donc ce n’est pas les gens en disponibilité qui sont dans les pires situations ( ! )

 

Sur ce point le SNUIPP est intervenu pour dire qu’il ne partageait pas notre position et que le sujet était encore en discussion chez eux au niveau national. (Il s’en est excusé auprès de moi à la fin, expliquant que le SNUIPP craignait que cela ne crée un cercle vicieux : on facilite les mutations donc les départements peu attractifs se vident, donc il faut y créer plus de postes au concours, donc des gens d’autres départements viennent y passer le concours car le pourcentage de réussite y est plus élevé qu’ailleurs, mais beaucoup cherchent à quitter le département, etc. 

- Au niveau départemental, il n’a pas répondu concrètement, il a dit qu’il s’agissait de deux phases distinctes des ineat-exeat et que les deux seraient discutées sans plus de précision. Seule info, la CAPD prévue le 21 est repoussée au 25.

  Cécile

 

EN INDRE ET LOIRE

Nous avons rejoint un rassemblement pour la carte scolaire dans l'après -midi.

L'IA 37 que nous avons rencontré à plusieurs reprises, a rencontré le Snudi FO.

Echaudées par les rassemblements précédents, nous n'avons pas fait le déplacement à Orléans. l'année dernière par deux reprises, nous y étions allées, en restant la première fois toute la journée sur le trottoir, et la seconde fois, en ayant été reçues par le recteur. Depuis, rien n'a changé. Comment faire comprendre à nos interlocuteurs que le système NE FONCTIONNE PAS?

Les 2 inspections académiques déficitaires ne changent pas leur politique. L'Eure et Loir (28) reste un département prison, sans exeat, même en rapprochement de conjoint. Le Loiret (45) donne des exeats au compte-goutte, mais au moins, il en donne...

Dès lors, le passage en Touraine est impossible venant de ces 2 départements, alors même que le Loir et Cher (41), département limitrophe du 37, donne TOUS les exeats en rapprochement de conjoint.

Nous sommes donc toujours dans la même situation. Les personnes sans ancienneté ou peu, rejoignent la Touraine en venant du 41, et nous, sommes toujours coincées dans le 28 (quelquesoit notre ancienneté et nos charges de famille). 

L'Académie d'Orléans Tours marche sur la tête.. Mais n'oublions pas, nous sommes tous traités pareil quelque soit le département d'où l'on vient m'a-t-on dit...

 

 

Reportage France 3 Toulouse : vers 1'15

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=cafe_HD_1850_toulouse_locale_060612_627_06062012195014_F3

 

Et rendez vous le 13 juin, en Gironde.

http://www.pluzz.fr/jt-12-13-aquitaine-2012-06-08-12h00.html

(Reportage avec Marie, merci Marie!)

 

 

AUDIENCE AU RECTORAT DE BORDEAUX 13 JUIN

   

On s'est donné rendez-vous à 9h30, France 3 Aquitaine et France bleue Gironde sont là, Sud Ouest qui devait être là n'y est pas ?!(mais au même moment dans le quartier d'à côté il y a une fusillade alors peut être s'est-il déplacer là-bas...), le monsieur des RG, fort sympathique, nous dit qu'il n'a pas senti le besoin de déplacer des forces de police et nous dit qu'en cas de soucis, on peut le joindre sans problème.

 

Après un petit moment d'attente dehors à discuter avec les médias et les syndicats, grille fermée, on nous fait rentrer et on nous accompagne au 1er étage où nous attendent, dans la couloir, nos interlocuteurs.

 

Accueil très cordial à 10h . Nous sommes reçues par Messieurs Mercier et Lacombe, DASEN de Gironde et des Landes, en tant que représentants du Recteur et non DASEN (cela nous a bien été spécifié).

 

3 représentantes des Mutez-Nous d'Aquitaine sont là, Béatrice Agutte (33), Anne Buzinkay(33) et Marie Boutroy(33) (Marie Hervieu (33) nous a rejoint avant l'audience avec ses 2 enfants mais n'a pas pu nous accompagner).

3 représentants des personnels sont présents aussi, Marc Labeyrie (SNUIDI FO33), Céline Gravellier (SE UNSA33) et Célia Gonzales (SNUIPP33).

 

La présence des 3 syndicats a été appréciée comme étant garante d'un discours équitable, non déformé et dans les règles du jeu.

