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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:16

Mail envoyé aujourd'hui après je ne sais combien d'appels passés...

 

Monsieur le Recteur de l’Académie de Bordeaux,

Par la présente je sollicite une audience afin de trouver une issue à ma situation qui est aberrante et invivable.

Je sais que ma situation est connue de vos services puisque vous avez reçu déjà plusieurs courriers de différents députés, mais j’en fais un bref rappel tout de même puisque je me sens complètement déconsidérée.

Je suis enseignante depuis le 1er septembre 2000 dans le Rhône où mon conjoint fonctionnaire de Police avait été affecté en 1998. Nous nous sommes pacsés en 2002 et avons deux enfants que nous avons fait naître dans notre région (64), à Bayonne, près de nos deux familles et où nous demandions chaque année notre mutation. Nous savions que cela prendrait du temps, mais c’est un sacrifice connu, accepté, pour exercer chacun un métier que nous avions choisi, dans lequel nous nous efforçons de donner le meilleur. Au bout de 10 ans, mon conjoint a obtenu sa mutation, le 1er septembre 2008 à Hendaye. Avec un enfant de 3 ans et une petite fille de quelques mois, seul le congé parental me semblait envisageable pour ne pas éclater la famille, en attendant ma mutation…

Mais celle-ci ne vient toujours pas… Même après 2 ans, même après avoir fait le sacrifice de reprendre mon activité à 900 km de mes enfants pour « gagner des points », même en ayant demander « large » au permutations informatiques (au moins 40 enseignants avec moins de points que moi ont obtenu des départements que j’avais moi-même demandés), même en ayant cette année encore mon exeat et maintenant en plus une majoration pour raison médicale car en effet cette situation sans échéance m’anéantit. Je vous invite à consulter mon blog (http://mutezmoi.over-blog.org) pour plus de détails sur ma situation, mais aussi pour lire le désespoir chez d’autres familles, ainsi que la pétition qui se met peu à peu en place et la demande d’un changement de système faite par un député à l’Assemblée Nationale et illustrée par mon cas.

Il ne m'est pas possible d'accepter que "les demandes d'inéats ne seront accordées qu'à des enseignants déjà dans l'Académie" quand on est obligé de partir pour plusieurs semaines loin de ses deux jeunes enfants, sans logement, pour pouvoir exercer son métier. J’envisageais de venir dormir cette nuit devant le rectorat, et les suivantes aussi, mendiant un poste pour l’an prochain… Cette demande écrite m’apaisera peut être pour ce soir et repoussera peut être mon départ…

Ce système est injuste et inhumain, une solution doit être trouvée, et je souhaite donc vous rencontrer au plus vite à ces fins. Veuillez agréer, Monsieur le Recteur d’Académie, mes respectueuses salutations.

 

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Published by valérie - dans au quotidien
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commentaires

Pilou 15/06/2013 23:58

Pourquoi ne pas intégrer une école privée de confession catholique par exemple

mton 19/06/2013 19:36

Il n'est malheureusement pas possible de le faire car les écoles privées sont des écoles sous contrat avec l'Etat et on ne peut pas avoir le même employeur. Pour intégrer une école privée, il faudrait pour cela passer le concours en ayant démissionner de l'Education Nationale.

Sarrete 30/06/2010 14:17


Bonjour,
A ce jour, je n'ai toujours rien non plus (j'ai écris mon histoire sur ton blog). Et on me dit que ce sera long... je n'en peux plus non plus..

Bon courage.


Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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