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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:28

1000 postes créés dans l'EN, mais recours aux listes complémentaires. STOP ! Les mutez nous attendent, certains ne travaillent même plus ou travaillent à mi-temps forcés. Quand à ceux qui se rendent au boulot après des heures de route loin de leur domicile et famille, ils sont épuisés.

Nous écrivons, à nouveau, au président.

 

Collectif « les Mutez-nous »                                                                                                              Le lundi 14 mai 2012
http://mutezmoi.over-blog.org
collectifmuteznous@gmail.com
                                           A l’attention de François Hollande
                                           Président de la République Française


Monsieur le Président,
Vous venez d’être élu Président de tous les français et c’est à ce titre que nous avons l’honneur de vous solliciter.
Nous sommes professeurs des écoles. Nous appartenons à un collectif appelé «les mutez-nous» qui regroupe des professeurs des écoles. Ce collectif a été fondé par des collègues en attente de mutation depuis des années (10 ans pour l’une) et devant être séparés par des centaines de kilomètres (jusqu’à 900 km) de leur famille à cause du système de mutation inadapté. Nous sommes malgré tout dans l’espoir qu’une issue soit trouvée face à des aberrations évidentes.
En mars dernier, nous vous avons adressé un courrier pour vous faire part de notre situation et des conséquences financières, psychologiques et professionnelles que cela engendre pour nos situations familiales. Vous avez été l’un des rares candidats à répondre à notre courrier. Aussi nous nous permettons de vous solliciter à nouveau pour nous aider à obtenir nos mutations.
Dans votre programme, vous avez fait part de votre souhait de créer, dès la rentrée 2012, 1000 postes de professeurs des écoles. Nous espérons vivement que ce sera l'occasion pour nous d'avoir enfin notre mutation dans les départements où résident nos familles.
A l'heure où l'on parle recrutement, nous souhaiterions avoir l'assurance que notre situation va se débloquer car nous sommes des personnels compétents et formés, à même de prendre en charge des classes de manière efficace rapidement. Evidement le recours aux listes complémentaires sera indispensable mais il nous semble judicieux de faciliter d'abord les mutations tant espérées.
Nous souhaitons pouvoir continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles, sans pour autant être contraints d’abandonner nos familles.
Nos projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années et nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations. Votre élection nous redonne un espoir de voir évoluer nos situations. NOUS COMPTONS SUR VOUS.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Nous vous prions, de croire, Monsieur le Président, à notre profond dévouement pour le service public d'Education et en l’assurance de notre haute considération.
Collectif des « mutez-nous »

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 09:43

On me demande beaucoup comment rejoindre les Mutez Nous en cette période d'ineat/exeat.

Je réponds donc à la question :

 

Vous envoyez votre situation sur le modèle sur l'adresse : collectifmuteznous@gmail.com

Nom Prénom  Adresse mail.

Lieu de travail

Domicile

Distance

Situation professionnelle (dispo, mi-temps...)

 

Et votre témoignage  peut-être ajouté à la liste des témoignages.

Vous le rédigez clairement et succintement.

 

Voilà, rejoignez nous, et n'hésitez pas à contacter les Mutez Nous anciennes !

Je signale juste que nous ne sommes pas un syndicat. Nous sommes toutes concernées par la situation. En disant cela, je précise que je ne peux guère donner de conseil puisque moi même j'attends.  La seule chose que nous pouvons mettre en commun est notre expérience.

 

Mais en nous battant à plusieurs, peut-être que la situtaion peut changer...

 

Certains syndicats nous aident aussi beaucoup, nous pouvons vous mettre en relation avec eux.

D'autres nous ont beaucoup dénigrées, et continue à le faire en parlant de piston. Nous n'avons jamais bénéficié de passe-droits, nous ne les recherchons pas. Nous voulons juste que les priorités s'appliquent. Si nous avions du pouvoir ou une solution officieuse, nous en aurions toute profité non?

 

Alors,rejoignez nous et faisons nous entendre.

 

Karine

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:03

Suite à l'article de Vousnousils, amuse toi à démonter les arguments de Madame Théophile, qui est la DRH de l'Education Nationale. Avec tout le respect que je lui dois, je dois quand même dire que le "h" de DRH, a singulièrement été réduit à néant depuis quelques années.

