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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:25

Toujours aussi déterminées, les Mutez-Nous bretonnes ont été reçues au rectorat de l'académie de Rennes le 12/12/2012. L'administration n'a que peu de solutions à proposer pour faire évoluer les situations dramatiques que subissent les professeurs des écoles en attente de mutation depuis trop longtemps... alors que des problèmes de remplacements ont lieu très tôt dans l'année !!!

Les détails de cette audience ci-dessous !!!

 

Mercredi 12 décembre 2012, 8 représentantes du collectif « Mutez Nous » accompagnées par un délégué syndical de syndicat SNUDI FO  35 ont été reçues en audience au rectorat de RENNES.

Du rectorat, ont entendu nos doléances, Mr VAULEON, Directeur des Ressources Humaines, et Mme JOHANNEL, conseillère du Recteur en formation des personnels d'encadrement.

La séance a débuté par un tour de table au cours duquel chacun d’entre nous a exposé sa situation personnelle. Mr VAULEON nous a par ailleurs tout de suite informé qu’il connaissait bien mieux le second degré…

 

Mr VAULEON a remarqué qu'il y avait une forte concentration de « Mutez-nous » demandant le Finistère, département difficile à obtenir. Il nous suggère d’entrer en Bretagne par l’Ille et Vilaine, département qui connait plus de mouvement des personnels. A cela, nous objectons qu’habitant le Finistère, nous ne pouvons bénéficier des points qui ne sont valables qu’en limitrophe. Cette solution ne peut de toute façon nous satisfaire puisqu’elle consiste à continuer à vivre séparés de nos familles… Cela ne résout pas non plus le problème des collègues qui sont « prisonnières » de leur département, puisque, bien qu’ayant le barème suffisant pour certaines, elles ne peuvent quitter leur département d’origine (le Loiret est particulièrement représenté). A cela, le DRH nous a clairement répondu qu’il fallait voir auprès des académies déficitaires concernées…

 

Mr VAULEON nous a déclaré que le nombre de postes mis au mouvement dépendait d'un arbitrage entre le Ministère, l'Académie puis enfin le département.

 

Le premier point abordé concerne l'attribution des postes, en début d'année scolaire 2012, aux personnes de la  liste complémentaire du concours (60 pour la Bretagne).

Mr VAULEON  dit que les recrutements qui ont eu lieu ne sont qu'un « coup isolé » qui ne se reproduira pas… Nous nous interrogeons donc sur le sens de ce mot « coup »… coup médiatique certainement avec l’annonce de la création de 1000 postes sur toute la France !

Nous abordons ensuite la question des recrutements massifs à venir. Mr VAULEON nous répond que cela dépendra de la situation académique, qui depuis 2 ou 3 ans est en surnombre, ainsi que des questions budgétaires. Rennes est une académie attractive qui ne peine pas à recruter. Comme cela a été le cas l’an passé, les entrées dépendront des sorties. En 2012, il y a eu 92 entrées.

Pour 2013, Mr VAULEON affirme qu'il y aura un équilibre entre le nombre d'entrées et de sorties. Comme le budget reste identique, la rentrée 2013 se fera dans les mêmes conditions que la rentrée 2012. Une note positive tout de même, les surnombres seront moins importants puisqu’ils passeraient de 150 à 60 pour la prochaine rentrée.

Mr VAULEON nous fait remarquer que le Ministère a déjà fait un effort  en prenant davantage en compte le rapprochement de conjoints, puisque les barèmes sont plus favorables à ces demandes. Ce à quoi nous rétorquons que si tous les barèmes augmentent, cela ne changera probablement pas grand-chose…

Les postes concernant les départs en retraite seront comblés par l'apport du recrutement puis par l'apport du mouvement interdépartemental. Face à notre accablement, Mr VAULEON modère ses propos en disant qu’il y aura tout de même plus d’entrées que de sorties. Nous n’obtenons pas de chiffre concernant cette répartition. Nous mettons en avant le fait que nous sommes expérimentées, que l’Education Nationale a financé notre formation et que nous ne pouvons comprendre que le recrutement passe avant nos mutations, dans le cadre du rapprochement de conjoints, mais nous n’obtiendrons pas d’autre réponse :

Dans l'Académie, il y aura 210 postes au concours et le mouvement devra équilibrer les vacances.

Le représentant du syndicat intervient en disant qu'il y a eu des problèmes de remplacement très tôt dans l'année. Par conséquent, l'hiver venant ne peut-il pas y avoir des demandes d'autorisation de recrutement par inéat. Mr VAULEON dit qu'il n'y a pas d'échanges entre départements et que dans l'Académie de Rennes il n'y a pas d'intégration en cours d'année.

La question est donc l'autorisation de recrutement.

Le délégué syndical met avant le fait que le problème n'est que budgétaire et découle des suppressions de postes de ces dernières années.

Mr VAULEON répond que cette marge de manœuvre peut exister quand nous l’informons que cela existe dans d’autres départements.

 

Le problème des inéat-exéat est soulevé. Nous souhaitons des critères lisibles et identiques dans les départements bretons ; nous souhaiterions les connaître surtout !

La réponse est que dans le département d'Ille et Vilaine tout est transparent, ce que confirme le délégué syndical.

Nous maintenons que dans d'autres départements (Finistère et Morbihan) nous n'avons pas d’informations sur l’attribution des ineat, ne connaissons pas notre classement. Nous demandons une harmonisation des critères et plus de cohérence dans l’Académie. Mr VAULEON nous renvoie devant nos IA respectives…

Il poursuit en déclarant que nous devons être devant nos élèves et que nous sommes pris en compte puisque la disponibilité existe. Il y aurait, selon lui, 20 à 25 % des profs qui ne prennent pas leur poste (en région parisienne surtout et dans le second degré particulièrement…) donc il y a un problème de répartition des ressources sur le territoire. C'est le Ministère qui décide du volume d'apport dans les Académies et privilégie le recrutement par le concours. A cela s’ajoute la faculté des bretons à passer le concours dans d'autres départements…

 

Nous abordons alors le problème de la disponibilité... qui rend difficile notre recherche d’emploi. Nous échangeons sur la quasi interdiction qui nous est faite de travailler pour l’Education Nationale. A cela il nous est rétorqué que cette situation de mise en disponibilité a été créée pour nous protéger... En conclusion,  Mr VAULEON entend que le droit en la matière peut évoluer…

 

Nous quittons la séance en déclarant que nous souhaiterions une nouvelle rencontre après les permutations informatisées.

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Published by Le Collectif MUTEZ NOUS
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L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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