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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 21:18

Mercredi 1er septembre, une audience nous a été accordée au cours de laquelle nous avons pu communiquer nos propositions à Mr Le Recteur de l’académie de Bordeaux. Nous attendons maintenant que les organisations syndicales représentées dans les commissions paritaires saisissent, dès à présent, la balle au bond, pour imposer quelques modifications à la règle en vigueur.Voici la lettre que nous leur avons envoyée...

 

 

LETTRE OUVERTE AUX SYNDICATS DES ENSEIGNANTS DU 1er DEGRÉ 

Camping des « mutez-nous » au rectorat de Bordeaux

Pourquoi cette action ?

Nous sommes professeurs des écoles et mères de jeunes enfants. Lorsque nos conjoints furent mutés ces dernières années dans la région Aquitaine, nous n’avons eu comme possibilité que d’aller travailler à des centaines de kilomètres de notre famille ou, pour préserver l’unité familiale, de nous mettre soit en congé parental, soit en disponibilité. Et chaque année, nous avons participé aux opérations de permutations informatisées puis à celles des EXEAT / INEAT, sans jamais obtenir satisfaction.

En effet, les nouveaux barèmes mis en place en 2007-2008, sensés favoriser les rapprochements de conjoints, se retournent contre nous : pour capitaliser des points de séparation effective, il nous faut  retourner, seules, enseigner à plusieurs centaines de kilomètres de notre domicile. Dans l’intérêt du service, de nos enfants, de nos familles, pour des raisons financières aussi, cette situation est préjudiciable.

 En étant en disponibilité ou en congé parental, nous ne cumulons que les points de renouvellement de vœux et voyons par conséquence chaque année l’espoir d’une mutation s’éloigner avec en prime des années blanches pour nos carrières. Nous en ressentons un immense sentiment d’injustice et de gâchis.

Notre détresse professionnelle, personnelle et familiale n’a d’égale que notre détermination à retrouver un poste au plus vite. C’est pour cette raison que nous avions écrit une lettre ouverte au Recteur, suivie d’une pétition où nous demandions ceci :

-      de bien vouloir corriger les dysfonctionnements de ce système en décidant, comme il en a le pouvoir, de notre intégration dans nos départements de résidence respectifs.

-      de transmettre au Ministre la nécessité de revoir les règles et les barèmes du système de mutations des professeurs des écoles.

Sans réponse à notre lettre, nous avons décidé de nous rendre au rectorat le jeudi 26 août.

Tout d’abord, il ne s’agissait pas d’un mouvement d’humeur : depuis plus d’un an, patiemment, nous ne cessions d’interpeller l’administration académique, mais aussi nos syndicats respectifs sur le problème rencontré. Malheureusement sans aucun résultat.

Nous ne demandions pas un passe-droit, nous réclamions juste que soit corrigée une faille du barème des mutations, quitte à bousculer (à la marge toutefois) les « contraintes budgétaires » évoquées par les autorités académiques pour refuser tout INEAT extérieur à l‘académie. En effet, l’intégration de professeurs dans un département ne doit pas être seulement réfléchie sous un angle comptable, comme il nous a été répondu ces dernières années, mais aussi tenir compte de la dimension humaine et familiale de chaque cas.       

En campant au rectorat, nous avons enfin pu nous faire entendre et avancer nos propositions pour un système plus juste.   

Concrètement, voici nos propositions

·     Exiger le respect du droit à mutation en particulier pour les situations prioritaires définies par l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée : rapprochement de conjoints, problèmes médicaux ou situation de handicap, enseignement en milieu urbain difficile.

 ·            Améliorer les règles et les barèmes du système de mutation pour mieux tenir compte de la dimension humaine et familiale de chaque cas. Nous proposons donc dans le cadre où un barème est appliqué :

o  d’augmenter le nombre de points pour enfant(s)

o  de tenir compte de l'importance de l'éloignement kilométrique entre la résidence familiale et le lieu d’affectation professionnelle

o  de cumuler des points à hauteur de 50% en situation de congé parental ou de mise en disponibilité de droit.

Mercredi 1er septembre, une audience nous a été accordée au cours de laquelle nous avons pu communiquer nos propositions à Mr Le Recteur de l’académie de Bordeaux. Fatiguées,   mais tellement satisfaites d’avoir réussi à faire reconnaître l’injustice ressentie, nous avons interrompu notre mouvement, espérant avoir contribué à faire grandir l’exigence de changer le système des mutations.

Nous attendons maintenant que les organisations syndicales représentées dans les commissions paritaires saisissent, dès à présent, la balle au bond, pour imposer quelques modifications à la règle en vigueur.

Soucieuses de faire avancer nos propositions, nous souhaitons être informées de votre avis, de votre engagement et des suites dans ce dossier.

 

LES MUTEZ-NOUS

 

 

Nous restons mobilisées et  invitons toutes celles et ceux qui se sentent concernés  par cette situation, à nous rejoindre sur notre blog : http://mutezmoi.over-blog.org/

Et surtout en vous proposant de continuer à faire circuler et signer notre pétition en ligne : http://www.lapetition.be/en-ligne/lettre-ouverte-des-mutez-moi--7848.html 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 08:43

Lettre ouverte des "mutez-nous"

à Monsieur le Ministre de l'Education Nationale

 

Nous sommes professeurs des écoles et mères de famille.Depuis que nos conjoints ont été mutés dans la région Aquitaine, nous avons participé aux différentes phases de mutation sans jamais obtenir satisfaction et cela depuis plusieurs années. 

L'article 60 de la loi n•84-16 du 11 janvier 1984 relative aux statuts de la fonction publique de l'Etat donne la priorité:

                          - aux fonctionnaires séparés de leur conjoint pour raison professionnelle.

                          - aux situations relevant du handicap.

                          - aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles.

 

Nos situations entrent dans ce cadre légal. Or, nous constatons que certains collègues non concernés par cet article obtiennent satisfaction.

Monsieur le Ministre de l'Education Nationale, nous vous demandons : 

                         - dans un premier temps de bien vouloir corriger ce dysfonctionnement,

                         - dans un second temps, d'améliorer les règles et les barèmes du système de mutation pour mieux tenir compte de la dimension humaine et familiale de chaque cas.

 

Nous proposons donc dans le cadre où un barème est appliqué de:

                         - mieux prendre en considération la famille, notamment en augmentant le nombre de points pour enfant(s),

                         - tenir compte de l'importance de l'éloignement,

                         - cumuler des points à hauteur de 50% en situation de congé parental ou de mise en disponibilité de droit.

 

Nos vies de famille doivent elles dépendre, pour "le bon fonctionnement du service", d'un système de mutation aussi aléatoire...? Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions, Monsieur le Ministre de l'Education Nationale, de croire en l'expression de notre très haute considération.

 

                                                                                                         Collectif des "mutez-nous!"

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Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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