Bon, ne polémiquons pas, soyons pragmatique.

 

1. Le concours académique : Oui, et alors?  Les personnels coincées sont coincées aussi dans leur académie. J'explique pour les novices : Le concours se passe par académie (région quoi), contrairement aux profs du secondaire qui passe un concours national. Nous, c'est par région, après on est affecté selon ses voeux. Enfin on devrait car les lauréats du concours interne, par exemple, sont affectés dans les départements déficitaires. Donc des gens qui ont déjà bossé, qui ont des fois des familles sont affectés quelquefois loin de chez eux. Logique. Bref, je referme la parenthèse...

 

2. La cellule mobilité : Elle doit sans doute employer des précaires qui ne connaissent pas le système. Je m'explique : on appelle, on a un monsieur ou une charmante dame. Elle nous donne notre barème, que l'on a calculé parce que c'est pas sorcier. Et ensuite elle doit avoir un écran avec les questions les plus fréquentes. Sauf que dès qu'on sort du cadre, elle ne sait plus. Bref, une réussite, on nous met des gens totalement à côté de la plaque pour répondre. Respect ?

 

3. 45% de satisfaits : C'est bien, qu'on nous dit. Pour les 55% qui, n'ont plus de salaire, un salaire à mi-temps car trop loin, un boulot entravé par les kilomètres, la fatigue, des difficultés financières, plus d'espoir pour certaines de retrouver un boulot, reconversion difficile, c'est dur.

Mais on se satisfait de 45%, pourcentage en baisse constante.

 

4. Les femmes qui partaient à la retraire après 15 ans : Partir à la retraite après 15 ans, demandait d'avoir un mari qui gagne bien sa vie, car la retraite est assez faible après 15 ans. Et je doute que beaucoup de personnels pouvait se le permettre. Et puis, je trouverais plutôt rassurant, si cela était encore possible, que ces femmes ne partent plus en retrait à 40 ans, par amour du métier (eh, oui, nous aimons ce métier), ou parce qu'elles veulent être indépendantes tout simplement...

 

5. L'allongement de la durée du travail : Evidemment, faire travailler les gens plus longtemps, ça ne crée pas de poste pour les autres, là on est d'accord.

 

6. Choisir l'académie : Le conjoint étant muté, notamment les militaires, par exemple, ne "choisissent" pas forcément l'endroit où ils vont être mutés ! Les personnes qui travaillent dans le privé ou même dans la fonction publiques, ne choisissent pas non plus ! Dans quel monde vit-on au ministère de l'Education Nationale?

Les mutations se font selon les aléas de la vie, le travail qui se déplace, le chômage qui demande à bouger ailleurs, un membre de la famille qui demande des soins... Bref, les demandes de mutation sont pour très peu d'entre elles des demandes de confort !

Et en plus le recrutement est académique, soit recrutons davantage dans les régions déficitaires ! Et payons les gens un peu plus pour qu'ils restent ! Le salaire de départ 1500 euros, pour la région parisienne, ça peut faire juste ; s'en aller pour souffler financièrement, ça se comprend!

 

7. Au niveau du choix de l'académie, les personnes actuellement coincée à Lyon depuis 3, 4 ans apprécieront.

Et j'ajoute que les régions ne peuvent être attractives ou déficitaires : dans le Centre, le 28 est déficitaire, le 37 excédentaire. Dans la région Midi-pyrénées, le 31 est ultra-excédentaire, mais le Tarn et Garonne, beaucoup moins. Bref, dans une même région cohabitent des départements très différents.

Et la région parisienne est moins défictaire qu'on le dit, car on peut atteindre un département excédentaire avec peu de points venant du 93 (??!! Voir dans le 37).

 

 

Bref, si le système était aussi simple, il fonctionnerait. Si on était aussi aidé par la fameuse (fumeuse?) cellule mobilité, ça se saurait. ET SI LA PRIORITE POUR RAPPROCHEMENT DE CONJOINT ETAIT APPLIQUEE, on attendrait pas 3 ou 4 ou 5 ans !

Les différences de traitement entre les fonctionnaires professeurs des écoles selon leur département d'affectation est INHUMAINE. Si on est dans un de ces départements déficitaires PRISONS, on n'a plus qu'à arrêter de travailler et d'avoir des difficultés financières énormes, ou alors se reconvertir (merci pour certaines, on est déjà dans la reconversion). Ou alors, penser à des solutions extrêmes comme certaines personnes l'ont déjà fait avec succès (immérité d'ailleurs, le chantage est tout simplement une horreur). Voilà à quoi mène tout cela. 