 

1ère phase :

 

Les DASEN nous laissent la parole après le tour de table de présentation :

 

      Nous avons fait état du bilan catastrophique des permutations 2012 et avons remis en cause le système. Les DASEN sont tout à fait d'accord et évoquent le fait qu'il y a 5 ans, tous les enseignants avaient une mobilité simple et qu'ils passaient même les convenances personnelles ! Ils reconnaissent que le système n'est pas juste.

      Par rapport aux 500 points accordés pour raison médicale, M. Lacombe précise que le handicap n'est pas un sésame pour entrer dans un département. Selon les textes, il n'y a priorité que si un centre de soin labellisé par le médecin est présent dans le département. Nous évoquons à ce sujet les iniquités au niveau départemental (certains médecins se plient strictement aux règles et d'autres accordent les points plus facilement)et le SNUIPP rebondit en soulevant la volonté d'une CAPN pour ces cas.

 

Les DASEN nous font part d'une volonté d'identifier les points à faire remonter en précisant bien que nous faisons là un inventaire et que nous n'aurons pas de réponses ce jour.

 

Les DASEN ont pris en compte la remise en cause du système et feront remonter cela pour la conférence des Recteurs du 21 juin au ministère et ils nous demandent de nous recentrer sur le niveau académique sur lequel ils peuvent tenter  d'intervenir.

Nous faisons alors état de nos propositions, à savoir revoir le barème pour les ineats :

                    Augmenter les points de renouvellement du premier vœu

                    Augmenter les points de rapprochement de  conjoints

                    Une meilleure prise en compte de l'ancienneté

                    L'importance des enfants

                    Accord de points dans les cas de mise en disponibilité forcée

 

2ème phase :

 

Les DASEN demandent à ce que les syndicats prennent la parole :

                    FO : Il nous soutient et appuie totalement notre détresse. Ils rappellent le respect de l'article 60 de la loi de Roustand donnant priorité aux rapprochements de conjoints.

                    SNUIPP : Soulève le côté insupportable de la gestion déshumanisé des permutations informatisées et insiste sur le fait qu'il faille arrêter au plus vite les suppressions de postes qui sont la cause principale du taux de satisfaction de seulement 25%. Ces suppressions bloquent le système de permutations, il y a 4 ans, la mobilité était accessible. Elle demande la remise à plat absolue d'un système qui a été modifié sans l avis des syndicats. Elle soutien elle aussi notre détresse.

                    SEUNSA : Précise que notre situation n'évolue pas et que pour la plupart d'entre nous les barèmes sont bloqués et que c'est inadmissible.

 

3ème phase :

 

Les DASEN prennent alors la parole . Dans l'académie, il y a une volonté de faire rentrer plus qu'ils ne font sortir. Si le solde des permutations est positif, ils régulent les entrées au concours .

 

Ils nous proposent de travailler sur le barème au niveau académique avec bien sûr le respect du principe d'équité. Comme nous sommes mi-juin, ils nous disent l’importance d’affiner rapidement les demandes et que ce soit simple et clair, par soucis d'efficacité. Ils veulent vraiment nous montrer que nous sommes entendues, prises en compte et ont la volonté de réhumaniser le système et montrent un réel intérêt face aux problèmes. C'est pour cela qu'ils nous proposent de nous revoir ensuite en septembre afin de préparer correctement la rentrée 2013. Ils nous précisent qu'il est difficile de travailler avec un collectif et donc qu'il faut formaliser la chose et ne rien faire sans les syndicats afin que l action ne soit pas marginale et ait plus de crédibilité.

 

Pour le moment, ils nous donnent rendez-vous sous huitaine pour nous faire un retour sur le travail fait auprès du Recteur sur les barèmes au niveau académique,

                    Rapprochement de conjoints

                    Renouvellement de l'ineat dans le même departement

                    Ancienneté

                    Les enfants

                    Prise en compte des cas de disponibilité forcée

 

Ils nous rappellent que la phase d'ineat/exeat est une phase en marge, d'ajustement et qu'ils n ont pas beaucoup de marge de manœuvre et surtout qu'ils n aiment pas ça car il faut faire des choix et que c'est difficile, bien évidemment ils voudraient prendre tout le monde ! Ils ont une réelle volonté de transparence sur l académie de Bordeaux, les syndicats confirme. Les 2 DASEN avouent qu'ils ont déjà  dérogé à la règle du barème pour des cas lourds, sociaux et par sécurité pour les personnes (l'un évoque le cas d'une jeune PE victime de menaces de mort avérées, par son conjoint). Ces cas sont rares (1 ou 2) mais pour eux, il faut rester à l'écoute des cas graves. Ils reconnaissent encore notre détresse et nos cas lourds.

