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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 22:40

Le SNUDI-FO 40 a adressé aux écoles landaises cet après-midi la lettre suivante : 

 
Avec le SNUDI-FORCE OUVRIERE
exigeons  l'intégration immédiate dans les Landes de nos collègues laissées au bord du chemin !
 
Depuis la rentrée scolaire, des collègues syndiquées au SNuipp-FSU, au SE-UNSA, au SGEN-CFDT , au SNUDI-FO et non-syndiquées, regroupées dans le collectif des  ''Mutez-nous!",  se battent pour que la priorité pour rapprochement de conjoint prévue par l'article 60 de la loi n•84-16 du 11 janvier 1984 leur soit  appliquée à elles toutes.
Ces collègues, qui exercent dans des départements très éloignés des Landes (l'une d'elles à son poste en Guyane!), par la force des choses, se sont mises en disponibilité ou en congé parental afin que leur cellule familiale demeure. Elles ont choisi de ne pas se séparer de leur époux, ou compagnon,  et surtout de leur(s) enfant(s) en bas âge pour la plupart au détriment de leur carrière professionnelle.

Elles n'acceptent plus que leurs situations familiales, professionnelles, et souvent financières, soient méprisées par l’Administration depuis 2, 3, voire 4 ans et plus ;

Elles n'acceptent plus que « le bon fonctionnement du service » leur soit opposé alors que les besoins dans tous les départements (ASH-remplacement, formation…), dont les Landes, sont évidents.
A noter par ailleurs que le Recteur a décidé depuis 2 ans maintenant de n'accorder des ineats qu'en intra-académique (entre les 5 départements de l'Académie de Bordeaux).
Ainsi, des collègues girondins avec des barèmes nettement inférieurs aux leurs ont intégré les Landes. Pour elles, c'est une véritable (et légitime) injustice !
 
Le SNUDI-FORCE OUVRIERE, à leur demande, a pris en main et à tous les niveaux, national et départemental, la défense de leur dossier.
Une réunion avec FO et 4 de ces collègues a encore eu lieu lundi dernier, 8 novembre 2010, à Tarnos, pour préparer l'audience auprès du Préfet des Landes demandée par l'Union départementale FO des Landes et prévue le mercredi 10 novembre (un compte-rendu détaillé et rédigé par les collègues est en pièce jointe).
 
D'autre part, constatant que leur demande d'audience au Ministre  datée du 5 octobre 2010 n'avait obtenu aucune réponse, le SNUDI-FO leur a proposé de renouveler la demande en son nom. Ce qui a été fait.
Aussi, les ''Mutez-nous!'' de l'Académie de Bordeaux ont décidé de  lancer un appel en direction des collègues de tous les départements qui subissent la même situation pour une montée nationale à Paris au Ministère le jour de l'audience avec l'appui de FORCE OUVRIERE (la date leur sera transmise dès qu'elle sera connue).
Cet appel sera diffusé par le SNUDI-FO dans tous les départements.
 
Le SNUDI-FO 40 vous invite à soutenir  ces collègues en lutte en signant la pétition ci-jointe et en la retournant  au SNUDI-FO LANDES:
SNUDI-FO LANDES 
(mutez-nous!) 
BP 217  
40004 Mont de Marsan cedex-
 
Pour financer en partie  leur montée à PARIS, nous vous invitons également à leur verser un soutien financier (2, 3 ... 5 euros ou plus - par chèque à l'ordre du SNUDI-FO 40- un reçu vous sera retourné)
 
Syndicalement et cordialement,
 
Le Bureau départemental du SNUDI-FO 40

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  • : Enseignants en galère de mutation...
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  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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