Ce n'est pas une cellule mobilité qu'il nous faut, c'est une cellule-écoute-psychologue. Ah je suis de mauvaise fois, elle existe bien. Pour m'amuser (car je vais bien malgré tout merci), je l'ai appelé : eh bien, devinez quoi ? Il faut que j'aille dans mon département d'affectation pour voir un psychologue. Donc je dois faire 5 heures de voiture pour rencontrer un psy pendant 30 minutes.Ca fait cher le psy gratuit.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:31
10.04.2012 
 

Mutations : la grogne des enseignants

Les résul­tats des demandes de muta­tions ensei­gnantes sont tom­bés il y a quelques jours. Les reca­lés, au pre­mier rang des­quels les profs du 1er degré, font part de leurs dif­fi­cul­tés et cri­tiquent un sys­tème « ver­rouillé ». De son côté, le minis­tère de l'Education natio­nale estime que le dis­po­si­tif s'est amé­lioré mais qu'il se heurte à une inadé­qua­tion entre l'offre et la demande.

« L'idée de démis­sion­ner me trotte dans la tête », « je ne sais plus quoi faire », « je vou­drais juste avoir une vie à côté de mon tra­vail »... Nombreux sont les témoi­gnages d'enseignants, ceux des écoles en tête, déses­pé­rés de voir leurs demandes de muta­tions inter­dé­par­te­men­tales res­ter lettres mortes, sou­vent plu­sieurs années. Et le pro­blème s'accentue : selon le minis­tère de l'Education natio­nale, pour le pre­mier degré, sur 16 956 demandes de muta­tion dépo­sées, 4259 ont été satis­faites, soit un taux de satis­fac­tion de 25%, contre 29% en 2011. « Cette varia­tion est liée, en grande par­tie, à la réforme des retraites », explique Josette Théophile, direc­trice géné­rale des res­sources humaines du minis­tère. « D'une part, les ensei­gnantes mères de trois enfants n'ont plus la pos­si­bi­lité de par­tir en retraite (après 15 ans d'ancienneté). D'autre part, on constate un allon­ge­ment de la vie pro­fes­sion­nelle avec des départs en retraite dif­fé­rés, donc moins de postes ». Le syn­di­cat SNuipp-FSU dénonce un taux de satis­fac­tion « his­to­ri­que­ment faible », avec trois ensei­gnants sur quatre « pri­vés de muta­tion » en 2012. Ces der­niers sont invi­tés à signer une péti­tion pour inter­pel­ler Luc Chatel.

Pour le second degré, des freins existent selon les dis­ci­plines mais dans une moindre mesure : sur 18 028 demandes de mobi­lité géo­gra­phiques (1), 7463 ont été satis­faites cette année, soit 41,4% de réponses posi­tives. « Un taux stable », com­mente le ministère.

Une qua­trième demande refusée

Karine est pro­fes­seure des écoles à Chartres (Eure-et-Loir) et mère de deux enfants. Elle fait par­tie des ensei­gnants à l'origine de la créa­tion, en sep­tembre 2010, du col­lec­tif des « Mutez Nous », com­po­sés d'enseignants en quête d'une muta­tion. Sa situa­tion illustre les dif­fi­cul­tés : domi­ci­liée à Tours (Indre-et-Loire), elle effec­tue 3 h de tra­jet aller/retour par jour pour pou­voir ensei­gner. « Heureusement, je suis à mi-temps. Certains col­lègues tra­vaillent à 900 km de chez eux ! » Mais le moral n'y est pas : sa demande de muta­tion en Indre-et-Loire pour rap­pro­che­ment de conjoint vient de lui être refu­sée pour la 4e fois : « je ne com­prends pas, je ne suis jamais absente ni malade. Je tra­vaille et j'habite dans la même aca­dé­mie (celle du Centre) et mal­gré tout je ne peux pas bou­ger. » Problème : elle exerce dans un dépar­te­ment dont il est dif­fi­cile de par­tir, car tra­di­tion­nel­le­ment défi­ci­taire en ensei­gnants. La consé­quence ? « On perd un peu la foi dans notre métier et on culpa­bi­lise quand on appa­raît épuisé devant ses élèves. J'exerce en ZEP avec des enfants qui ont pour­tant besoin de beau­coup d'attention ! », indique Karine.

