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Cette lettre peut être bien sûr modifiée ou complétée à votre guise. Vous pouvez la faire passer à des amis pour qu'ils l'envoient, ou encore l'envoyer aussi à n'importe quelle personnalité petite ou grande.

A ENVOYER A

info-dgrhb@education.gouv.fr;


La LETTRE

Par ce courrier, je tiens à vous signaler qu’il existe un grave dysfonctionnement dans le système de mutation des professeurs des écoles, mettant des familles en situation de grande détresse,  et j’en prends pour preuve la situation personnelle de Mme Valérie Motti, professeur des écoles.

Maman de deux jeunes enfants, elle s’est vue contrainte afin de récupérer son emploi, de retourner travailler après son congé parental à 900 km de sa famille et de son logement. Cela faisait 8 et 10 ans qu ‘elle et son conjoint demandaient leurs mutations dans leur département d’origine, le 64, et durant le congé maternité de Mme Motti, son conjoint fonctionnaire, a obtenu satisfaction : il est affecté à Hendaye depuis le 1er septembre 2008. Elle est maintenant enseignante SDF dans le Rhône,  et ne peux voir ses enfants que lors des vacances scolaires, ces derniers âgés de 2 et 5 ans vivent avec leur père, obligé de travailler dans un service de nuit pour s’organiser au mieux en journée.  Pour voir et comprendre l’aberration de la situation, je vous invite à consulter son blog : http://mutezmoi.over-blog.org

Je pense que sa situation doit être prise en considération et si elle n’est pas un cas isolé, c’est que système de mutation doit être modifié car :

- Il est trop facile à biaiser : de très jeunes enseignants pacsés l'année même du concours, sans enfant passent ainsi devant des situations comme la sienne (8 ans de demande et 2 jeunes enfants) au bout de 2 ou 3 ans d'ancienneté seulement. Compte tenu de la facilité à se pacser, on comprend bien les dérives.

- Il ne tient pas suffisamment compte des enfants : 15 points seulement !!!  (alors qu’il en faut souvent plus de 500 pour intégrer le département).

- Il ne tient pas compte des distances de séparation : pouvoir rentrer le soir après une heure ou deux de transport, ou bien les WE, ou juste les vacances scolaires sont des situations bien différentes.

- Il ne permet pas de respecter le principe selon lequel, après un congé parental  un fonctionnaire doit pouvoir demander un nouvel emploi au plus proche de son domicile, et que cette demande doit être examinée avec une priorité de mutation (article 60 loi du 11 janvier 1984).

- Il ne tient pas compte de la résidence commune et de l’incapacité financière à pouvoir se reloger lorsque la famille est établie dans un foyer unique.

Autrefois une majoration était possible pour des raisons sociales, maintenant seuls les dossiers médicaux sont étudiés. Dans le département 64 cela fait même plusieurs années qu'aucun dossier d'inéat n'est étudié. Pourquoi l’administration attend-elle que ses agents soient « détruits »  pour commencer à étudier leur cas ? Une jeune maman obligée de laisser ses 2 jeunes enfants, accablée, sera-t-elle une bonne enseignante pour les 30 élèves qui l’attendent chaque jour ?

Je pense que des situations comme la sienne sont aberrantes et méritent une prise en compte un peu plus respectueuse qu’un barème entré dans un ordinateur.

Je demande donc de bien vouloir vous pencher sur ce problème et y trouver une issue plus "humaine" en révisant la grille de calcul pour qu'elle s'adapte aux situations compliquées, ou en permettant une étude des cas particuliers.

Cordialement

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Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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