Nous sommes dans une position de dialogue et de progrès.

Pour les Landes, M. Lacombe s'engage a aménager quelques entrées (une dizaine), il est conscient que c'est très peu mais il est soumis à sa hiérarchie et aux moyens qu'on lui donne, si son département n'est pas doté de postes, il ne peut pas faire plus.

Pour la Gironde, le surnombre de 75 PE est difficile a absorber et il ne peut donc pas nous donner de chiffres à ce jour. Il ne pense pas que l on aura des réponses à la CAPD du 26 juin mais peut être quelques entrées au mois d’août histoire de montrer son effort et de ne pas fermer les vannes et nous laisser un espoir. L'an dernier, une trentaine d'ineat avaient été accordés, ce ne sera pas le cas visiblement cette année.

 

Nous aurons donc plus de réponses, on l'espère, sous huitaine...à suivre.

 

Nous ressortons à 12h15, on fait un point avec les médias.

Un quart d'heure plus tard, les 2 DASEN sortent et répondent à leur tour à la journaliste de France 3 Aquitaine.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:48

Aujourd'hui, je suis très contente pour les creusoises qui ont réussi à peut-être, faire changer le système, tout au moins à l'ébranler un peu. Le mamouth a cillé !

 

La Haute Vienne a accordé des ineats pour les creusois, enfin, un peu plus que d'habitude !

Nous leur souhaitons bon vent, et surtout une vie meilleure moins loin de chez elle après 6 ou 7 ans de demande en RAPPROCHEMENT DE CONJOINT, c'est la moindre des choses.

Je rappelle qu'elles travaillent et vivent dans la même académie (on nous reproche souvent le fait de ne pas accepter le fait que le concours et la gestion soit académique). Et qu'elles ont mis des années à rentrer.

 

C'est aussi notre cas en Région Centre où le 28 et le 45 retiennent les gens de façon inutile (pour les élèves et pour les PE qui travaillent dans des conditions compliquées), et les PE rentrent dans notre département avec 22 points de départements d'autres académies.

Et puis dans d'autres régions, les mouvements sont prioritairement académiques. Bref, comme d'habitude, chacun fait ses règles et les appliquent comme il  veut.

 

Le collectif est ouvert à tous les creusois qui galèrent encore, bien sûr.

Consultez leur blog :

http://sosmobilite.blogspot.fr/2012/06/resultats-des-ineats.html?spref=fb

 

Bon vent les filles ! Et nous on continue...

 

Karine

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:02

Collectif « les Mutez-nous » Le 21 mai 2012
http://mutezmoi.over-blog.org
collectifmuteznous@gmail.com


A l’attention de M. Vincent Peillon
Ministre de l'Education Nationale

 

Monsieur le Ministre,


Vous venez d'intégrer le gouvernement en tant que Ministre de l'Education Nationale, il est donc indispensable que vous ayez connaissance de la situation insupportable que subissent certains professeurs des écoles demandant leur mutation. C'est à ce titre que nous avons l'honneur de vous solliciter.
Nous sommes professeurs des écoles. Nous appartenons à un collectif «les mutez-nous». Ce collectif a été fondé par des collègues en attente de mutation depuis des années (10 ans pour l’une) et devant être séparés par des centaines de kilomètres (jusqu’à 900 km) de leur conjoint et famille à cause du système de mutation inadapté. Nous sommes malgré tout dans l’espoir qu’une issue soit trouvée face à des aberrations évidentes.