Malgré leur frus­tra­tion, il arrive aussi que des ensei­gnants « rac­crochent » pour pré­ser­ver leur vie fami­liale. D'autres essaient de bifur­quer vers le privé. « Les sup­pres­sions de postes per­turbent les muta­tions, assu­rer le contraire est risible », résume Karine, « le barème actuel est biaisé, il y a des passe-droits. Les ins­pec­teurs d'académie deviennent très fri­leux à nous lais­ser par­tir, de peur de se retrou­ver en sous-effectifs et de se faire taper sur les doigts par les rec­teurs. » Les com­bines devien­draient la règle pour obte­nir le maxi­mum de « points », les dos­siers médi­caux se mul­ti­plient... « Le sys­tème aca­dé­mique crée des abus. En Touraine, où j'habite, des ensei­gnants arrivent de la région pari­sienne, avec moins de points que moi ! » Karine résume : « Cela abou­tit à une ges­tion inhu­maine où nous ne sommes que des pions ».

Rapprochement de conjoint : 46% des demandes satisfaites

Josette Théophile, spé­cia­liste du sujet au minis­tère, nuance : « nous met­tons en place chaque année un dis­po­si­tif unique qui per­met aux ensei­gnants d'exprimer leurs sou­haits de mobi­lité, sachant que dans le 1er degré les ensei­gnants ont passé un concours aca­dé­mique ! » Elle sou­ligne que le dis­po­si­tif s'est enri­chi d'une pla­te­forme télé­pho­nique. La cel­lule « info mobi­lité » est acces­sible, par télé­phone, une semaine avant la sai­sie des vœux. Josette Théophile pré­cise néan­moins qu'« il y exis­tera tou­jours un cou­pe­ret. Notre inté­rêt est de satis­faire un maxi­mum de gens pour qu'ils soient dans les meilleures condi­tions psy­cho­lo­giques. Ceci dit, les ensei­gnants émettent des sou­haits et nous y répon­dons en fonc­tion des besoins et des prio­ri­tés légales. » Ainsi dans le pre­mier degré, 46% des demandes pour rap­pro­che­ment de conjoint ont été satis­faites, 89% des demandes liées à un handicap.

Selon Josette Théophile, l'impact du non rem­pla­ce­ment d'un fonc­tion­naire sur deux par­tant à la retraite reste « mar­gi­nal ». En revanche, le choix de l'académie deman­dée est déci­sif, avec des écarts de 1 à 10 en termes de volumes de demandes. Parmi les aca­dé­mies les plus pri­sées : Bordeaux, Rennes, Grenoble, Aix-en-Provence, Nantes ou encore Lyon. A l'inverse de celles de Dijon, Reims, Versailles, Créteil ou encore de la Guadeloupe. « Je conseille aux ensei­gnants de bien réflé­chir aux dépar­te­ments limi­trophes, afin de viser un endroit plus facile d'accès », ajoute Josette Théophile. Résultat, au bout de quatre ans d'ancienneté : la moi­tié des demandes sont satisfaites.

Charles Centofanti

 

L'article sur le site :

 

http://www.vousnousils.fr/2012/04/10/mutations-la-grogne-des-enseignants-525166

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 12:39

Marianne-001-copie-1.jpg

A lire ce samedi.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:10

Collectif « les Mutez-nous »                                                             Le 27 mars 2012

http://mutezmoi.over-blog.org

collectifmuteznous@gmail.com 

A l’attention de ….

Candidat à l’élection présidentielle 2012

  Monsieur le Candidat,

 

            Le premier tour de l’Election Présidentielle aura lieu le 22 avril. C’est un enjeu important pour l’ensemble des français qui attendent du futur Président une écoute attentive de leurs problèmes et des solutions concrètes. C’est à ce titre que nous nous permettons de vous adresser ce courrier.

