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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:49

 

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Compte-rendu de l'audience du 3 avril au Rectorat de Bordeaux

 

Présents :

  • M. Lacombe, DASEN des Landes

  • M. Couturaud, DASEN des P.A.

  • Célia Gonzales pour SNUIPP33

  • Marc Labeyrie pour SNUDI FO

  • 5 MN : Patricia Faure, Amélie Kessler, Maud Ransinangue, Béatrice Agutte (et Chloé) et Marie Boutroy.

 

11h30 : Accueil cordial et chaleureux avec serrage de mains puis tour de table de présentation. Nous demandons pourquoi M. Legrand, DASEN de Gironde n'est pas là et l on nous répond que désormais les DASEN travaillent tous ensemble pour le Rectorat, ils ont une mission académique et ont souvent des réunions donc peu importe (il se trouvait ce jour-là à Blaye avec le Recteur).

 

Nous faisons le bilan catastrophique des permut informatisées.

Chaque DASEN prend la parole afin de faire le point sur son département :

  • Pour les Landes, il y a eu 5 intégrations (2 permut et 3 ineats)

  • Pour le 64, M. Couturaud perd des élèves (176 cette années) , n a pas de création de poste et se bat contre les fermetures, le taux d encadrement est de 1 PE pour 22 élèves ce qui est plutôt bien. Mais du coup, il est compliqué d’intégrer. Il indique qu il y a une forte pression sociale concernant le Basque et l'Occitan, il parle de 253 élèves bilingues de plus pour l année prochaine, alors pour ne pas que ces élèves partent dans le privé, l effort doit être fait dans le public ! Et il a besoin d'enseignants spécialisés pour ne pas fermer des classes.

    Il nous explique aussi que dans son département se trouvent 2 centres de formation donc on y positionne des gens, d'où le recrutement....2 concours cette année c'est compliqué pour tout le monde du coup.

    Nous l'interrogeons sur le passe-droit et là il nous répond : « Vous voulez parler de la femme de l'IEN qui est arrivé de Guadeloupe, vous ne pouvez pas parler ainsi vous n'avez pas toutes les cartes en mains, elle ne pouvait pas rester là-bas » !!! Gloups et nous ???, il évoque alors l obligation de mobilité des hauts fonctionnaires de l EN, nous rétorquons alors que pour certaines nous sommes soumises à la mobilité de nos maris militaires, mais il évoque 2 ministères différents dans ce cas...puis semble se rétracter et prendre conscience de la situation ubuesque.

    Nous pointons les langues régionales aux ineats et demandons à ce qu'il soit proposé aux PE en attente de mut, une formation langues regio et une habilitation pour être intégré mais cela semble compliqué à mettre en place, ça coûte cher, il y a des problème de statut mais il le note, c'est à reflechir !

    Nous pointons le fait que les PA bloquent tout par système d’entonnoir et il en est conscient, c'est un département dont les gens ne veulent pas en sortir, « le rêve d'une vie » selon lui, nous rebondissons alors avec le rapprochement de conjoint et non la convenance perso.... !!!! Il nous explique que c'est le ministère qui fait le calibrage des permut et qu il y a aussi une surdotation donc c'est complètement bloqué pour les mouvements (le MEN a calibré 14 départs pour 18 entrées, s'il n avait eu que 10 entrées, il aurait eu une petite marge de manœuvre pour intégrer par ineat)...Nous parlons des audiences au MEN et ils nous disent que c'est très bien que l on soient reçus par M. Lejeune car il n'y a que là haut qu ils peuvent débloquer notre situation.

 

Nous évoquons les disparités entre les permut info et les ineats et le fait que les départements limitrophes soient pris en convenace perso (ex d'Amelie qui habite dans le 40 mais dont le mari bosse dans le 33, elle est limitrophe de ces 2 departements)....Ils prennent note de cela.

 

Nous leur demandons que, par respect des personnels, la réponse du refus d'ineat soit faite systématiquement par courrier!!! (perso, nous sommes en avril et je n ai encore reçu aucun courrier!)

Nous évoquons le cas de Maria (qui a obtenu son ineat pour le 47 mais a eu un refus d exeat), et oui ils ont conscience que c est inadmissible. M. Couturaud nous raconte un soir où il a négocié de 21h à 00h avec un DASEN pour « libérer » un collègue, oui nous sommes d'accord sur le terme « libérer », nous sommes pour certains pris en otage), ils notent ce point important aussi.

 

Marc Labeyrie prend la parole, rappelle que les syndicats demandent 350 postes, que la modification des départs à la retraite nous bloque, ainsi que la très forte hausse de demande de RQTH (reconnaiss handicap) sans uniformité nationale, il évoque les conjoints de militaires qui sont soumis à mobilité (avant cela se faisait d'office avec la loi de Roustan et fluidifiait peut être les mouvements?!). Enfin, le cas de Gladys est évoqué (elle a déjà sauté un tour de mut avec une remut de son mari)et il demande la conservation du temps de séparation même s il y a un changement de département entre temps, il faut qu il y ait un suivi pour les conjoints qui sont soumis à une obligation de muter tous les 3/4 ans...Cela ne vaut pas que pour les mili, il faut juste qu il y ait conservation du temps de séparation et ne pas repartir à zéro du nombre de demandes d'ineat  lorsqu il y a obligation de muter pour le conjoint.

 

Bon, très vite, M. Couturaud évoque le besoin de mettre en place un groupe de travail avec les 5 DASEN de l'académie, il prend son agenda et nous donne d'office RDV le 25 avril à 8h30 (Gladys et moi y seront), afin de faire le point sur leur groupe de travail de la semaine prochaine et le bilan de l'audience au MEN. Ce groupe de travail a pour but de tenter d'uniformiser les critères des ineats et de réfléchir afin que l on nous trouve des solutions. Nous évoquons la perte de confiance en nous professionnellement après ces longues périodes d inactivité et, de sa propre initiative, M. Couturaud note l importance d'un travail d'accompagnement de ces personnel lors d'un retour sur le terrain, il semble bienveillant et dit que c'est à eux de prendre cela en charge.

 

Voilà, pour résumer, ils sont plein de bonne volonté mais n'ont pas les moyens....Pour l instant, peu d'espoir d'ineat, la situation semble bien bloquée cette année avec le double concours mais cela devrait se débloquer après....(sauf que nous, nous ne pouvons plus attendre!!!!), nous attendons beaucoup de leur groupe de travail....en tout cas, nous avons été écoutés, entendus et une réflexion sera fait.

 

La suite.....aux prochains épisodes....le 19 avril au MEN et le 25 avril pour l Aquitaine

 

 

 

 

 

Marie Boutroy (33)

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Published by Le Collectif MUTEZ NOUS
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commentaires

Marie Boutroy 15/04/2013 11:23

Je suis désolée pour les quelques erreurs !!!! Une seule relecture n a pas suffit, je suis allée trop vite.....Mea Culpa :-)

Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
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  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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