Il faut que j'explique un peu quand même ...
Alors voilà, j'ai une lettre toute faite que je mets dans les petites bouteilles que j'envoie à la mer. Vous pouvez la copier et la coller dans la boîte de qui vous voulez... Pour ceux qui me
disent "et lui t'as essayé", allez-y s'il vous plait, aidez moi,envoyez-la!!!!
Valérie Motti
v_motti@hotmail.com
64600 Anglet
06.14.63.57.41
Je suis professeur des écoles rattachée au département du Rhône depuis septembre 2000. Durant huit années consécutives, j’ai participé au mouvement interacadémique (informatique et inéat/exéat)
afin d’entrer dans le département des Pyrénées atlantiques, sans jamais obtenir satisfaction.
Mon conjoint, fonctionnaire de police, affecté pour son travail à Lyon, avec qui je suis pacsée depuis août 2002, et pour qui je me suis exilée dans le Rhône, a obtenu sa mutation à Hendaye au 1er
septembre 2008. Afin de pouvoir le suivre et continuer à vivre en famille avec nos deux enfants Iban, 5ans et Lisa 2 ans, je me suis mise en congé parental, dans l’attente de ma mutation. Nous
avons acheté un appartement à Anglet (en revendant celui de Lyon et en conservant notre crédit), et nous nous y sommes installés, heureux d’être à nouveau dans notre région d’origine auprès de nos
familles respectives.
Mais les barèmes des mouvements de l’Education Nationale, et le nombre très important de demandes pour entrer dans le département, font que je ne pourrai jamais obtenir ma mutation même en
attendant ainsi 10 ans. En effet, un jeune enseignant, travaillant dans un autre département que celui de son conjoint a bien plus de points que moi, même avec juste deux ans d’ancienneté et sans
enfant. Une année de séparation vaut 4 enfants ! Ce n’est peut être pas le cas général, mais en considérant la facilité avec laquelle on peut se pacser, on imagine assez bien les dérives… Je me
suis donc vue contrainte, afin d’obtenir des « points de séparation » et pouvoir reprendre mon activité un jour dans l’enseignement public auquel je crois, de reprendre un mi-temps annualisé dans
la région Lyonnaise. Le 28 janvier je serai donc à Collonge au mont d’or, à 900 km de mes deux enfants et de mon conjoint, ne pouvant les rejoindre que durant les vacances scolaires, et dans
l’impossibilité financière de prendre un logement. Avec un salaire à mi temps, je ne peux pas payer mon crédit, un loyer supplémentaire, tous les frais pour la garde de mes deux enfants, les
trajets Anglet-Lyon…Et tout cela, sans aucune échéance définie, car bien sûr, rien ne m’assure non plus d’obtenir satisfaction au bout d’une seule année. Mais comme une responsable du personnel de
l’Education m’a conseillée, « y’a la web-cam ! ».
J’ai bien évidemment, cette année encore, participé aux permutations informatisées pour la rentrée 2010. Mais mon barème semble encore bien maigre. Cette situation me paraît complètement aberrante,
elle sera très certainement traumatisante pour mes enfants et même pour toute la famille. Elle est pourtant la seule solution pour que je puisse retrouver ma fonction, la seule issue que permet
d’envisager le « système de mutation actuel ». Combien de temps l’administration me laissera dans cette situation ? A quel extrême faut-il arriver pour être prise en considération ?
Mme Valérie Motti