 

Nous sommes professeurs des écoles. Nous appartenons à un collectif appelé «les mutez-nous» qui regroupe une soixantaine de professeurs des écoles. Ce collectif a été fondé par des collègues en attente de mutation depuis des années (10 ans pour l’une) et devant être séparés par des centaines de kilomètres (jusqu’à 900 km) de leur famille à cause du système de mutation inadapté. Nous sommes malgré tout dans l’espoir qu’une issue soit trouvée face à des aberrations évidentes.

 

Comment fonctionne le système des mutations des enseignants du premier degré ?

Le système des mutations des professeurs des écoles est relativement complexe :

·      Une première phase nationale informatisée (sur la base d’un barème national calculé) qui permet aux enseignants de changer de département par un système de chainage et de permutations (en mars) ;

·      Une deuxième phase (en juin) pour faire des ajustements

 

Mais le système de mutation des enseignants du premier degré(qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :  

·      Ce système ne semble pas respecter pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

Ø  Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

Ø  Aux situations relevant du handicap

Ø  Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

·      Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires refusent de laisser des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec un barème inférieur avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire….

Certains départements devenant alors des « départements prisons » dont on ne sort pas .....

 

·      Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctuant chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés.

 

·      La suppression massive de postes dans l’Education Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation

 

·      Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées !

 

  Que deviennent les enseignants qui n’obtiennent pas leur mutation ?

 

Lorsque nos conjoints ont été mutés, n’obtenant pas nous même notre affectation dans le même département, nous avons été contraintes de faire un choix cornélien :

- Demander une disponibilité de droit ou un congé parental afin de ne pas briser nos familles. Choix qui nous « relègue » dans le « No Man’s Land » de l’Education Nationale car, n'accumulant alors plus aucun point, notre espoir de pouvoir à nouveau enseigner ou même travailler un jour dans la fonction publique s'éteint.

- Continuer ou reprendre notre activité à des kilomètres pour "gagner des points" (en nombre limité toutefois!) et avoir une chance, un jour peut être, de récupérer notre métier.

 

Nos situations sont humainement insupportables :

●  Sur un plan financier :

- aucun revenu pour les collègues en disponibilité,

- énormément de frais pour celles qui continuent de travailler à temps plein, (double loyer, frais de déplacement pour rejoindre les familles restées à des centaines de km)  

- des frais et un salaire réduit pour celles qui sont contraintes de travailler à mi-temps.

 

● Sur un plan psychologique :

- pour celles en disponibilité, le sentiment de ne plus exister et d’être trahies, abandonnées par l’administration,

- une grande culpabilité pour celles qui laissent leurs enfants et leur conjoint en allant travailler à des centaines de kilomètres,

- une grande détresse pour les enfants qui voient papa ou maman partir chaque semaine, des conséquences graves sur la santé psychologique de ces enfants

 

● Sur le plan de la santé, des risques de dépression et d’accident très élevés,

 

● Sur un plan professionnel,

- un sentiment de frustration énorme pour toutes celles qui ne peuvent pas donner autant qu’elles le voudraient à leurs élèves, leurs collègues….

- des répercussions sur le travail du conjoint. 

    

Aujourd’hui, face à cette détresse, les "mutez-nous" ont pris de l'ampleur et se battent pour dénoncer le système de mutation.

 

    Qu’attendons-nous de vous ?

 

Si vous êtes élu, nous attendons la prise en compte de nos situations, dramatiques pour certains d’entre nous, et l’évolution du système actuel de mutations par la mise en place rapide d’un groupe de travail pour :

§ Expliquer en toute transparence les raisons du piètre résultat des permutations (25,12% des participants ont obtenu satisfaction alors qu’ils étaient 37,08% en 2010)

§ Faire des propositions pour le mouvement complémentaire d’exeat-ineat de juin afin d’améliorer le bilan des mutations 2012

§Faire évoluer les règles du système de mutation afin de les rendre plus justes, plus équitables et plus transparentes et respecter dès le mouvement de mutation 2013 l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée

  

    Que proposons-nous ?

  

Pour améliorer les règles et les barèmes du système de mutation et pour mieux tenir compte de la dimension humaine et familiale de chaque cas, nos propositions s’appuient sur les différents articles de la Loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, notamment l’Article 60.

Nous proposons, dans le cadre où un barème est appliqué, :

§ D’augmenter le nombre de points pour enfant(s) (100 points dans le secondaire)

§ De cumuler des points de séparation en situation de congé parental ou de mise en disponibilité de droit

§ De compter le temps de séparation non en années, mais en mois de manière à éviter certaines aberrations.

