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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 00:22

Une nouvelle lettre ouverte a été envoyée au Ministre de l'Education Nationale par le Syndicat Nationale des Ecoles,

demandant d'actualiser les règles pour qu'elles soient plus en adéquation avec l'évolution du monde du travail qui demande désormais une mobilité dite "réactive" et une grande flexibilité pour trouver ou garder un emploi.

 

Syndicat National des Ecoles
Confédération Syndicale de l'Education Nationale
Affiliée à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires
Jean-Claude HALTER Paris, le 15 septembre 2010
Président
                                                                                       à Monsieur Luc CHATEL
                                                                                        Ministre de l’Education Nationale,
                                                                                       110, rue de Grenelle
                                                                                        75 007 PARIS
Monsieur le Ministre,
Je souhaite attirer votre attention sur la situation des enseignants du 1er degré désirant suivre leur conjoint victime de mutation.
Le monde du travail demande aux femmes et aux hommes une mobilité dite "réactive" et une grande flexibilité pour trouver ou garder un emploi. Les règles actuelles régissant les permutations et les mutations interdépartementales des enseignants du 1er degré ont peu évolué, laissant des collègues dans des situations parfois dramatiques. Les medias se font d’ailleurs l’écho d’une enseignante de Cayenne qui, depuis 3 ans, n’arrive pas à réintégrer un poste en
Métropole et qui n’a, comme seul recours, que la mise en disponibilité pour garder une vie de famille «normale» ; ce qui met un coup d’arrêt à sa carrière.
Si ce cas est exceptionnel par l’éloignement géographique, bien d’autres mettent tout autant nos collègues en souffrance.
Monsieur le Ministre, nous souhaitons une actualisation des modalités de permutations et de mutation pour les enseignants du 1er degré, plus en adéquation avec l’évolution de notre société.
Nous sommes à votre disposition afin de vous faire part de nos propositions susceptibles d’améliorer le dispositif actuel.
En vous remerciant de l’attention que vous aurez portée à notre requête, je vous prie de croire Monsieur le Ministre, à mon profond attachement à l’Ecole publique et aux valeurs de la République.
                                                                                                                    Jean-Claude HALTER

 

Le lien : http://sne-csen.net/MUTATION-POUR-RAPPROCHEMENT-DE-CONJOINT_a89.html

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  • : Enseignants en galère de mutation...
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  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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