Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 19:08

Mutations inter-départementales 2011 :

 

baisse significative du nombre de collègues mutés,

 

le droit à mutation est remis en cause

 

6837 mutations en 2007, 6400 en 2008, 5812 en 2009,6268 en 2010 et seulement 4993 en 2011, soit une diminution de 27% en 5 ans !

 

Pour les mutations inter-départementales 2011, 29,20% de collègues obtiennent satisfaction sur les 17104 enseignants concernés, ce qui représente un taux de satisfaction très faible par rapport au nombre de participants qui lui est en augmentation par rapport à l’année dernière (16000 participants en 2010).

 

Pour les mutations au titre du rapprochement de conjoints, 53,20% des collègues obtiennent satisfaction contre 65,30% en 2010.

 

Cette remise en cause du droit à mutation est directement liée à la RGPP avec les milliers de postes supprimés chaque année dans l’'objectif de respecter « la réduction des déficits publics ». Dans le cadre de la note de service du 20/10/2010 qui s’inscrit dans la continuité des mesures et préconisations ministérielles contenues dans des notes de service précédentes de 2008 et 2009, les mutations inter-départementales sont utilisées en fonction des besoins de l'’administration qui prédominent sur les vœoeux des collègues. Ces dispositions limitent dans les faits les possibilités de mutation.

 

De ce fait, des milliers de PE se trouvent contraints de se mettre en disponibilité ou en congé parental sans traitement pour rejoindre leur conjoint et leur famille.

 

Ces personnels sont placés dans des situations inacceptables : des collègues séparées de leurs conjoints pour raison professionnelle, plongées dans le plus grand désarroi et obligées de choisir entre être séparées de leur famille (conjoint et enfants) pour travailler à des centaines de kms de leur domicile ou se mettre en disponibilité (pour certaines de deux ou trois ans) sans espoir d'’obtenir leur mutation dans les années à venir.

 

Le 13 décembre 2010, le SNUDI-FO avait fait valoir auprès du ministre le droit des enseignants fonctionnaire d'’Etat à mutation et en particulier le droit au rapprochement de conjoints. Il avait déposé à cette occasion les 53 premiers dossiers recensés.

 

Le SNUDI-FO s'’adresse à nouveau au ministère sur les situations de rapprochements de conjoints non résolues et les demandes au titre du handicap qui restent non satisfaites et qui relèvent des priorités légales.

 

Le SNUDI-FO rappelle que le droit à mutation inter-départementale est un droit statutaire inscrit dans le statut de la Fonction Publique d’'Etat. En aucun cas il ne peut être remplacé par une quelconque mobilité interministérielle au service de la gestion des ressource humaines comme certains le revendiquent.

 

Le SNUDI-FO constate que dans de nombreux départements, les enseignants absents ne sont pas remplacés et que de nombreux postes sont vacants.

 

Le SNUDI-FO reste vigilant et continuera à intervenir auprès du ministère pour que chaque collègue en attente de mutation obtienne satisfaction. Dans l’immédiat, le SNUDI-FO exige que tout soit fait pour favoriser les exeat-ineat du mois de juin. Les enseignants candidats à une mutation doivent pouvoir intégrer le département sollicité.

 

Le droit à mutation doit enfin être respecté.

 

Syndicalement et bien cordialement

 

Marc GUYON, secrétaire départemental du SNUDI-FO LANDES

Site départemental: http://40.fo-snudi.fr

 

Partager cet article

Repost 0
Published by mutez nous
commenter cet article

commentaires

Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

Recherche

Archives