§ D’augmenter les points de renouvellement du premier vœu   

§ De continuer à cumuler des points de séparation après 3 années

§ De bénéficier d’un mi-temps de droit en cas de demande de rapprochement de conjoint refusée

 

En 2010, dans son rapport annuel fait au ministre, la médiatrice de l’Education Nationale fait état du système de mutation et préconise la nécessaire priorité du rapprochement de conjoint en faisant des recommandations sur ce sujet. A ce jour, le ministère n’a pas tenu compte de ce rapport concernant les mutations dans le premier degré.

  

    Nous souhaitons pouvoir continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles, sans pour autant être contraintes d’abandonner nos familles.

Nos projets professionnels et personnels sont au point mort depuis des années et nous n'avons aucune perspective sur l'évolution de nos situations. L’élection présidentielle nous redonne un espoir de voir évoluer nos situations. NOUS COMPTONS SUR VOUS.

  

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

  

Nous vous prions, de croire, Monsieur le Candidat, à notre profond dévouement pour le service public d'Education et vous prions de croire en l’assurance de notre haute considération.

   

                                                                                              Collectif des « mutez-nous »

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:16

 

N° DPT origine

Libelle département origine N° DPT obtenu Libelle département obtenu Barème pris en compte Phase satisfaction Nombre d'agents
013 BOUCHES-DU-RHONE 037 INDRE-ET-LOIRE 191,00 P  1
019 CORREZE 037 INDRE-ET-LOIRE 107,00 P  1
035 ILLE-ET-VILAINE 037 INDRE-ET-LOIRE 580,00 M  1
036 INDRE 037 INDRE-ET-LOIRE 628,00 M  1
036 INDRE 037 INDRE-ET-LOIRE 414,00 M  1
036 INDRE 037 INDRE-ET-LOIRE 436,00 M  1
036 INDRE 037 INDRE-ET-LOIRE 458,00 M  1
036 INDRE 037 INDRE-ET-LOIRE 586,00 M  1
039 JURA 037 INDRE-ET-LOIRE 264,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 558,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 561,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 238,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 431,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 461,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 406,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 409,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 406,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 411,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 433,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 456,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 459,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 418,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 254,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 381,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 299,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 381,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 414,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 293,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 476,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 393,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 406,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 251,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 236,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 304,49 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 486,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 281,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 536,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 578,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 381,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 560,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 381,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 247,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 469,00 M  1
041 LOIR-ET-CHER 037 INDRE-ET-LOIRE 628,00 M  1
044 LOIRE-ATLANTIQUE 037 INDRE-ET-LOIRE 386,00 M  1
044 LOIRE-ATLANTIQUE 037 INDRE-ET-LOIRE 376,00 M  1
044 LOIRE-ATLANTIQUE 037 INDRE-ET-LOIRE 322,49 M  1
049 MAINE-ET-LOIRE 037 INDRE-ET-LOIRE 278,00 M  1
049 MAINE-ET-LOIRE 037 INDRE-ET-LOIRE 303,00 M  1
052 HAUTE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 304,00 M  1
053 MAYENNE 037 INDRE-ET-LOIRE 233,99 M  1
054 MEURTHE-ET-MOSELLE 037 INDRE-ET-LOIRE 122,66 P  1
063 PUY-DE-DOME 037 INDRE-ET-LOIRE 206,49 P  1
064 PYRENEES-ATLANTIQUES 037 INDRE-ET-LOIRE 316,99 M  1
068 HAUT-RHIN 037 INDRE-ET-LOIRE 244,33 M  1
069 RHONE 037 INDRE-ET-LOIRE 253,00 M  1
072 SARTHE 037 INDRE-ET-LOIRE 299,00 M  1
072 SARTHE 037 INDRE-ET-LOIRE 411,00 M  1
072 SARTHE 037 INDRE-ET-LOIRE 285,00 M  1
075 PARIS 037 INDRE-ET-LOIRE 535,00 M  1
075 PARIS 037 INDRE-ET-LOIRE 563,00 M  1
076 SEINE MARITIME 037 INDRE-ET-LOIRE 313,00 M  1
086 VIENNE 037 INDRE-ET-LOIRE 379,00 M  1

 

