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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 21:13

Les ineats/exeats (mutations 2ème phase)  approchant, nous sentons monter le refus prévisible de mutation, encore et toujours. Les choses restent ce qu'elles sont, le système n'évolue pas, il fonctionne tellement bien.

 

Le collectif essaie d'organiser des rassemblements devant les rectorats, pour qu'au moins, on nous entende, même si aucun espoir n'est permis sur la prise en compte de nos situations.

 

Que doit-on faire ?

Bien sûr, nous sommes fonctionnaires de l'Education Nationale, et nous avons cette sécurité de l'emploi qui fait rêver (à juste titre) beaucoup de personnes en difficulté. Mais nous avons passé un concours difficile (enfin moi il m'a semblé difficile) qui a nécessité beaucoup d'efforts. Bon nombres d'entre nous, ont d'ailleurs travaillé ailleurs, avant d'être maîtresse d'école ou maître d'école.

Nous ne sommes pas complètement aveuglés par la situation : oui, nous sommes fonctionnaires d'état, mais devons nous manger notre pain noir (à nouveau pour la plupart) parce que l'administration refuse tout compromis pour que nous puissions, juste, changer de département pour nous rapprocher de nos conjoints, notre famille, notre région d'origine ou autre raison légitime ?

 

Nous restons coincées pour la plupart dans des départements qui ne nous lâcheront pas.

Je prends toujours l'exemple de cette personne l'an dernier, qui venait d'un département excédentaire (allez le finistère, les côtes d'Armor, la Haute Garonne, par exemple)  et qui a eu mon département sans aucune priorité et peu d'ancienneté.

Quelle chance de venir d'un département excédentaire... Où est le mérite ? Il n'y en a aucun, la chance, c'est tout.

Si tu viens de Gironde*, de Haute Garonne* ou de l'Hérault*, tu mutes où tu veux, si tu viens de Guyane, de la Creuse, de région parisienne ou de l'Oise ou de l'Eure et Loir, tu restes, et tu bosses en serrant les dents pendant des années ou tu te mets en disponibilité (sans aucun revenu), retenue dans ce département, alors que d'autres bougent sans se poser de questions. D'ailleurs la plupart des collègues ne connaissent pas nos difficultés, bizarrement.

 

Voilà quelle est la situation. Injuste, incompréhensible.

 

Au mois de juin, le collectif se fera entendre à nouveau, certaines parlent de grève de la faim. je n'y crois pas, je pense qu'on  nous laisserait mourir de faim. Par contre, des actions plus visibles sont possibles...

La grande administration est devenue totalement inhumaine (les différents interlocuteurs lui appartenant auquels j'ai eu affaire ne l'ont pas caché).

Nous essaierons quand même de nous faire entendre.

 

Nous alertons d'abord le nouveau Ministre, Monsieur Vincent Peillon, en espérant une écoute, plutôt que des courriers "bateaux", comme ceux que nous recevons depuis des années.

Je publierai la lettre au ministre prochainement.

 

Bon courage à tous pour ce nouveau mois de juin déprimant à souhait. Nous vous tiendrons au courant de nos actions.

 

Karine

 

* Je précise pour celles et ceux qui ne peuvent sortir de Gironde par exemple (Elodie se reconnaitra), que ce que je veux dire par "je vais où je veux" pour certains départements, c'est qu'on obtient de façon sûre un exeat. Je sais bien que pour aller dans le 64 par exemple, un exeat ne suffit pas.

Mais je tiens à préciser que dans les départements déficitaires, ou tout du moins en Eure et Loir, nous n'avons jamais le droit même d'avoir la possibilité de sortir. Nous n'avons JAMAIS eu d'exeat. ce n'est pas le cas dans tous les départements déficitaires (même la Guyane et le Loiret donne des exeats !). Mais autant dire que dans le 28, nous sommes vernies...Et comme notre ineat est conditionné à un exeat, on a vraiment toutes nos chances.

 

Mais comme on nous le répète on est tous traités PAREIL.

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Published by Le Collectif MUTEZ NOUS
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commentaires

Karine 21/05/2012 13:46

Oui, Valérie, j'espère cesser ce cirque pour me consacrer à autre chose de plus utile dans ma vie. Ca me parait toujours aussi ridicule de se battre pour ça. Mais si on ne fait rien, ça restera en
l'état. on a eu le mérite de "réveiller" un peu les choses...

valérie 20/05/2012 21:48

Bravo pour l'énergie que tu mets à nouveau dans ce collectif, dans le souci de mobilisation autour de la demande d'un système plus équitable. Pas facile quand on prend de face le dédain de
l'administration, et quand on voit que c'est le "chacun pour soi" qui prédomine... Mais j'espère quand même que tu refileras tout ça à d'autres d'ici quelques mois!

Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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