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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 01:03

 Lors de la CAPD du 30 juin dans les Landes, traitant en autres des inéats, les syndicats se sont indignés face à une administration bafouant toutes les règles : création de critères injustes (critère n°1 personnels conjoints de cadres supérieurs de la fonction publique, critère n°2 personnels conjoints de fonctionnaires soumis à mobilité, critère n°3 personnel conjoints de personnes travaillant dans le privé soumis à mobilité et enfin critère n°4 rapprochement de conjoints « classique », et à l'intérieur des ces critères un souhait d'intégrer sans aucune logique une liste de personnes définie par avance par l'Inspecteur.

 

A l'issue de cette commission, rien n'est finalement ressorti, l'administration faisant le choix de repousser au 6 septembre les intégrations.

 

Le SNUDI-FO propose alors un recours commun, afin de dénoncer ces agissements inconcevables de la part de l'administration. Dans ce recours le SNUDI évoque l'intégration en février de deux membres du collectif. Il s'en sert pour rappeler les actions désespérées de certains agents luttant pour dénoncer les absurdités des permutations. Le SNUDI pointe ainsi l'urgence de certaines situations et montre par là-même une administration prenant des décisions de façon unilatérale bafouant une première fois les instances paritaires.

Sur le fond, le SNUIpp 40 et le SE-UNSA s'unissent à ce recours.

Hélas, c'était sans compter sur les hautes valeurs syndicalistes du syndicat majoritaire ! (C'est son représentant qui le dit). Celui-ci dans une lettre adressée au secrétaire du SNUDI-FO refuse d'écrire le passage sur les « Mutez-nous » en les taxant « d'individualistes » allant même jusqu'à remettre en question les valeurs syndicales du SNUDI. Pour eux, le fait de se servir de cas isolés et de les défendre ne fait pas partie du syndicalisme.

 

Alors aujourd'hui devant tant de mépris de la part de ces collègues, il faut peut-être se poser les bonnes questions :

-        L'administration se serait-elle soucié des situations désespérées de certains agents sans les actions menées au rectorat ?

-        Les syndicats se seraient-ils remis en question sur le calcul des barèmes aux permutations d'eux-mêmes ?

-        Le collectif se serait-il créé si des personnes avaient reçu l'écoute et l'empathie nécessaire dans leur situation difficile de la part de leur syndicat ?

-        Est-ce individualiste de se battre pour des critères équitables et transparents, applicables à tous ?

 

Sûrement le SNUipp 40 est amer et jaloux du bruit que les «Mutez-nous » provoque. Il serait temps qu'ils comprennent que leur incompétence et/ou leur indifférence est à l'origine du collectif.

Dommage! Ils se trompent de combat. Il est sûrement plus facile de s'attaquer à des collègues ou à des syndicats concurrents qu'à une administration qui pratique le Fait du Prince.

 

Ce qui est sûr, c'est que ces querelles font le jeu de l'Administration qui de gré ou de force intègrera ces huit personnes sorties du chapeau !

 

Le SNUDI-FO l'a compris et lutte pour que ces aberrations des mutations cesse.

Nous luttons aussi.

 

 

                                                                                                                 Quitterie

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Published by mutez nous
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commentaires

Karine 14/07/2011 12:18


Ca va bien maintenant, nous savons que les passes-droits sont légion pour les femmes ayant un mari bien placé (prouvé et vérifié), ne nous trompons pas de cible. Les mutez nous attendent bien leur
tour, la preuve nous ne sommes pas mutées encore et attendons depuis des années avec nos gosses, nos maris, nos vie en stand by. La femme d'un proviseur, d'un IA ou d'un préfet n'attend pas elle.
Le Snuipp devrait s'attaquer aux vrais problèmes, je pense. Les pistonnées ne sont pas les Mutez Nous. Quand on impose sa femme au mouvement, on n'a rien à dire sur le combat juste des Mutez nous !
Et nous on en a aussi ras le bol de tout ça, nous sommes donc bien d'accord avec le syndicat majoritaire !


Isabelle Chevalier 14/07/2011 10:12


Très bien dit, rien ne manque, malheureusement!


Marina 14/07/2011 06:36


Quand l'administration votera la loi permettant un recrutement par les établissements de leur personnel, il sera trop tard. Je pense qu'on fait dire et constater à tous que ce système ne marche
plus (alors qu'il faut seulement ajuster de façon équitable les paramètres) afin d'en imposer un autre qui remettra en cause, de façon définitive, nos statuts.
Le système des mutations dans le premier degré peut marcher si on veut s'en donner les moyens !


Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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