091

ESSONNE 037 INDRE-ET-LOIRE 439,00 M  1
091 ESSONNE 037 INDRE-ET-LOIRE 541,00 M  1
092 HAUTS-DE-SEINE 037 INDRE-ET-LOIRE 231,00 M  1
092 HAUTS-DE-SEINE 037 INDRE-ET-LOIRE 255,00 M  1
093 SEINE-SAINT-DENIS 037 INDRE-ET-LOIRE 496,00 M  1
093 SEINE-SAINT-DENIS 037 INDRE-ET-LOIRE 456,00 M  1
094 VAL-DE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 311,00 M  1
094 VAL-DE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 308,00 M  1
094 VAL-DE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 420,00 M  1
094 VAL-DE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 278,00 M  1
094 VAL-DE-MARNE 037 INDRE-ET-LOIRE 318,00 M  1
095 VAL-D'OISE 037 INDRE-ET-LOIRE 533,00 M  1
971 GUADELOUPE 037 INDRE-ET-LOIRE 241,00 M  1

 

Voici les barèmes des personnes entrants en Touraine par les permutations informatisées. 

Leur barème est donc dans la 4ème colonne.

Les inspecteurs d'académie, les syndicats, nous parle de "respect du barème".

J'ai un total de 469 points. Question : trouve le nombre de personnes qui te passent devant aux permutations ?

Réponse : 59 (j'ai pu mal compter ceci dit)

Sachant qu'une personne qui a 122 points a sa mutation sans rapprochement de conjoint, me semble t-il... (rapprochement= 150 points)

 

Les ineats exeats sont censés "rattrapper" ces injustices, or elles ne le font pas, puisque quasi personne venant d'eure et loir et voulant intégrer la Touraine ne peut bénéficier d'un exeat (ou d'un ineat). On m'a dit dans le 37 que je devais obtenir mon exeat pour avoir l'ineat et dans le 28 on me dit qu'il me faut un ineat pour obtenir l'exeat, vous me suivez ? Absurde.

 

Autre chose, l'IA du 28 m'a assuré que personne n'est discriminé, qu'en Eure et Loir, les PE sont traités de la même façon qu'ailleurs. Si j'habitais dans un autre département, je serais déjà de retour près de ma famille, vu ces barèmes!

La chef de la DPE m'a même assuré que "ce serait encore plus dur si j'étais dans le 93 ou le 92". Ah bon ?

Les deux personnes venant du 92 ont un barème inférieur au mien.

Dans les deux personnes venant du 93, une a un barème inférieur au mien.

 

Voilà donc pourquoi, je m'agace, je trépigne, je râle...

 

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:34

Voilà, je suis la "repreneuse" du blog, bien contre mon gré, je n'ai toujours pas été mutée.

J'ai beaucoup gueulé pourtant...

Donc si vous voulez vous joindre à nous, l'adresse mail à contacter est :

collectifmuteznous@gmail.com

 

J'essaierais de faire de mon mieux, malgré ma grande lassitude.

Karine

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 19:51

Ce blog a commencé par ma petite vie, il est parti d’un besoin personnel de poser des mots sur une situation difficile à vivre … Une situation personnelle qui amène à se poser des questions … Puis une constatation : le système est une roulette russe totalement injuste et déshumanisée, et grâce à ce blog, la rencontre d’autres enseignantes, la décision de mener une action de façon ouverte pour régler nos situations et dénoncer le fonctionnement des mutations… La création du collectif, d’autres actions, la médiatisation, le travail avec certains syndicats, les échanges avec les services administratifs, les politiques…

Aujourd’hui ma situation est enfin apaisée, et après avoir autant parlé de la galère que je vivais (pour ne pas dire après avoir saoulé tout le monde !), je me dois quand même de faire une petit point sur ma vie actuelle…

Il y a un an, j’ai été intégrée dans les Landes durant une semaine où plus de 40 classes n’avaient pas d’enseignant par manque de remplaçants et aussi suite à l’action menée au rectorat quelques mois auparavant. J’ai ensuite obtenu, au mouvement, ma mutation  pour le 64, car les effets sur le bien-être de mes enfants et sur ma propre santé ont été considérés par l’administration.