Le système des mutations des professeurs des écoles est relativement complexe :
 Une première phase nationale informatisée (sur la base d’un barème national calculé) qui permet aux enseignants de changer de département par un système de chainage et de permutations (en mars) ;
 Une deuxième phase (en juin) pour faire des ajustements


Mais le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :
 Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :
 Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints
 Aux situations relevant du handicap
 Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles


 Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec un barème inférieur au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : la règle du barème national qui est le premier argument qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.
 Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctuant chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.
 La suppression massive de postes dans l’Education Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.
 Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.
Nous vous écrivons pour vous interpeller sur les situations insupportables causées par la non-obtention de la mutation. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter.
Face à la non-affectation dans le même département que nos conjoints, nous avons été contraintes de faire un choix:
 demander une disponibilité ou un congé parental, car il devient IMPOSSIBLE de travailler mais dans cette situation nous sommes « relégués » dans le « No Man’s Land » de l’Education Nationale car nous n'accumulons pas de points alors notre espoir de pouvoir à nouveau exercer notre métier s'éteint.


 Continuer ou reprendre notre activité à des kilomètres pour « gagner des points » mais dans ce cas nous devons faire des kilomètres quotidiennement ou mensuellement, payer un loyer, l’essence qui est devenue un luxe.
Dans ces deux cas, nos situations sont humainement insupportables :
● Sur un plan financier :
 Aucun revenu pour les collègues en disponibilité,
 Énormément de frais pour ceux qui continuent à travailler (double loyer, frais de déplacement pour rejoindre sa région à des centaines de km) et un salaire réduit pour ceux qui sont contraints de travailler à mi-temps.
● Sur un plan psychologique : Nous avons le sentiment d’abandonner notre métier pour ceux qui ne travaillent pas et d’être tributaire de nos conjoints.
Pour ceux qui travaillent, de le faire de moins en moins comme nous le souhaiterions. Comment s’occuper correctement de nos élèves après des heures de transport, ou rentrer dans son studio pour appeler son conjoint, ses enfants qui sont à des kilomètres toute la semaine?
● Sur le plan de la santé, les risques de dépression, de stress et d’accident sont évidemment très élevés. Les troubles musculo-squelettiques qui sont recensés chez les enseignants sont augmentés par la longueur des trajets. Nous sommes confrontés, de plus en plus, à un mal-être au travail.
● Sur un plan professionnel,
- un sentiment de frustration énorme pour tous ceux qui ne peuvent pas donner autant qu’ils le voudraient à leurs élèves.
- des répercussions sur le travail du conjoint.
Aujourd’hui, face à cette détresse, les "mutez-nous" ont pris de l'ampleur et se battent pour dénoncer le système de mutation.
Nous ne sommes plus en mesure d’attendre encore des années, comme nous le demande l’administration. Cette lettre n'est pas la première dans ce sens. Notre collectif et les syndicats ont déjà été reçus plusieurs fois, sur ce sujet, que ce soit dans les inspections académiques de nos départements, dans les rectorats d'académie et au ministère, par Madame Josette Théophile et Serge Fuster.
Nous attendons la prise en compte de nos situations dramatiques pour certains d’entre nous, et l’évolution du système actuel de mutations par la mise en place rapide d’un groupe de travail pour :
 Expliquer en toute transparence les raisons du piètre résultat des permutations (25,12% des participants ont obtenu satisfaction alors qu’ils étaient 37,08% en 2010)
 Faire des propositions pour le mouvement complémentaire d’exeat-ineat de juin afin d’améliorer le bilan des mutations 2012
 Faire évoluer les règles du système de mutation afin de les rendre plus justes, plus équitables et plus transparentes et respecter dès le mouvement de mutation 2013 l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée
Dans le programme de Monsieur François Hollande, l'actuel Président de la République, un souhait a été fait, celui de créer, dès la rentrée 2012, 1000 postes de professeurs des écoles. Nous espérons vivement que ce sera l'occasion pour nous d'avoir enfin notre mutation dans les départements où résident nos familles : nous ne comprendrions pas qu’on fasse appel aux listes complémentaires dans nos départements alors que nos mutations sont refusées depuis des années.
En 2010, dans son rapport annuel fait au ministre, la médiatrice de l’Education Nationale, Mme Monique Sassier, fait état des dysfonctionnements dans le système de mutation et préconise la nécessaire priorité du rapprochement de conjoint en faisant des recommandations sur ce sujet. A ce jour, le ministère n’a pas tenu compte de ce rapport concernant les mutations dans le premier degré.
Nous souhaitons pouvoir continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles.
Nos projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années et nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations. Un nouveau gouvernement nous redonne un espoir de voir évoluer nos situations. NOUS COMPTONS SUR VOUS.
Nous restons à votre disposition pour un entretien éventuel.
Nous vous prions, de croire, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale, à notre profond dévouement pour le service public d'Éducation et vous prions de croire en l’assurance de notre haute considération.


