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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 11:42
Il faut que j'explique un peu quand même ...
Alors voilà, j'ai une lettre toute faite que je mets dans les petites bouteilles que j'envoie à la mer. Vous pouvez la copier et la coller dans la boîte de qui vous voulez... Pour ceux qui me disent "et lui t'as essayé", allez-y s'il vous plait, aidez moi,envoyez-la!!!!

Valérie Motti

v_motti@hotmail.com

64600 Anglet
06.14.63.57.41

Je suis professeur des écoles rattachée au département du Rhône depuis septembre 2000. Durant huit années consécutives, j’ai participé au mouvement interacadémique (informatique et inéat/exéat) afin d’entrer dans le département des Pyrénées atlantiques, sans jamais obtenir satisfaction.

Mon conjoint, fonctionnaire de police, affecté pour son travail à Lyon, avec qui je suis pacsée depuis août 2002, et pour qui je me suis exilée dans le Rhône, a obtenu sa mutation à Hendaye au 1er septembre 2008. Afin de pouvoir le suivre et continuer à vivre en famille avec nos deux enfants Iban, 5ans et Lisa 2 ans, je me suis mise en congé parental, dans l’attente de ma mutation. Nous avons acheté un appartement à Anglet (en revendant celui de Lyon et en conservant notre crédit), et nous nous y sommes installés, heureux d’être à nouveau dans notre région d’origine auprès de nos familles respectives.

Mais les barèmes des mouvements de l’Education Nationale, et le nombre très important de demandes pour entrer dans le département, font que je ne pourrai jamais obtenir ma mutation même en attendant ainsi 10 ans. En effet, un jeune enseignant, travaillant dans un autre département que celui de son conjoint a bien plus de points que moi, même avec juste deux ans d’ancienneté et sans enfant. Une année de séparation vaut 4 enfants ! Ce n’est peut être pas le cas général, mais en considérant la facilité avec laquelle on peut se pacser, on imagine assez bien les dérives… Je me suis donc vue contrainte, afin d’obtenir des « points de séparation » et pouvoir reprendre mon activité un jour dans l’enseignement public auquel je crois, de reprendre un mi-temps annualisé dans la région Lyonnaise. Le 28 janvier je serai donc à Collonge au mont d’or, à 900 km de mes deux enfants et de mon conjoint, ne pouvant les rejoindre que durant les vacances scolaires, et dans l’impossibilité financière de prendre un logement. Avec un salaire à mi temps, je ne peux pas payer mon crédit, un loyer supplémentaire, tous les frais pour la garde de mes deux enfants, les trajets Anglet-Lyon…Et tout cela, sans aucune échéance définie, car bien sûr, rien ne m’assure non plus d’obtenir satisfaction au bout d’une seule année. Mais comme une responsable du personnel de l’Education m’a conseillée, « y’a la web-cam ! ».

J’ai bien évidemment, cette année encore, participé aux permutations informatisées pour la rentrée 2010. Mais mon barème semble encore bien maigre. Cette situation me paraît complètement aberrante, elle sera très certainement traumatisante pour mes enfants et même pour toute la famille. Elle est pourtant la seule solution pour que je puisse retrouver ma fonction, la seule issue que permet d’envisager le « système de mutation actuel ». Combien de temps l’administration me laissera dans cette situation ? A quel extrême faut-il arriver pour être prise en considération ?

Mme Valérie Motti

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Published by valérie - dans au quotidien
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commentaires

Marlène 27/08/2010 15:47


Malheureusement c'est le lot de beaucoup de prof des écoles qui veulent une mutation. J'exerce en Seine-Saint-Denis et il va me falloir un minimum de deux ans de séparation de conjoint, avec
enfant, pour rejoindre mon chéri le jour où il partira en Savoie. A quand un traitement plus humain.


salva morgane 29/01/2010 18:13


Courage Valérie !!!!!!


Qui Sommes Nous ?

  • : Enseignants en galère de mutation...
  • Enseignants en galère de mutation...
  • : Des professeurs des écoles en attente de mutation qui dénoncent le système injuste de mutation. NOUS REJOINDRE OU NOUS CONTACTER : collectifmuteznous@gmail.com
  • Contact

L'injustice du système

  Le système de mutation des enseignants du premier degré (qui a évolué en 2007/2008) présente des dysfonctionnements :

* Ce système ne respecte pas l’article 60 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 modifiée relative aux statuts de la fonction publique d’état qui donne la priorité :

* Aux fonctionnaires séparés de leurs conjoints

* Aux situations relevant du handicap

* Aux fonctionnaires exerçant dans les quartiers urbains sensibles

 

* Ce système crée des inégalités de traitement selon les départements. En effet certains départements déficitaires-prison refusent de laisser sortir des professeurs en attente de mutation (avec d’énormes barèmes) alors que les départements excédentaires mutent aisément leurs enseignants. Ainsi des collègues de départements excédentaires peuvent obtenir un département avec moins de points au barème qu’un collègue demandant sa mutation en provenance d’un département déficitaire : l'argument du barème national qui est le premier qu'on nous oppose n'est donc pas respecté.

 

* Ce système ne nous permet pas de nous projeter dans l’avenir car le calibrage des postes fluctue chaque année. Nos choix ne peuvent se faire en toute connaissance de cause. Comme si nos vies se jouaient sur un coup de dés. Il n’y a aucune échéance.

 

* La suppression massive de postes dans l’Éducation Nationale, dont nous sommes les victimes collatérales, accentue les dysfonctionnements du système de mutation.

 

* Le recrutement local réduit nos chances de mutation : des stagiaires sont affectés sur des postes dans les départements où nous vivons alors que nous attendons depuis des années et que nos mutations nous sont refusées.

 

Les situations causées par la non-obtention de la mutation, sont insupportables. En effet pour la plupart d'entre nous, cela fait plusieurs années que nous demandons une mutation pour rapprochement de conjoint sans avoir de transparence sur

la possibilité d'une mutation dans les années à venir. Notre vie privée est ainsi mise en attente avec impossibilité de se projeter dans l'avenir.

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