Nous étions 4 à camper devant le rectorat de Bordeaux, et, comme s’était engagé M. le Recteur devant les journalistes, nos situations ont pu être réglées dans les mois qui ont suivi... Je suis maintenant à quelques kilomètres à peine de mon travail, où je peux même me rendre à vélo ! Les angoisses de mes enfants ont pu peu à peu s’apaiser. J’ai même obtenu un poste qui m’intéresse particulièrement : maître RRS et qui consiste à travailler avec des petits groupes d’élèves en difficulté. La belle vie quoi ! Et je remercie tous ceux qui m’ont soutenue !

Malheureusement, et bien que certains syndicats aient transmis des demandes en faveur d’un système plus acceptable, malgré le rapport des médiateurs de l’éducation nationale, rien ou presque n’a changé… C’est toujours la roulette russe pour ceux qui attendent, c’est toujours la même injustice pour les familles séparées. Avec la fermeture massive des postes, la situation s’est encore aggravée.

Maintenant, de l’intérieur, je continue à soutenir celles qui attendent encore, mais je déplace aussi un peu de mon énergie pour faire au mieux mon travail auprès des élèves qui en ont le plus besoin, auprès des collègues à qui on demande toujours plus et qui doivent faire face aux effectifs qui augmentent et aux aides qui diminuent (fermeture des RASED…).

Je reste bien sûr dans ce collectif qui m’a permis de tenir, d’obtenir et de rencontrer des personnes géniales, mais je transmets  la gestion de ce blog, cet outil de rencontre et de communication, à celles qui sont encore dans la lutte… Et qui seront les mieux placées, si elles le souhaitent, pour le faire vivre et évoluer !

Valérie

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:33

Comme les filles de la Creuse, je suis coincée dans un département prison, l'Eure et Loir. Je ne l'ai pas demandé, j'y ai été affectée dès l'obtention du concours passé en région Centre à la suite d'une reconversion.
J'y suis allée, heureuse d'avoir obtenu le concours tant rêvé. J'y ai vécu plusieurs années.
Mon conjoint a demandé sa mutation pour plein de raisons très personnelles. Il est parti en août 2009 en Indre et Loire.
Depuis, je n'ai que peu de chance de sortir du 28. Pourquoi ? Parce que ce département retient les personnels.
Si j'avais été affectée dans l'Indre et Loire, je serais allée où je voulais (à peu près).

L'an dernier, 21 personnes ont été affectées dans le 37 avec un barème inférieur au mien. La même chose s'est produite l'année d'avant.

Ce qu'il faut savoir, c'est que selon le département où nous sommes affectés, où nous sommes allés travailler, nous n'avons pas les mêmes droits à la mutation. C'est cela qui nous révolte.

Le 12 mars, il y aura les résultats des permutations informatiques. Nous savons déjà qu'en Creuse, en Eure et Loire, dans l'Oise, dans la Seine Saint Denis et d'autres, nous ne bougerons pas.
Nous savons que ceux qui ont la chance d'être, par exemple, dans le Bordelais, peuvent avoir le département où nous habitons avec 22 points.

Nous sommes révoltés. Nous avons alerté tous les acteurs de l'Education nationale avec les Mutez Nous, et aussi chacune dans nos régions. Nous avons fait des sit-in devant les rectorats, été reçus par les recteurs, les IA, mais malgré cela rien ne bouge, on nous écoute, on ne nous entend pas.

Aujourd'hui, nous attendons une mutation pour travailler un peu plus près de chez nous. Pour ne pas être épuisés par ces heures de route que nous faisons depuis des années.
Pour s'occuper mieux de nos élèves. Pour faire ce travail que nous aimons le mieux possible.

Que faire? Le 12 mars, nous serons à nouveau méprisés par l'administration. Les suppressions de postes ne permettent plus autant de mutation depuis 2007. Des centaines de rapprochement sont toujours en  attente. Les passes-droits sont légions, nous l'avons constaté (les femmes de.. mutent bien facilement elles). Nous continuerons à dénoncer le système pourri des mutations des professeurs des écoles.
Si on ne nous entend pas, nous nous ferons entendre pour dénoncer, non seulement nos conditions de travail, mais aussi, la difficulté grandissante de notre métier, le nombre d'élèves croissant, les difficultés sociales croissantes, les postes de rased supprimés, si utiles pourtant. Nous sommes passionnées, et cela nous sauve.
Karine

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Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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