Collectif des « Mutez-Nous »

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 21:13

Les ineats/exeats (mutations 2ème phase)  approchant, nous sentons monter le refus prévisible de mutation, encore et toujours. Les choses restent ce qu'elles sont, le système n'évolue pas, il fonctionne tellement bien.

 

Le collectif essaie d'organiser des rassemblements devant les rectorats, pour qu'au moins, on nous entende, même si aucun espoir n'est permis sur la prise en compte de nos situations.

 

Que doit-on faire ?

Bien sûr, nous sommes fonctionnaires de l'Education Nationale, et nous avons cette sécurité de l'emploi qui fait rêver (à juste titre) beaucoup de personnes en difficulté. Mais nous avons passé un concours difficile (enfin moi il m'a semblé difficile) qui a nécessité beaucoup d'efforts. Bon nombres d'entre nous, ont d'ailleurs travaillé ailleurs, avant d'être maîtresse d'école ou maître d'école.

Nous ne sommes pas complètement aveuglés par la situation : oui, nous sommes fonctionnaires d'état, mais devons nous manger notre pain noir (à nouveau pour la plupart) parce que l'administration refuse tout compromis pour que nous puissions, juste, changer de département pour nous rapprocher de nos conjoints, notre famille, notre région d'origine ou autre raison légitime ?

 

Nous restons coincées pour la plupart dans des départements qui ne nous lâcheront pas.

Je prends toujours l'exemple de cette personne l'an dernier, qui venait d'un département excédentaire (allez le finistère, les côtes d'Armor, la Haute Garonne, par exemple)  et qui a eu mon département sans aucune priorité et peu d'ancienneté.

Quelle chance de venir d'un département excédentaire... Où est le mérite ? Il n'y en a aucun, la chance, c'est tout.

Si tu viens de Gironde*, de Haute Garonne* ou de l'Hérault*, tu mutes où tu veux, si tu viens de Guyane, de la Creuse, de région parisienne ou de l'Oise ou de l'Eure et Loir, tu restes, et tu bosses en serrant les dents pendant des années ou tu te mets en disponibilité (sans aucun revenu), retenue dans ce département, alors que d'autres bougent sans se poser de questions. D'ailleurs la plupart des collègues ne connaissent pas nos difficultés, bizarrement.

 

Voilà quelle est la situation. Injuste, incompréhensible.

 

Au mois de juin, le collectif se fera entendre à nouveau, certaines parlent de grève de la faim. je n'y crois pas, je pense qu'on  nous laisserait mourir de faim. Par contre, des actions plus visibles sont possibles...

La grande administration est devenue totalement inhumaine (les différents interlocuteurs lui appartenant auquels j'ai eu affaire ne l'ont pas caché).

Nous essaierons quand même de nous faire entendre.

 

Nous alertons d'abord le nouveau Ministre, Monsieur Vincent Peillon, en espérant une écoute, plutôt que des courriers "bateaux", comme ceux que nous recevons depuis des années.

Je publierai la lettre au ministre prochainement.

 

Bon courage à tous pour ce nouveau mois de juin déprimant à souhait. Nous vous tiendrons au courant de nos actions.

 

Karine

 

* Je précise pour celles et ceux qui ne peuvent sortir de Gironde par exemple (Elodie se reconnaitra), que ce que je veux dire par "je vais où je veux" pour certains départements, c'est qu'on obtient de façon sûre un exeat. Je sais bien que pour aller dans le 64 par exemple, un exeat ne suffit pas.

Mais je tiens à préciser que dans les départements déficitaires, ou tout du moins en Eure et Loir, nous n'avons jamais le droit même d'avoir la possibilité de sortir. Nous n'avons JAMAIS eu d'exeat. ce n'est pas le cas dans tous les départements déficitaires (même la Guyane et le Loiret donne des exeats !). Mais autant dire que dans le 28, nous sommes vernies...Et comme notre ineat est conditionné à un exeat, on a vraiment toutes nos chances.

 

Mais comme on nous le répète on est tous traités PAREIL.

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Published by Le Collectif MUTEZ NOUS
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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