Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:33

Comme les filles de la Creuse, je suis coincée dans un département prison, l'Eure et Loir. Je ne l'ai pas demandé, j'y ai été affectée dès l'obtention du concours passé en région Centre à la suite d'une reconversion.
J'y suis allée, heureuse d'avoir obtenu le concours tant rêvé. J'y ai vécu plusieurs années.
Mon conjoint a demandé sa mutation pour plein de raisons très personnelles. Il est parti en août 2009 en Indre et Loire.
Depuis, je n'ai que peu de chance de sortir du 28. Pourquoi ? Parce que ce département retient les personnels.
Si j'avais été affectée dans l'Indre et Loire, je serais allée où je voulais (à peu près).

L'an dernier, 21 personnes ont été affectées dans le 37 avec un barème inférieur au mien. La même chose s'est produite l'année d'avant.

Ce qu'il faut savoir, c'est que selon le département où nous sommes affectés, où nous sommes allés travailler, nous n'avons pas les mêmes droits à la mutation. C'est cela qui nous révolte.

Le 12 mars, il y aura les résultats des permutations informatiques. Nous savons déjà qu'en Creuse, en Eure et Loire, dans l'Oise, dans la Seine Saint Denis et d'autres, nous ne bougerons pas.
Nous savons que ceux qui ont la chance d'être, par exemple, dans le Bordelais, peuvent avoir le département où nous habitons avec 22 points.

Nous sommes révoltés. Nous avons alerté tous les acteurs de l'Education nationale avec les Mutez Nous, et aussi chacune dans nos régions. Nous avons fait des sit-in devant les rectorats, été reçus par les recteurs, les IA, mais malgré cela rien ne bouge, on nous écoute, on ne nous entend pas.

Aujourd'hui, nous attendons une mutation pour travailler un peu plus près de chez nous. Pour ne pas être épuisés par ces heures de route que nous faisons depuis des années.
Pour s'occuper mieux de nos élèves. Pour faire ce travail que nous aimons le mieux possible.

Que faire? Le 12 mars, nous serons à nouveau méprisés par l'administration. Les suppressions de postes ne permettent plus autant de mutation depuis 2007. Des centaines de rapprochement sont toujours en  attente. Les passes-droits sont légions, nous l'avons constaté (les femmes de.. mutent bien facilement elles). Nous continuerons à dénoncer le système pourri des mutations des professeurs des écoles.
Si on ne nous entend pas, nous nous ferons entendre pour dénoncer, non seulement nos conditions de travail, mais aussi, la difficulté grandissante de notre métier, le nombre d'élèves croissant, les difficultés sociales croissantes, les postes de rased supprimés, si utiles pourtant. Nous sommes passionnées, et cela nous sauve.
Karine

Partager cet article

Repost 0
Published by mutez nous
commenter cet article

commentaires

sofi 14/03/2012 12:26

Coucou,
As tu obtenu une reponse favorable?
moi non, jai des idées d'actions. dis moi
sofi

Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

Recherche

Archives