Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
Toujours pas de mutation à l'horizon. Des portes qui se ferment, des personnes qui rejoignent le collectif.
Ca n'augure rien de bon, non ? Oui, plus on est, plus on agit, mais le travail me paraît titanesque avec toutes ces personnes coincées loin de leur famille.
Les Mutez Nous ont pris un coup dans l'aile le 14 mars. Un grand ras le bol, de la désespérance pour certaines. Va t-on nous entendre ?
On s'apprête à reprendre le boulot à 9000 km, à 3h de route, à 900 km, ou à rester encore chez soi près de sa famille sans salaire, à la rentrée 2011, pour certaines depuis des années.
Et à la lumière des résultats des permutations, toujours le même constat :
Des personnes rentrent dans nos départements avec des barèmes moindres et même sans priorité !
Dans mon département, on rentre avec 36 ou 39 points, c'est à dire sans priorité aucune (L’article 60 de la loi du 11 janvier 1984 ). On me dit que ce département accueille peu parce qu'il est excédentaire. Ah bon ?
Si. Il accueille mais sans respecter la priorité pour rapprochement de conjoint. J'attendrais donc encore.
Le département d'où je viens est déficitaire chronique (des personnes en sortent avec un barème inférieur au mien quand même). Soit. Je dois donc y passer ma carrière entière ? Assures-je donc moi-même le service public dans ce département ? Je travaille à 50%, je suis crevée par cette route interminable et dangereuse. Suis-je vraiment efficace ? Je suis bien la seule à me poser cette question.
Je ne peux même plus, juste me rapprocher de ma famille, je suis au plus près.
Le service public de l'Education Nationale, les élèves, méritent mieux que des personnels désespérés. Nous sommes encore et toujours passionnées par notre métier, malgré tout. Sinon, nous changerions de carrière, même si ce n'est pas simple.
Alors inlassablement, nous interpellons les Recteurs, les Inspecteurs d'Académie, les syndicats, les élus, les acteurs sociaux (qui ne peuvent rien pour nous). Dans ce monde difficile où le chômage fait rage, où les conditions de travail sont difficiles pour tout le monde, nous essayons de montrer qu'être fonctionnaire n'est pas toujours si "facile". Nous avons la sécurité de l'emploi qu'on nous oppose à chaque fois. Mais devons nous subir pour autant des conditions de travail difficiles sans les dénoncer ?
-Nous demandons à nouveau, à ce que la priorité de rapprochements de conjoint soit vraiment prise en compte.
-Que le problème des départements déficitaires soit réglé autrement qu'en retenant les personnels contre leur gré alors qu'ils peuvent rentrer dans le département où leur conjoint (et enfants) habite car les besoins existent.
En région Centre, nous serons le 11 mai avec les syndicats devant le rectorat d'Orléans pour que les mutations soient revues avant la rentrée 2011, que les situations difficiles soient prises en compte, et que le rapprochement de conjoint soit respecté.
Karine