Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
Voilà un mois qu'aucun nouvel article n'est publié dans mon blog...
Pourquoi? Rien de bien nouveau à dire jusqu'à aujourd'hui...je ne suis pas retournée travailler sur Lyon, cela est bien trop difficile de laisser ma famille ici pour les 11 semaines qui restent. 11 semaines d'absence, et une classe à assurer cela ne me semble pas possible, même si mon statut ne m'est pas facile à assumer... C'est pas glorieux quoi!
Donc depuis un mois quoi de neuf? Je vous arrête de suite ; NON JE N'AI TOUJOURS PAS MA MUTATION!
Je viens de terminer mes demandes d'Inéat-Exéat, sachant que pour le 64, comme le dit l'Inspecteur lui même, "la probabilité d'obtenir un inéat dans les Pyrénées Atlantiques reste quasiment nulle".
J'ai encore un petit espoir pour les Landes....Et j'entame un dossier médical pour ma santé qui, forcément, pâtit de cette situation inextricable.
Durant ces dernières semaines,même sans nouvel article, de nombreux visiteurs sont tombés sur mon blog, surtout depuis les résultats des permutations : 1600 visites en 3 mois! (bon, ok, certains viennent vérifier tous les jours si il y a des news :))) . Mais beaucoup sont arrivés directement par un célèbre moteur de recherche, même si parfois la requête était "je suis sdf et fonctionnaire" ou encore "ça me fout la gerbe"!
J'ai donc eu quelques témoignages et encouragements d'enseignants dans ma situation, ou en phase de le devenir, chacun se débattant dans son coin, frappant à toutes les portes, mais sans voir d'issue pour le moment...
Parmi eux, Hélène, maman de 3 enfants âgés de 2, 8 et 12 ans, mariée à un homme travaillant en Dordogne,pensait pouvoir quitter le Loir et cher,mais depuis deux ans, sa demande reste lettre morte avec 230 points alors que certains sont rentrés dans le département avec 22 points...
Sa situation a été exposée dans journal Sud Ouest du 14 avril : http://www.sudouest.fr/2010/04/14/le-flou-des-mutations-65266-4625.php
Quant à moi, j'ai continué à interpeller les députés sur ma situation, me justifiant avec ma lettre alertant sur un dysfonctionnement du système des permutations qui engendre des situations familiales aberrantes. Et aujourd'hui, je reçois un courrier de David Habib, Député et Maire de Mourenx qui m'informe que mes appels ont fait l'objet de sa part, d' une question écrite, publiée dans le Journal Officiel de l'assemblée Nationale du 20 avril dernier.
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-76792QE.htm
"M. David Habib alerte M. le ministre de l'éducation nationale sur les dysfonctionnements qui existent dans le système de mutation des professeurs des écoles, mettant des familles en situation de grande détresse. Ainsi une maman de deux jeunes enfants s'est vue contrainte, afin de récupérer son emploi, de retourner travailler après son congé parental à 900 kilomètres de sa famille et de son logement. Depuis 8 et 10 ans, elle et son conjoint demandaient leurs mutations dans leur département d'origine. Son conjoint, fonctionnaire, obtient satisfaction en septembre 2008. Elle est toujours enseignante "SDF", éloignée de sa famille, et ne peut voir ses enfants que lors des vacances scolaires. Ces derniers, âgés de deux et cinq ans, vivent avec leur père, obligé de travailler dans un service de nuit pour s'organiser au mieux en journée. Cet exemple concret met à jour les failles du système de mutation : il doit mieux prendre en considération les enfants (qui comptent pour 15 points dans le barème, alors qu'il en faut plus de 500 pour intégrer un département), mieux prendre en compte les distances qui séparent les familles. Il ne permet pas de respecter le principe selon lequel, après un congé parental, un fonctionnaire doit pouvoir demander un nouvel emploi au plus proche de son domicile, et que cette demande soit examinée avec une priorité de mutation (article 60 de la loi du 11 janvier 1984). Il ne tient pas compte de la résidence commune et de l'incapacité financière à pouvoir se reloger lorsque la famille est établie dans un foyer unique. Enfin, le système actuel est facile à biaiser : de très jeunes enseignants pacsés l'année même du concours, sans enfant, obtiennent leur mutation au bout de deux ou trois années d'ancienneté, alors que d'autres attendent depuis huit ans... C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles dispositions il envisage de prendre pour que les grilles de calcul soient révisées de manière à s'adapter aux situations familiales et prendre en compte la dimension humaine et non plus seulement l'aspect comptable des choses."
C'est sûr, je n'ai pas encore ma mutation et il n'y a pas encore de réponse, mais au moins il y a une question et officielle celle-là!
Je vous propose dans un premier temps de cliquer sur le lien de l'Assemblée, et de vous inscrire pour "être alerté de la réponse" (lien en haut à gauche), j'imagine que le nombre de personnes suivant une question doit être répertorié quelque part et que ces statistiques doivent être vues par les personnes y répondant...
Ensuite, pour tous ceux qui sont dans ma situation, je propose de récupérer vos témoignages afin de réaliser un dossier relatant les nombreuses familles et leurs situations bien concrètes qui sont concernées par cette question et qui pourront appuyer cette demande nationale de changement [Adresse : v_motti@hotmail.com].
Mutualisons nos efforts pour obtenir gain de cause, et merci à ceux qui me soutiennent même s'ils ne sont pas concernés directement.
Peut-être qu'un envoi massif au Ministre de l'Education Nationale serait par la suite judicieux...
N.B. : Note personnelle pour deux amies qui se reconnaîtront : si vous pouviez conserver encore quelques temps mon "carton loose", ça m'arrangerait... Je sais, c'est pas facile... Mais il faut voir le bon côté des choses, ça fait plein d'histoires à raconter... Vous pourriez faire un blog d'ailleurs :) Et puis après, promis, je viens le récupérer et on s'en débarasse ;)